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del la brillante étade d’ Auguste Sabatier, pronon-
cés contre l’utilisation Fe épitres de Paul par l’auteur des Actes ‘.
[ll y a en effet dans les Actes un tableau de
l'activité et de la personnalité de l’apôtre Paul En qui, sur des points essentiels, contredit si nette- .
ment des données précises des épitres que l’hypothèse de l’utilisation de ces documents condui-
rait à penser que l’auteur des Actes à dénaturé l'histoire de son héros et si gravement quon ne
pourrait guère écarter l’idée que cela aitété d'une
manière consciente et voulue. C’est bien ainsi $£
= que l'ont entendu les théologiens de l'école de
Tubingue. Mais il y a, nous semble-t-il, une erreur de méthode à faire intervenir en premier lieu
des considérations d'ordre général comme celles qui sont tirées des tendances de l’auteur. Il convient en effet Dalle du er au général et
non inversement.
Des questions sont à examiner: celle des ac-
1. NOŒSGEN, Kommentar über die Heu, Leipzig, 1882 ; Sreox, Der Galaterbrief nach seiner Echtheit untersucht, Berlin, 1888, p. 78-151 ; Schw. Th. Zeitschr., 1890, p. 1538, ;
Zaun, Einl., Il, p. 410; Jüvicnen, Einl., p. 408 ; WENDT,
p. 40 s.; Jacquien, Hist., Ill, p. 97; V. H. Sranrow, The Gospel as historical documents, IT, Cambridge, 1909, p. 242 s.: Dagissmann, Paulus, Tubingen, 1911, p 17.
| points où les épîtres contredisent les Actes, il en de est d’autres où l’on est surpris, étant donnés l’al- Jure et le caractère du récit des Actes, de ne pas trouver mention de certains faits attestés par les
+ Steut des Ru car : sil y a quelques
épitres.
En ce qui concerne l’ Don entre les Actes et les épiîtres, l'hypothèse d’un contact direct ne
s’imposerait que dans deux cas; d’abord s’il était établi que le livre des Actes a été composé par
un homme qui ne pouvait avoir, directement ou indirectement, aucune connaissance de l’histoire de Paul si ce n’est par les épiîtres et ensuite si les accords constatés n’existaient pas dans les faits seulement mais aussi dans les mots, c’est-à-dire
si les Actes et les épîtres ne se bornaient pas à rapporter les mêmes faits mais le faisaient dans les mêmes termes. Or ni l’une ni l’autre de ces
deux hypothèses n’est réalisée. L'auteur des Actes dispose, en tout cas, pour la biographie de Paul, d’autres sources que les épitres et, parmi ces sources, il y en a d'excellentes et qui inspirent toute confiance ; quant aux accords verbaux, ils sont, pour ainsi dire, inexistants. L'hypothèse de l'utilisation des épîtres par l’auteur du livre des Actes en ce qui concerne les lignes générales de
; suffisante : elle doit par conséquent être RSA comme superflue. ne = L'étude dés quelques épitres à propos dés quelles Îa question de contact pourrait se poser 40
permet, croyons-nous, de confirmer et de renfor- ne
cer cette conclusion. | __ Prenons d’abord la première s ÉRDÉTE; aux cThessa A
loniciens ‘. Sur bien des points il y a accord entre “4
ce qu'elle nous dit et ce que nous apprennent les Actes : Paul est arrivé en compagnie de Silas
après avoir subi de mauvais traitements à Phi lippes(Actes, 16,19-40:;17, 4. cf Thess.,1,1:2,2)
Sur un point même on constate une le vie d’ ex 0 ” pression telle que l’on pourrait songer à une rémi- “4
niscence de l’épitre dans les Actes * s'il ne s’agis
sait pas d'une des expressions qui devaient être les plus courantes chaque fois que l’on parlait de ‘0e la conversion des païens, mais diverses observa
tions diminuent singulièrement la portée des cons- È
tations faites. L’épitre donne au collaborateur de 3 Paul son nom complet Xovw>: tandis que les Actes l’appellent Xixx<. Les renseignements sur