On peut rapprocher dece point de vue celui de A. Porr
(Der abendländische Teæt der Apostelgeschichte und die Wirquelle,Leipzig, 1900) qui considère la recension 4 Comme seule
originale mais: pense que l’auteur de $ a utilisé la source en nous.- - : ‘
2. Point de vue de Bonnexanx et de HiLGENFELD. 3. Nous prenons pour point de départ la reconstitution donnée par Blass des deux recensions à et £.
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| soit des évangiles. En voici hi exemple aractéristique. Dans le premier récit de la conversion Ride Paul (9,5) on lit dans le texte & : « Je suis Jésus
que tu persécutes, lève-toi... »; la recension 6
ajoute : «Ilte serait dur de ARE contre l’ai-
guillon. Et lui, tremblant et épouvanté de ce qui était arrivé, dit : Seigneur, que veux-tu que je
fasse et le Seigneur lui dit : Lève-toi ». Comment
ne pas reconnaître ici l'influence du chapitre 22
(v. 10) qui a fourni la question : « Que ferai-je Sei- -gneur ? » et celle du chapitre 26 (v. 14) d’où viennent les mots: «Il te serait dur de regimber contre l'aiguillon » ? De même dans 7,18, avant de dire que Judas se précipita, & le fait se pendre : ce détail vient manifestement de /4., 27,5 *. Il y a donc dans la recension £ tout un groupe de va-
riantes harmonistiques qui sont par conséquent
nettement secondaires.
D'autres fois, comme dans 13,32, la lecon de
$ a pour effet de mieux conformer une citation
au texte de l'Ancien Testament. Ce type de va-
riante caractérise en général les textes relativement jeunes.
On peuten dire autant des nombreuses variantes qui ont pour effet de préciser des circonstances de
1. On trouvera l'indication d’autres leçons présentant le même caractère dans Von Sopew, Die Schriften, 1, p. 1825 s.
tuation ( L P par rapport au texte x, quelques additions stylistiques. La suppression de ces petits membres de phrases par l’auteur lui-même, revisantson œuvre, ne s’expliquerait chez lui que par une préoccupation d'abréger qu'il ne peut pas avoir eue sans quoi il n'aurait pas laissé subsister les trois récits de la conversion de Paul ou les nombreux éléments du récit de Corneille qui forment doublet. Et l'on. ne peut non plus expliquer les divergences don nous parlons en renversant le système de Blasset en faisant de £ loriginal et de « la copie faite par Luc lui-même car l'addition de ces élémentsne s'expliquerait pas plus de la part de l’auteur lui même que leur suppression. ‘nr F0 Les observations qui précèdent sont confirmées par l'examen de quelques-uns des passages où les” divergences entre les recensions « et 6 ne sont pas de pure forme. 2 6 6,1. Les Hellénistes se plaignent que leurs à veuves soient négligées dans le service quotidien, 8 ajoute « par les diacres des Hébreux ». Cette addition ne peut provenir de l’auteur des Actes lui-même pour qui il n'y avait pas de diacres :
1. Voir aussi le relevé des variantes géographiques def donné par Hannacx (IL, p. 97 8.) qui tient la plupart d’entre elles pour secondaires. ”
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ue dr un ten qui. a nt lu son t te. Loisy 7) Le
(p: 298) lui attribue en outre le désir d'écarter des apôtres tout soupçon d’injustice.
.8,37.38. & introduit, après la demande du bap-
tême par l’eunuque, ce dialogue entre Philippe et lui : « Philippe lui dit : Crois-tu de tout ton cœur ? et lui répondit : Je crois que Jésus est le Fils de Dieu. » Il y a ici une addition faite par un homme d’Eglise qui aura été choqué que le baptême de l'eunuque n’ait pas été, comme l’exigeait
de son temps la liturgie, précédé d’une confession
de foi explicite (Preuscaen, p: 54; Loisv, p. 382).
9,40. Une préoccupation du même ordre a dé-
terminé l'addition à la parole de Pierre « Tabitha,
lève-toi » des mots « au nom de Jésus-Christ! ». ‘11,27.28. Recension «. « En. ce temps-là, des
prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L'un d’eux, du nom d’Ananias, se levant, révéla
par l'Esprit Saint. »
Recension 6. « En ce temps-là, des prophètes
descendirent de Jérusalem à Antioche. IL y eut
une grande joie et, comme nous étions assemblés,
1, Loisy, p.434. — PreUsCHEN (p. 63) considère au contraire les mots « au nom de Jésus-Christ » comme un élément indis-
pensable.du récit; par conséquent. comme primitifs. Mais s'ils étaient ainsi nécessaires on ne comprendrait pas qu'ils aient été
supprimés dans tant de textes.
J'établir une série d'arguments dont l’ensemb les plus importants. D'abord le «nous » de 71,27
sieurs reprises dans la seconde partie du livre. I désigne l’auteur — que ce soit celui du livre ot
Zahn (Einl., I, p. 342) soutient que si l’auteur
DNS ANT Re 1h 4; 4 s :
int... » FN D:
Jei encore le caractère secondaire du texte n’est pas douteux. Harnack * a fait valoir p:
nous paraît décisif. Nous nous bornerons à relever
est différent du « nous » qu'on renconire àp
de la source peu importe — non pas comme un compagnon de route de Paul mais comme u membre de l'Eglise d'Antioche. Or il est questi de cette Eglise en d’autres endroits du livre sa que jamais rien n'indique que l’auteur ait av elle une relation particulière. À cela s'ajoute qu cé « nous » est mal intégré. Il est précédé (11,26) et suivi (71,28) de mentions tout à fait objectives : des disciples *. 4
1. Uber den ursprünglichen Text Act. Apost. 1127-28, Sitzungsberichte der kôn. preuss. Akad. der Wissensch.zu Berlin, XVII (1899), p. 316-327. SU à
2. Wewor (p. 193) a tenté de répondre. à cet argument en supposant que le v. 29 ne reproduisait que très imparfaitement la. source où il était primitivement question d'« une faim d’entendre la parole du Seigneur ». Est-il nécessaire de dire com- w. bien cette hypothèse est arbitraire et, pour employer lexpression de Loisy (p. 473), quelle « bêtise » il faudrait ici prêter 1e
au rédacteur ?
de la recension 6 avait eu l'intention d'introduire dans son texte une allusion à la tradition relative à l’origine antiochienne de Luc il aurait trouvé pour le faire un endroit mieux approprié, par exemple en 13, 11, et qu'il aurait pu lui donner une forme plus précise en introduisant un membre de phrase tel que « moi Luc qui étais d’Antioche » (xaiiyw Asvxäç "Avrrwoyeic). On peut répondre à cela que l’auteur de B peut avoir choisi la première place où il était question de l’Eglise d'Antioche.
En tout cas le passage du texte à au texte £ est beaucoup plus facile à concevoir que le rapport inverse. On ne s’expliquerait pas, en effet, qu’un rédacteur quelconque, soit Luc lui-même, soit un autre, ait pu effacer un détail qui avait pour conséquence de rapprocher l’auteur du récit des faits qu'il rapportait. On peut au contraire facilement expliquer l'introduction d’une première per-
sonne *.
Aux arguments invoqués par Harnack, Loisy *
1. 11 n’est pas nécessaire pour cela d’expliquer, comme l’a proposé HarNacx (art. cité, p. 324), la leçon ñu®y comme une corruption de rwv paônroy ou de airüv.
2. Lorsx, p.473. Lois ajoute que dans la recension 8 les mots Épn.….. onualvwy annoncent un discours que le texte ne donne pas. Cet argument ne nous paraît pas probant. 11 suffit en effet, pour que la phrase soit coulante, de donner comme complément à én le membre de phrase Ayèv peyahnv méhetv Éceofur... en