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D Gr pas seulement vu et entendu | ; 2 | Seigreut mais qu’il les a: encore écrits: en ae ordre’. » La thèse, de l’auteur du canon est res que le quatrième évangile ne saurait être écarté. En effet, il est l’œuvre d’un témoin direct, il repose sur l'autorité de tous les apôtres associés © Let enfin ileest inspiré par le même esprit que lès . synoptiques et ne peut être en, “contradiction, AVOC EUR. 6 4 OT Ti | 1
La théorie exposée dans le canon de Muratori ne, devait cependant pas l'emporter. Elle disparut pour laisser place à une autre affirmation qui apparaît à la même époque ou un peu plus tôt : c’est celle de la composition du quatrième évangile après les synoptiques et. pour se comel pléter.? È
On la rencontre d'sbord pre Clément d'Alexandrie (EUSÈSE, H. pin VI, 14,7) comme . une tradition venant des presbytres. D'après Clément, Jean aurait écrit le dernier des évangélistes et à la demande de son entourage. ; Voyant que les premiers narrateurs avaient raconté les choses matérielles et extérieures (à
LA
Vas
LE
1. On ne peut tenir pour historique la notice du canon. Zaux (Eïinl., II, p. 450) pense qu’elle vient des Actes de Leucius. LIGHTFOOT (Contemp. Rev., 26, p. 837 s., cité par Cors- | . SEN,Z.N.T.W., 11, 1901, p. 203, n. 1); croit pouvoir en refenir un noyau 1ttque,
ent conduit par uel (rrevparrèv
pas ne ‘ k Mes y'aiici deux idées différentes qui, l’une Gt: «+ l’autre, servent à ‘combattre la thèse d’une diver- - + gene entre les Gone et le Se Fe
d’une part par je fait que Jean sous- éftendié ce . . que contiennent les autres récits et d’autre part ; par le point dé vue différent, intérieur et non plus extérieur, auquel il s’est placé pour com-. poser son œuvre.
Bien qu il rapporte a. opinion de Clément, | et sans que, pour cela, il méconnaisse la valeur à de la tradition sur laquelle’ elle repose, Eusèbe (4. E., III, 4), pour son compte, présente les choses d’une manière un peu différente. « Au moment où Mare et Luc, après Matthieu, eurent | composé leurs ‘évangiles, Jean qui, jusque- là, Re dit- -on, n’avait prêché qu’oralement, reçut leurs 3 œuvres, il les approuva, témoignant quece qu'ils avaient écrit était la vérité, mais il constata que | leurs récits ne contenaient pas ce que Jésus avait fait au commencement de son ministère avant sé ‘emprisonnement de Jean-Baptiste. Sollicité, dit-on, de compléter leur œuvre, Jean raconta dans son évangile la période passée sous silence par les précédents évangélistes. Il ne reprodui-
s. ‘qu Dalle De déà été RE par Matthieu t par Luc et commença par sa divinité. L'Esprit ports des évangiles, remarque Eusèbe, il n’est
Fa cord entre eux ! - Il y a ici une tentative d’ Fee 2 inté-
ressante. Mais autant Eusèbe est formel pour
l’affirmation de la non-contradiction des évangiles entre eux, autant il est prudent et réservé
dans ce qu’il dit des conditions dans lesquelles Jean a écrit. Il rapporte des opinions ?, il ne les
prend pas à son compte. Bien qu’il cite, à propos
de Clément, les presbytres d’autrefois, il ne devait pas estimer que les traditions sur les conditions de composition du quatrième évangile ‘fussent bien solides. ü
Les Prologues monarchiens qui datent du pre-
mier tiers du troisième siècle et qui semblent
(de vris, 9) et combinée à la théorie de la composition de
| l'évangile, à la demande des évêques d'Asie, contre Cérinthe et d’autres hérétiques, principalement contre les ébionites.