y a ici quelqu’obscurité dans le texte. Littéralement
on de vérifier, d’un autre point de vue, lescon
‘que le conflit était fatal, il a cru bon d'en “expli-
quer la genèse en une phrase que le recenseur de à n'aurait eu aucune raison de faire disparaître
s’il l'avait trouvée dans son original. Il s’est d'au-
comme des hommes avec lesquels la question en suspens doit être débattue, mais comme un tribu
Tr SSTINTE 11 < + TA
«IL y eut, dit le texte 6, une discussion et un
tes « quelques autres » devraient appartenir au groupe des ju
- ceux qui arrivent d’Antioche. Cette amphibologie a disparu A
tre part représenté les apôtres de Jérusalem,non
nal qui a autorité pour la trancher, ce qui supposé évidemment un stade plus avancé du développement de la notion d'autorité ecclésiastique
dispute assez vive entre Paul et Barnabas et eux, car Paul disait avec force : Ils doivent demeurer comme ils étaient quand ils ont cru ‘, Ceux qui. étaient venus de Jérusalem leur demandèrent dent monter à Jérusalem auprès des apôtres el desanciens afin qu'ils jugent de ce différend ».. Re
». 5. Le texte de +, par uné incohérence qui est "el l'indice d’une combinaison de sources, dit:«Certains qui appartenaient au parti des pharisiens et
ll F
daïsants. Il ne semble pas que telle ait été la pensée du naræateur puisque la question ‘n’est pas posée à Jérusalem par
dans le texte f. fe k .. 4; On reconnaît ici l'influence de I Cor 7, LEUR
raître l'incohérence et présente ce qui se passe à + Jérusalem la suite logique de ce qui s'était passé à Antioche. « Ceux qui leur avaient conseillé de monter vers les Anciens. » Il n’est pas possible que ce soit Le récit ‘cohérent qui soit primitif.
Mais quelqu’intérêt que présentent ces variantes elles ont beaucoup moins de portée que cel- des qu’on enregistre aussi: bien dans le discours de Jacques (v. 20) que-dans les décisions arrêtées conformément aux conclusions de ce discours (. 29) et dans l’allusion. qui y est faite dans la suite (27, 25). Il s'agit’des conditions qui seront imposées aux chrétiens sortis du paganisme. Le texte à les formule ainsi au ©. 20 : aréyecôa rüv
Le Guryapéruy TOv Elu kw ka Ths Topuslas ax r5Ù TUuxToù
wat 505 aiuaros (s'abstenir de la souillure des idoles, de l’impureté, des viandes étouffées et du sang).
__ Le texte & supprime des mots x +15 mwxrs5 et. __ ajoute, à la fin, le précepte connu sous le nom de « règle:d’or » : xat £oz un Behousiy evrorc yivesbat
Srépars ph mas (ce qu'on ne veut pas qu’on vous fasse, ne pas Le faire à autrui) *. Le fait que ces
4. Dans le texte actuel o ontne voit ds clairement à qairs se aie F4 ce’pronom.
- Les textes de 15, 29 et de 21, 25 ne sont: ‘pas tuent
gl 1 à celui de 45, 20 mais les variantes. sont négligea-
prouverait à lui seul qu'il ne
PE
At
nelle du texte.
-Wellhausen (Noten, p. 195.) et arnant (UT, p. 190 s.), voient dans sai +55 ruxts5 du texte « une
peut s agir de va riantes plus ou moins fortuites mais qu'il y a d'un côté ou de l’autre une PE n intention-
addition servant à préciser le sens dans lequel PE: doit être pris le mot ux, mais cette addition est
superflue, l'interdiction des viandes étouffées étant impliquée dans celle du sang. Zahn (Ein, 1, p. 345) objecte avec raison que si Le mot était une
glose secondaire il faudrait vraiment s'étonner de 10 la rencontrer dans les trois passages. Le mot n'est d’ailleurs pas superfu. Ilest courant qu'une prescription légale formule d'abord le principe gé-
néral, puis se prononce sur son application à des
cas particuliers et, comme le remarque justement
Loisy (p. 586 s.), le décret s'adressant à des nonjuifs il n’est pas superflu de marquer pour eux. les
conséquences du principe posé. Nous ne pouvons donc voir dans la mention des viandes étouffées
un élément secondaire du texte à. Il n'est par con-
bles : au v. 29 et dans 27,23 elSwrobiruv au lieu de dioynpétov
rüv eiüwkwv. Dans ces deux textes la prohibition du « sang» oc- ‘cupe la quatrième place au lieu de la seconde au v. 20. Les va- -riantes du texte 8 sont les mêmes dans les trois passages sauf. que dans 2/, 25, on ne trouve pas la « règle d’or ».
ie xca corres- pondé au texte primitif tandis que l'addition de ge. règle d’or serait un élément secondaire ‘. Il con- vient donc d'envisager l’un et l’autre texte comme un bloc. La manière très peu naturelle dont,dans le texte B, la règle d’or est juxtaposée aux interdictions ne peut manquer de suggérer l’idée que nous avons là un élément secondaire. La chose est frap- .pante surtout au v. 29 où la règle d’or est suivie d’un ég'év qui ne peut sc rapporter à autre chose … qu'aux interdits *. Ceci constitue déjà une présomption assez forte contre l'originalité du texte 6. Mais ce n’est pas tout. Le jugement définitif dépend, en somme, de l'interprétation que l’on donne des dé-
cisions arrêtées à la conférence de Jérusalem. Si nous prenons d’abord le texte « nous constatons que l’un des quatre interdits qu'il formule, celui des viandes étouffées, aun caractère exclusivement rituel et qu'un autre, l'interdiction des souillures
des idoles, est bien rituel aussi mais a une portée si générale qu'on peut le comprendre là où les
1. Bousser, Th: Rund., 1908, p. 193 ; Dremr, Das sogenannte Aposteldekret, Ein Beitrag zur Kritik von À Harnack Apostel- -geschichte, Z.N:T.W.; 1909, pp. 280 s.; Lorsx, p. 589.
” 2. W;Sanpax, The apostolic Decree; Theol. Abh. f. Th. Zahn, p. 321. HTC HDREN 2 |
du sang, cles ce ire comprises Ai danun
sens moral (interdiction de la débauche et interdiction du meurtre), soit dans un sens rituel (interdiction des unions à un degré prohibé et inter-
diction de la consommation du sang). La seconde interprétation TE, aît la plus naturelle, non seule-
ment parce que #yx serait une expression un peu
‘anormale pour exprimer le fait de répandre le
sang, mais encore parce que — beaucoup d’exé-
gètes semblent l'avoir oublié — il s'agit ici de . conditions indispensables imposées à des chrétiens sortis du paganisme. « Faudrait-il donc, ‘demande Loisy (p. 594), supposer que, d’après le
rédacteur, Paul et Barnabas, dans la mission antérieure qu'il leur attribue, avaient autorisé l'idolâtrie, la fornication et le meurtre ? »
La suppression des viandes étouffées et l’addi-
% tion de la règle d’or dans le texte 8 font disparai-
tre l’un des arguments les plus solides qui imposent l'interprétation rituelle et ajoutent une raison
1. Nous ne croyons pas que l’on puisse retenir l’ingénieuse conjecture de Josepx HALÉvyx (Rev. Sémitique, 1902, p.228 s.) déjà autrefois proposée par Benrcey (cf. G.Rescu, Das Aposteldekret nach seiner ausserkanonischen Textgestalt untersucht, p. 20)
nopxeiz. Il serait difficile, en effet, de comprendre comment la
même corruption se serait produite dans les trois passages. : 6
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