ÉD
| ÉLPRS
? Paul a ét
; ab
10 1Son:
acune €
priori, peu vraisemblable, mais encore Paul qui s'était prévalu du titre de citoyen romain aurait
dû être remis en liberté si l'autorité romaine
n'avait pas été saisie d’une plainte contre lui ou
probablement d’une réclamation tendant à ce que
le prisonnier fût remis aux Juifs pour être jugé par eux. Le récit présente donc ici une lacune, elle résulte de la transposition que le rédac-
‘teur a fait subir à la manière dont la procédure était présentée. Le récit de la comparution de
Paul devant le sanhédrin (22,30-23,10) est de ceux que beaucoup de critiques jugent les plus
-invraisemblables‘. Les raisons qui justifient cette
opinion sont nombreuses. Il est absolument inconcevable qu’un magistrat romain ait livré un citoyen à la juridiction juive. Le récit lui-même est vague. Il n’est rien dit de ce qui a motivé l'arrestation ni des griefs que l’onfait valoir contre
- 4. Parmi ceux qui le considèrent comme non-historique et par conséquent comme ajouté à la source on peut citer : SPITTA, (Apgsch., p. 264 s.), CLEMEN (Chronologie der paulinischen Briefe, p. 141 s.), Wenor, (p. 359), Scawanrz (Zur Chronologie, p. 288), WELLHAUSEN, (Krit. An., p. 417), Lotïsx, (p: 824 s.).
dente est pas possible qu'après que é arraché de leurs mains par l’intervention de l'autorité romaine, les Juifs soient restés inactifs. Non seulement cette inaction serait, a
ect
Ke
, Et k
s Mi
Te
3 K'Aefl L7
conséquence sur la manière dont l'affaire va se dérouler. [1 n’y a pas jusqu'à l'incident qui se. produit entre l'accusé et le: grand-prêtre qui ne vienne ajouter à cette impression. Obscur et invraisemblable, il n’est là que pour donner à Paul une occasion d'affirmer son loyalisme juif. Il n’y a donc pas à hésiter : tout ce morceau doit être
vu
considéré comme une fiction, et une fiction mal
venue. Toute la question est de savoir si nous avons affaire à une création ex nihilo ou si la tradition primitive contenait un élément qui a pu servir de thème à l'épisode. Nous avons vu, à propos de la scène qui se déroule après que Paul à pénétré à l’intérieur de la citadelle, que la tradition primitive devait rapporter quelque démarche ou quelque demande du sanhédrin. C'est en quelque mesure en remplacement de ce détail qu'a été imaginée la scène. Le sanhédrin a dû intervenir en quelque manière. C’est ce dont le souvenir a été confusément conservé ici.
Dans la nuit qui suit, Paul a un rêve qui doit le rassurer et lui annonce qu'il rendra témoi- 8nage au Christ à Rome comme il l'a fait à Jérusalem (23, /1); Loisy (p. 836) estime que cet encouragement n’est pas à sa place après laséance
Le