J. — LES DONNÉES DU PROBLÈME
La tradition textuelle du livre des Actes offre un caractère particulier et pose un problème quine se présente pas dans les mêmes conditions pour les autres livres du Nouveau Testament sinon, dans une cértaine mesure au moins, pour l’évangile de Luc. SAN Les variantes sont plus nombreuses et plus importantes etsurtout elles se groupent de telle manière que toute une famille de documents paraît donner; non pas un texte qui diffère de celui qui est généralement reçu par un certain nombre de variantes, mais ce qu'on pourrait appeler une édition autonome.
Voici comment se présentent les choses : le “texte quedonnentles principaux éditeurs modernes
ns par les plus anciens manuscrits “unciaux -NABOCGetc. auxquels il faut joindre la Vulgate . Jatine, la peschitto etle témoignage des Pères grecs tels que Clément d'Alexandrie, Origène et saint Jean Chrysostome. Ce texte est celui que l'on appelle d’ordinaire oriental par une désignation qui à n’est que très partiellement exacte. Nous préférons | nous servir du terme de recension ou detexteaqui a été proposé par Blass et qui à l'avantage de ne rien préjuger re à l'origine d de cette forme du
exts: Le principal témoin de l'autre famille du texte |
| ques l'on appellé souvent le texte occidental È et pour lequel nous nous servirons, comme Blass, . du terme de recension 8 — est le manuscrit de Cambridge qui à appartenu autrefois à Théodore de Bèze (D) auquel il faut joindre le Lau- ;
dianus (E) manuscrit d Oxford, ét quelques représentants de l’ancienne version latine, notamment 4 (le texte latin qui accompagne le texte grec | dans D), f (le palimpseste de Fleury) ‘,p (le Parisinus 321 IEP 1-13,6 ; 28,16- ae) A ces tes
1. Publié par SANUEL Renezn Le palimpseste de Fleury. Paris, |