‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 100 sur 127 · TRE · texte numérisé non relu

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à mettre à soi que, dans las tribunal de Gallion ne pourrait guère se com- E

ne peut avoir originairement signifié ce qu'il sem-

‘comme l'ont bien vu Wendit (p. 301), Wellhausen

d'Aquilas ». Ce changement d'établissement pour

la synagogue avait originairement pour but de

| Le NU pte d'autant plus que la plainte A te, les Juifs déposent devant le

prendre si la rupture entre Paui et eux avaitété complète. Ceci étant, le « de là » (exaï0ev) du v. 7 | ble signifier dans le récit actuel, à savoir «de la synagogue » où Paul d’ailleurs ne fut jamais « établi », mais doit avoir signifié primitivement,

(Krit. An., p. 36) et Loisy (p. 692), « de la maison

rait avoir été en rapport avec la résolution de s, consacrer tout entier à la prédication de l’Evangile à Corinthe, résolution que prit Paul lorsqu'il ‘dut renoncer à son projet de retour en Macédoine. Et peut-être que le choix d’une maison proche de

faciliter les rencontres de Paul avec les Juifs(Wer- LmausEN, Xrit. An., p. 36 ; Loisy, p. 693). Les conversions qui sont mentionnées au v. 8 ne peuvent, originairement au moins, avoir. été celles quePaul obtint parmi les Juifs, les mots roc! süv Kopwtwy s'y opposant absolument, c’est une preuve de plus que l'idée d’une première période pendant laquelle Paul ne se serait adressé qu'aux-Juifs est une fiction du rédacteur ; |

' "1 We AJ * " (VE = HE: Pre < ci LINE = Æ Paul a unevision dans laquelle le Seigne le rassure; il reste alors un an et six mois à enseigner à Corinthe (9-11). Originairement cette vision ne peut qu'avoir suivi le récit de dangers courus

"ra

Me

par Paul et qui lui avaient suggéré la pensée de quitter Corinthe (Loisy, p. 695 s.). La mutilation de la source est ici manifeste. Il est vraisemblable

aussi qu’elle ne se contentait pas de dire qu'après

cette vision Paul passait encore un an et demi à

Corinthe ;

5° L'épisode de Gallion (72-17). Ce morceau est considéré par Loisy (p. 698 s.) comme une création apologétique destinée à illustrer la thèse de l'identité fondamentale du christianisme et du judaïsme et de l'égalité de traitement auquel ils ont droit de la part des autorités romaines. Il faut

-accorder que l’auteur des Actes a bien la préoc-

cupation que lui prête Loisy, mais il n’en suit pas que tout ce qui, dans son livre, vient à l'appui de cette thèse ait été créé par lui. On ne voit pas pourquoi il n'aurait pu utiliser un épisode réel qui allait dans le sens des idées qui lui étaient chères. En l'espèce deux circonstances nous paraissent militer en faveur de l'emprunt de l'épisode à une source et: contre l'hypothèse: d'une création du rédacteur. Ce sont deux obscurités que présente le récit ; ellesine se comprendraient pas si l'épisode était une création du rédacteur ;1lest facile,

Jative au sens des termes « contre la: loi » : il

d’un cos fait à une source qui a été quel- ARR

que peu abrégée. La première obssurité : est pe 0

peut s’agir d'une propagande religieuse qui est. contre la loi romaine ou de la propagande d’une religion qui est en opposition avec la Loijuive. L'autre obcurité est relative à l'incident quiseproduit quand Gallion a refusé d’ accueillir la plainte: « Tous, est-il dit, se mirent à battre Sosthène»

(18,17). De qui s'agit-il ? des Juifs, des Grecs ou 20 2 même des chrétiens *?1L est impossible de le démêler et l’on a peine à penser que cette obscurité ESS puisse ne pas être la conséquence de l’abrévia- ES tion d’un récit emprunté à une source. r, Le? 17 En résumé le récit des Actes sur l’activité de Paul à Corinthe a subi un profond remaniement.Le : rédacteur y a introduit l’idée d’une première pé- on riode d'activité exclusivement limitée à la syna- Re ; 16 1 La, première interprétation est celle de Zaux (Ein, 1, 140 Pe 191) et de Semuenez (H. C., Il, 1%, p. 52) ; la seconde 7. nue nous paraît la plus probable est celle de H.-J. Hourzmann (H: €, Ér

1, 2,p. 15) et de Jon Werss (der erste Korintherbrief,p: XI): .

2. La première interprétation est admise par SrirrA (Die sé Eee Apgsch., p. 225) ; par Bacmmanx (Der erste Korintherbrief, + LE Leipzig, 1905, p. 8), par Jom Weiss (Erster Konintherbrief, 3 p- XHH). La seconde est celle de Rawsax (Paulus in der Apgsch,, p- 211) de Bass (ed. phil., p. 199) @e, Wexor (p. 303). La troisième est supposée dans une nouvelle d'ANATOLE FRANCE, Gal-. ‘lion (Sur la pierre blanche, p. 123). .

disparaître en même temps que ceux qui étaient originairement en relation organique avec les détails conservés. AUS É

Le v. 18 du ch. 18 raconte que PE LS jours

après l'incident qui s’est déroulé devant le tribu-

“avec Priscille et Aquilas. Il y a ici une difficulté

ET "Axÿas nepäuevos ëv Kevypsals iv 2e pa NÉ eyes

yæebyh ce qui veut dire littéralement : « Avec lui Priscille et Aquilas, s'étant rasé la tête à Cen-

chrées car il avait fait un vœu ». Grammaticalement ce qu est dit du vœu ne peut guère être rapporté qu’à Aquilas qui vient d'être nommé (WeExorT, p. 304 ; Paeuscuen, p. 112), mais cette construction ne laisse pas que d’être un peu étrange. Aquilas n'ayant été mentionné qu'incidemment et avec Priscille il n’est pas naturel que tout un membre de phrase lui soit rapporté. Aussi Wellhausen | (Arit. An., p. 37 s.) a-t-il supposé que la mention

essairement 1 pres et ie an ILest ermis de conjecturer que d’autres détails relatifs la vie de la communauté de Corinthe ont pu

d interprétation, le texte dit nai obv aïro Loisuka à

de Priseille et d’Aquilas venait ici en surcharge.

nal de Gallion, Paul s’embarque pour la Syrie

c’est le vœu, non son RP nntion qui rail être #

localisé à Cenchrées, il devait être exécuté à Jérusalem si la condition posée, à savoir une heureuse

navigation, était réalisée. Loisy (p. 705) reprenant ces observations en tire les conclusions logiques qu'elles comportent, à savoir que c’est la mention

du vœu, non pas celle de Priscille et d’Aquilas, qui vient en surcharge et que cette mention pro-

vient de ee que le rédacteur a anticipé ici ce qui

était dit au moment du dernier départ de Corinthe.

C'est à ce moment-là que l'apôtre aurait fait un

vœu dont il se serait acquitté à Jérusalem.

Quelque maladresse que l’on prête au rédacteur,

ilest, nous semble-t-il, difficile d'admettre que de

gaîté de cœur il ait ici obscurci ce qui devait être

clair dans la source, qu'il ait arbitrairement séparé

le vœu et sa réalisation et combiné ainsi la phrase boiteuse et maladroïte que nous lisons. Nous préférons supposer qu'il a employé le procédé dont il donne des preuves en maints autres endroits et que la bizarrerie de sa phrase est dûe à une maladroite abréviation de la source. à

L'arrivée de Paul à Ephèse, la prière que lui font les Juifs d'y demeurer, son refus et sa promesse de revenir (18, 19-21) ne peuvent venir de la source. Il faut voir ici des éléments rédaction-

nels destinés à mettre Paul à l'origine de l’Eglise

‘ Co Z “ __ duction de ce morceau a entraîné la disparition de

à Césarée d’où il monte saluer l'Eglise se rend à Antioche. Quelques critiques ont sus-

Rice NÉE avoir mr avant Ju

ce que la source disait peut-être de l’arrivée de Priscille et d'Aquilas à Ephèse. Ainsi s’explique

ce qu'il y a d’étrange dans la manière dont ces collaborateurs de Paul sont mentionnés au départ de Corinthe. Les v. 79b à 212 seraient ainsi ajoutés à la source.

D'Ephèse, raconte Actes, 18, 21b-29, Paul Vidnt ‘, puis il

pecté l'historicité de ce voyage en Syrie * : Loisy

pense qu'il est exclu par le fait qu après la dispute avec Pierre et Barnabas, Paul n’aurait plus pu se montrer à Antioche, ce qui nous paraît proprement être une pétition de principe. Il pense que -cette visite a été inaugurée pour donner, contrai-

rement à la réalité, l'impression d’un accord per-

. 1. Certains critiques entèndent l'église de Césarée p-'ex. H.-J. Horrzmans (H, C. 1,2, p. 117), Wenor (p. 307). D’aûtres

entendent celle de Jérusalem, p. ex. Oscar Horrzmann (Die

Jerusalemreisen des Paulus und die Kollekte,Z. N. T. W., 1905, p. 103 s.), Preuscmen (p. 114), Loisy (p, 707). Le texte ab pour le moins, fort obscur ce qui pourrait être la conséquence de pla abréviation qu'il y a lieu de supposer dans ce passage.

- Wexsæcken, Apost. Zeitalter, p. 210 ; WeLLuAUSsEN, Krit. ee p.38; Loisy, p. 7085. : 2

en dat. il pas dû, nn en nn

du séjour de Paul à Antioche ? Nous ne voyons

donc pas de raison de supposer ici une interven-

tion rédactionnelle si ce n’est pour expliquer par l'hypothèse d'une abréviation ce qu’il y a de trop …

bref, et par là même d’obscur, dans le récit.

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