NE
‘encore noter l'attraction par “aquelleil le sujet | de la proposition, subordonnée avec Ôôt
devient complément de la paie principale
comme dans 4,35 Medcsache ràc LÔPAS dre heuxal eicuv. L'emploi du verbe dans le quatrième évangile présente un, certain nombre de particularités. Le
caractère emphatique de la langue johannique. A propos du
pronom, il faut noter que Jean emploie le pronom personnel .de la première personne beaucoup plus fréquemment que les synoptique ainsi que cela ressort de la statistique Gene d
Mt: Mc. Loan.
ëyw 28 fur 28 134 XLYO 7 <re 6 RU 54 êue, mé 47 32 50 140 £uds CA 2 ae, 39 ÉLAUTOÙ 1 0 CE 16
Ce serait une erreur, pensons-nous, de chercher l’explication
de ces faits dans des. considérations uniquement philologiques.
Il faut remarquer, en effet, que la plus grande partie de
. ces emplois du pronom personnel de la première DEsQERe se rencontre dans des paroles de Jésus (£yw : 120, x y LOS
és : 88, Euauroÿ : 16). Il paraît dès lors indiqué d’expliquer la fréquence de cet emploi par le rôle que la personne du Christ joue dans la pensée johannique, ce qui paraît confirmé par le
fait que 56, tout en étant plus employé par Jean que par les
synoptiques (Mt. :18, Me. : 10, Le. : 28, Jn. : 60), y est beaucoup moins fréquent que &yw. ABBOTT (Grammar, p. 296) n’a pas tort de parler d’un emploi emphatique du pronom personnel. Taums (Th. Litzg., 1903, col. 421, cf. J.-H. MourroN, Prolegomena, p. 40) à signalé que, dans le grec moderne, lemploi de l’adjectif possessif au lieu du génitif du pronom personnel ne se rencontre que dans les dialectes d’Asie Mineure. Il serait porté à interpréter sa fréquence dans le quatrième évangile comme preuve de son origine asiatique.
4% Stébent historique a DA FE ee 86) | | ! en a dressé une liste de 164 cas. La fréquence de cette construction est beaucoup plus forte que chez Matthieu (151 cas) et surtout que chez Luc (6 cas) mais un peu moins forte que chez Marc qui en a 151 (ce qui équivaudrait à à 208 si son livre avait la même RER que le quatrième évangile). u -Il faut d’ailleurs tenir compte du fait que Jean faisant une place beaucoup plus grande que . Marc aux discours avait, par là même, moins d'occasions de mettre le présent historique (Cf. ABBOTT, Grammar, p. 350 5.).
Du présent historique, il faut rapprocher l’usage assez fréquent du participe présent dans le ses du participe passé dont un exemple très caractéristique se trouve dans l’histoire de #1. . l’aveugle-né où Dewpoÿvrec auTdv Tù mpôTepoy ÔT: po à arms ñv (9,8, cf. 9,25). | 3 Le présent est souvent employé chez Jean avec le sens du futur dans une acception un peu
particulière qui insiste soit sur l’imminence du
fait visé, soit sur la certitude de sa réalisation, d’où le nom de futurum instans que lui donne __ Burney, ou celui de futur prophétique que choisit Abbott !,
1. On en trouvera la liste dans BURNEY, P. 94 S., , Cf. ABBOTT, Grammar, p. 3525.
à Fute (P. 90 s.) a he 167 cas De Anis
de l’imparfait chez Jean. L'usage de ce temps \ ERX
‘est done moins fréquent chez lui que dans les synoptiques, Matthieu excepté (Mt. : 94, Me. : 228, Le. : 259). L’imparfait du verbe Aéyaw est particulièrement fréquent chez Jean.
. Le participe absolu est rare (Jn. :-17. Mt. : 48. Mc. : 36. Le. : 59), ce que Burney (p. 57) explique par la prépondérance de la construction paratactique. Pour la même raison, Jean évite, le plus souvent, de subordonner un participe aoriste à un verbe à un mode personnel be plutôt que de dire, par exemple, äroxpiheis efrev, - il dit, ee ARE simple juxtaposition, drexpiôn xœi eîrev 1 La fréquence de l'emploi dé vx est un des
traits caractéristiques de la RREne de Jean. On :
en relève 127 cas, tandis qu’il n’y en a que 88. ‘dans Matthieu, 60 dans Marc et 40 dans Luc *. Les grammairiens * mettent ce fait en relation
1. BURNEY, p. 56. Le participe aoriste subordonné se trouve 58 fois chez Jean, 388 fois chez Matthieu, 224 fois chez Marc, et 324 fois chez Luc. ;
2, BurNey, p. 69. Il faut ajouter que Jean emploie 18 fois tva ui (Mt. : 8, Me. : 5, Le.: 8) et une fois seulement 1% TOTE
(Mit. : 8, Mc. : 2, Le. : 6), cf. BURNEY, p. 100. | A
8. BLass-DEBRUNNER, S 388 ; RADEMACHER, Neutestamentliche Grammatik, Tübingen, 1911 (L1ETzMANN, Hdb. N.T., I, 1) p. 138, 155. Ce fait est aussi reconnu par RS, ; p. 70.
mesure qu’on dde de ré LÉ die. classique
et qu’on se rapproche du grec moderne, à se
substituer de plus en plus à l'infinitif. Cepen-
dant, Burney (p. 69 s.) a proposé une autre explication. L’emploi de iv chez Jean trahit, d’après lui, une influence directe et profonde de
l’araméen. Le mot araméen di ou de, qui a le sens du relatif « qui » cu « que » et qui ést en même temps conjonction et marque du génitif,
a été parfois mécaniquement traduit par vs - (parfois aussi par ôT:) alors qu'il aurait dû être
rendu par un relatif. Une semblable tréorie ne pourrait être admise que si, dans une partie au
moins des cas considérés, l: texte du quatrième
évangile ne pouvait absolument pas être interprété sans l’hypothèse d’une substitution malencontreuse de ‘vs au relatif. Or, ce.r’est pas le cas*, Il est tout au plus possible qu’une influence indirecte de l’araméen ait contribué à l’extension de l’emploi de iv« que l’on constate dans le quatrième évangile ?