Nous ne pouvons donc souscrire à l'opinion de Lorsx
.(p. 744 s.) qui pense que le récit de l’émeute ’a pris la place qu’occupait à l’origine la narration de la crise corinthienne.
let ses amis y : nt mi
Gaius et Aristarque sont! entraînés à et cependant ce n'est pas contre eux que se mi. chaîne la fureur dela foule. Une intervention des magistrats empêche Paul d'y aller. Si l'on s'en
tient à ce qui est dit à la fin du récit, ceux-ei se-
raient bien plus efficacement intervenus en dis- #1
- pérsant l’assemblée comme illégale. On est ainsi amené à penser que tout ce qui est dit de Paul et 50 de ses collaborateurs est un élément adventice et “ à que notre récit était primitivement celui d’une K émeute dirigée contre les Juifs ce que confirme bien le rôle joué par Alexandre. Nous serions donc -
ici en présence d’une tradition ‘ dans laquelle il
n’était originairement pas question de Paul et qui
a été transformée en épisode auquel Paul est mêlé ; soit par le rédacteur, soit déjà par ‘une tradition
antérieure à lui (Wezraausen, Noten, p.16 s.;Krèt.
An., p. 41; Preuscmen, p: 120 ; Loisy, p. 752). Les deux premiers versets du chapitre 20 racontent le départ de Paul d’Asie, sa traversée en Ma-
cédoine et son arrivée à Corinthe. L’extrême briè-
veté de ce récit frappe. le lecteur ; elle contraste
1. Comme le remarque justement Lorsx (p. 753) le fait que SES
Juifs sont les victimes de l'émeute et non ses instigateurs comme le voudrait la théorie générale du rédacteur milite en faveur de l’historicité de 1’épisode.
ce = Ca
Mu TE e IFRS k avec la facon détaill n plus loin, le voyage de l’ap ea rusalem. Ÿ avait-il dans la source des choses que Je rédacteur aura préféré laisser dans l’ombre, | comme par exemple la mention de persécutions | dirigées contre les communautés de Macédoine * ou bien le rédacteur at-il supprimé des détails qu'il jugeait superflus parce qu’il s’intéressait à ce qui était marche en avant, ou conquête de l’'Evan- gile et non à ce qui concernait la vie de communautés déjà constituées ?-ou encore le récit de la source qui, dès 19,20, paraissait orienté vers le voyage à Jérusalem, négligeait-il tout ce qui ne se rapportait pas directement à cet objet? Ce sont à, là autant d’hypothèses entre lesquelles il ne nous paraît pas possible de se prononcer. La dernière Ne a peut-être pour elle que la notice relative à Co-
, rinthe est manifestement dominée par la pensée É du voyage à Jérusalem et que du séjour de trois mois il n’est absolument dit que ce qui a rapport” . à ce voyage.
Loisy (p..758 s.) a supposé que les intrigues des Juifs par lesquelles est expliqué l'itinéraire anormal suivi par Paul de Corinthe à Jérusalem ont été imaginées pour remplacer le motif réel de
de te
1. 11 semble être fait allusion à des persécutions dirigées. contre les Églises de Macédoine dans II Gor., 8, 2.
es délégués porteurs des col- lectes fade en Macédoine et en Asie. Cette hypothèse nous parait se heurter à de multiples difficultés. Laissant de côté le principe général sur lequel elle repose et que nous avons discuté plus = haut, nous n'en mentionnerons: que deux : la press mière est que la venue des délégués macédoniens | à Corinthe paraît établie” par II Cor., 9,1-4; la __ seconde que l'hypothèse oblige à admettre que la 4 és liste des délégués qui se trouve actuellement au v. 4 du 6h. 20, a été déplacée et qu’elle se serait "4 trouvée originairement au moment de l’arrivée à : Jérusalem : , hypothèse gratuite, car même si le motif He à l'itinéraire adopté n'était pas primitif, on ne voit pas à quelle préoccupation aurait … obéïi le rédacteur en déplaçant, comme il l’a fait, Ja liste des compagnons de voyage de Paul. Le +. plus simple nous paraît donc être d'admettre que l'indication relative au complot des Juifs contre Paulse trouvait déjà dans la source et que c'était elle qui motivait l'itinéraire adopté. Le récit de la source pourrait d’ailleurs avoir été plus cir- constancié etpar suite plus Éohérent que celui que me nous lisons.
Avec la mention du départ de Corinthe (20,6)
"en AB" |
NT