FETE
| INTER ut
le contexte ainsi constitué 11 ny : aucune raiso è ; e De, de ne pas entendre roovsis dans un sens moral. Le
terme de sang représenterait seul l'élément rituel, . mais, isolé, il perdrait beaucoup de sa portée en
Le
sorte qu'il paraîtrait légitime d'adopter l'interpré- |
tation morale que nous avons écartée dans le texte a. } LE È A Les différences constatées entre les deux textes
exigences d'ordre rituel et le texte 8 des exigen-
ces d'ordre moral. Dès lors le problème que nous
étudions peut être formulé dans la double ques-
| tion suivante : le développement du récit des Ac-
tes appelle-t-il une réglementation d'ordre moral ou une réglementation d'ordre rituel ? et ensuite
. se réduisent donc à ce:que le texte à formule des
est-il plus naturel d'admettre la transformation
d’une réglementation morale en ré lementation O DES vu S
rituelle ou inversement celle d’une réglementation
rituelle en réglementation morale ?
. En faveur de l'interprétation morale on à fait
valoir que, dans l’œuvre de Luc, rien ne trahit des
préoccupations rituelles bien précises. Les judaïsants d'Antioche et de Jérusalem parlent de circoncision et de loi de Moïse d’une manière générale mais non de prescriptions alimentaires
(Hannack, Ill, p. 193). On ajoute que l'assemblée de Jérusalem n’a pas formulé, à la connaissance
tion explicite de l’é épitre aux Galates, maisen- core la nature des considérations que Paul met ‘ k en avant quand, dans la première épitre aux Co- “ rinthiens, il traite de la question des viandes sa- crifiées. Cet argument, à la vérité, est décisif con- ‘tre l’historicité du décret, mais le rédacteur des Actes n'est pas un historien assez exact pour qu'on
puisse être certain qu ‘il n'a pas présenté comme historique un fait qui ne l'était pas. Sa préoccu
pation d'affirmer la parfaite unité de l'Eglise pri mitive et la subordination dé l’apôtre Paul à l’au-
torité des Douze a parfaitement pu lui faire Se
donner comme ayant eu une portée générale et comme ayant été acceptée par l’apôtre Paul un : règlement qui n'avait jamais valu que pour les Fais judéo-chrétiennes. Il faut ajouter que le décret n'aurait aucun sens s’il n ’ajoutait pas des prescriptions à ce qui avait été enseigné aux chrétiens d'origine païenne et ces « choses nécessaires » qu'on leur demande d’observer, ce ne peut avoir
été un ensemble de prescriptions morales élémen-
taires mais ce doit avoir été une réglementation rituelle (Conssen, Gütt. Gel. Anz., 1896, p. 443). La conclusion à laquellenous sommes ainsi conduit est confirmée par la réponse qui s'impose, nous semble-t-il, pour la seconde question. I] n’y.
texte « au texte 8. D'abord il peut être d # % tendance harmonistique. Il n'était pas diffici EM d’apercevoir qu'il y avait une contradiction entre le récit d’Actes 15 parlant de conditions rituelles rendues obligatoires pour les chrétiens sortis du paganisme et le témoignage de l’épitre au Galates (2,6) disant que « rien n'avait été imposé ». IL __était donc naturel qu'on s’efforçât de faire disparaître cette contradiction en substituant aux interdits des obligations morales qui ne constituaient en réalité, rien de nouveau pour des chrétiens. On __ peut ajouter que si, au premier siècle, et au dé- 4 but du second, on pouvait saisir le sens et l’intérêt de prescriptions rituelles comme celles qui sont formulées dans le texte à, il n’a plus dû en être de même plus tard ; on comprend parfaitement qu’on ait alors substitué des conditions morales à des obligations rituelles dont on n’apercevait plus la portée. Le passage du texte a au texte 8 s'explique donc de la manière la plus na- . turelle tandis qu’on n’aperçoit pas dans quelles conditions et sous l'empire de quelles préoccupations le texte 8 pourrait avoir été remanié de manière à donner naissance au texte a. À © 4 Dans ces conditions la priorité du texte à nous paraît s'imposer. | 16,4, Texte « : « En traversant les ‘villes ils: |
éfintih is
LE TEXTE à 101
recommandaient aux fidèles d'observer les décisions arrêtées par les apôtres ». — Texte £ : «Ils traversèrent les villes, prêchant librement le Seigneur Jésus-Christ, transmettant en même temps les instructions des apôtres. »
Le texte & a son origine dans la réflexion d’un rédacteur qui s’est rendu compte que la recommandation d'observer les décisions apostoliques ne peut avoir constitué ni le contenu unique, ni même le contenu principal de Ia prédication de Paul (Wenor, p. 241, n. 2 ; PREUSGHEN, p. 99 ; Loisy, p.621 s.).
16,10 : Après le récit du songe de Paul à Troas, le texte à dit : « Lorsqu'il eut eu cette vision, : nous cherchâmes aussitôt. à passer en Macédoine comprenant que Dieu nous appelait à y prêcher l'Evangile ». Le texte £ a : « Lorsqu'il fut réveillé il nous raconta cette vision et nous comprimes que Dieu... » Nous avons dans ce dernier texte le produit de là réflexion d’un rédacteur qui ayant remarqué une lacune dans le texte «entre la vision de Paul et la phrase à la première personne qui suit se sera attaché à la combler (Loisy, p. 627 s.),
18,21.22. À son départ de Corinthe, Paul passe à Ephèse où on lui demande de s’arrêter. Le texte a est ainsi conçu : « Mais il prit congé d’eux et leur dit : Dieu voulant, je reviendrai vers vous. Il
quitta Ephèse et vint à Césarée. » Dans 8 on lit:
“> onu et, ne Fa tu RAT le RE aura introduit ici le désir d’être à Jérusalem pour une
fête prochaine, c’est-à-dire le motif indiqué au
chapitre 20,16 pour expliquer la hâte de Paul ‘dans son voyage de Corinthe à Jérusalem. Il a: d'autre part atténué ce qui le choquait ou le surprenait dans le refus opposé par Paul à la de-
mande dont il avait été l’objet en soulignant que l'apôtre avait laissé Aquilas à Ephèse(Loisy, p.707).
Maisce n’est pas assez de noter qu'ici le texte de £ est secondaire. Il faut dire que ce qu’il ajoute au texte de + est tel qu'on ne saurait, en retournant
l'hypothèse de Blass, voir dans ce qui ne se trouve
que dans &, une correction de l’auteur. Non seulement le parallélisme avec 20,16 rend le motif indiqué plus que suspect mais encore il est bien
douteux que Paul se soit rendu à ce Sn on à à Jérusalem.