‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 36 sur 127 · LA THÉORIE DE Brass ET SES ANTÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

LA THÉORIE DE Brass ET SES ANTÉCÉDENTS

Déjà, au vi siècle, Bède le Vénérable avait été frappé des particularités que présentait le

texte du manuscrit Ë mais sans être parvenu à se les expliquer‘. Au xvi siècle Théodore de Bèze fit, à propos du manuscrit D, des remarques analogues. Il reconnut que les leçons propres à ce manuscrit ne pouvaient être considérées comme des falsifications hérétiques*. Au xvir' et au xvnr siècles plusieurs critiques, Jean Leclerc, Heins-

terhuis, Semler * reconnaissaient plus ou moins nettement en D une recension originale. W. Whis- -ton (1667-1752), celui que Hort appelle the eccentrie Whiston ‘, eroit que c’est D qui à conservé

Lorsx (p. 130) conclut de là que « le texte dit occidental... ne procède pas d’un archétype unique mais représente un conglomérat de variantes qui n’ont pas toutes la même origine et dont l'attestation est assez inégale ». Cette conclusion ne nous paraît pas tenir suffisamment compte du fait que les témoins de la recension f, qui sont d’ailleurs en petit nombre, et dont quelques-uns ne sont que fragmentaires, ne présentent pas le texte $ pur mais une combinaison des leçons des recensions - «et 8 en sorte que, même dans l’hypothèse la plus favorable, ‘il ya à faire un travail de reconstitution très délicat.

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