‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 124 sur 127 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

P. 30. Lagrange (Evangile selon Saint-Luc, Paris, 1921, p. x) croit que le passage II Cor., 8, 18 ne fait pas allusion à un évangile écrit mais peut viser la personne de Luc.

P. 34. Dans le passage relatif au troisième évangile, le Canon de Muratori donne cette phrase cum eo paulus quasi ut juris studiosum secundum adsumpsisset (lignes 4-5). La correction eum pour eo va de soi, maïs l'expression juris studiosum est difficile à interpréter. Zahn (G. K., II, 1, p. 27 s.), à la suite de ‘ Bunsen, conjecture ilineris pour ut juris et admet la correction secum pour secundam, il entend que Paul prit. Lue avec lui als einer der sich in Bezug auf das Reisen eifrig zeigt. Lietzmann (Das Muratorische Fragment ?, Bonn, 1908 [Kleine Texte, I], p. 5) admet, aprés d’autres, lilieris studiosum qui - aurait à peu près le sens d’ « homme cultivé ». Hort (cf. Lrerz- MANN, p. 5) conjecture ifineris sui socium. Harnack (Sitzher. Berl. Akad., 1903, p. 213) conserve le texte du manuscrit et voit dans le juris studiosus l'équivalent de l’assessor. Jacquier (Le Nouveau Testament dans l’Eglise chrétienne, 1, Paris, 1911, .p. 195) entend « comme attaché à ce qui est juste ou recherchant ce qui est juste ». Lagrange (£v. Le., p. x) admettant, comme Harnack l’équivalence de juris sluliosus et de assessor voit dans ce dernier terme la traduction du grec zxpamiunoe, compagnon. Cette interprétation, comme celle de Jacquier, est trop subtile pour être vraisemblable. Les diverses conjectures indiquées plus haut sont ingénieuses et, à Certains égards, séduisantes, mais tournent la difficulté plus qu’elles ne la résolvent. Il y a peut-être lieu d'admettre que le passage considéré fait à une tradition qui ne nous est pas connue par ailleurs une allusion trop imprécise pour que nous puissions la comprendre entièrement.

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