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à FIN
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Ë et par es Loge de l'autre (p. 20) ” x "Le: vocabulaire des Actes a été étudié en Jui- ‘même de très. près par . divers auteurs comme 3 ; “Hawkins, Harnack et Jacquier qui ont prétendu tirer des observations qu’ils faisaient des conne clusions relatives à l'unité de rédaction du livreet “même à la profession de son auteur. Leurs relevés et leurs statistiques n ‘ont peut- -être pas la portée qu'ils leur ont prêtée et il convient de formuler : des réserves sur les conclusions qu’ils en ont tirées. Il vaut cependant la peine de les analyser. à
Hawkins ‘ s'est particulièrement attaché à démontrer l'unité de vocabulaire des Actes et du troisième évangile. Des 86 mots ou tournures qu'il relève comme caractéristiques pour l'évangile de Matthieu — et qui s'y trouvent 841 fois dont 449 fois dans les parties spéciales au RENTE , évangile — on en retrouve dans Marc 38 (elles s'y trouvent 62 fois), dans Luc 52 (s° y rouvant 130 fois), dans les Actes 43 (s’y trouvant 180 fois), éhez Paul 46 (s’y. trouvant 331 fois), dans Jean 67 (s'y >: trouvant 178 fois), 55 dans le reste du Nouveau “RS Testament s’y trouvant 335 fois (p. 4-7). Dans Marc, Hawkins relève 37 expressions. caractéristi- |
d'hR
1. Joux C. HawxiNs, Horae synopticae. Contributions to the: study of the synoptic problem, Oxford, 1899. É
les parties spéciales, ' … Matthieu ; 23, 66 fois us Luc ; 24, 88 fois dans les Actes ; 19, 188 fois chez Paul ; 19, 149 fois, chez Dont et 18, 100 fois dans le. reste du AQU veau Testament (p. 10 s.) Voici les chiffres correspondants pour l'évangile. de Luc : les expressions caractéristiques, au nombre de 144, se trouvent 1.484 fois, dont 771 dan les morceaux particuliers. Matthieu a 90 de ces expressions et les emploie 225 fois. Marc en a 69. et les emploie 126 fois. Les Actes en ont 112 et les emploient 1.352 fois, Paul en a98 qu’il emploie #g 1.099 fois, Jean 63 qu on trouve 330 fois chez Jui, ? © enfin il y en a 93 qu’on trouve employées 614 fois. is dans le reste du Nouveau Testament (p. 14-21). Ces chiffres montrent déjà qu'entre Luc et les Actes il y a, au point de vue du vocabulaire, pe d’affinités qu'entre n'importe quel autre groupe . de livres du Nouveau Testament. Les différences de vocabulaire qui existent entre Luc et les Actes sont, d’après ces statistiques, relativement minimes et ne dépassent pas celles que la différence des sujets traités suffit à expliquer. # Mais les constatations que nous avons rap- Hi portées sont encore confirmées par d'autres. Hawkins compte 17 mots qui ne se trouvent dans le. Nouveau Testament que dans les Actes et Matthieu,
14 qui ne se trouvent que dans les Acteset Marc, 43 que dans les Actes etJean mais par contre 58 qui ne se trouvent que dans les Actes et Luc (p. 141). L
Certaines des expressions caractéristiques de Luc sont plus fréquentes dans les Actes que dans le troisième évangile. Hawkins en relève 7 qui se trouvent 26 fois dans Luc et 120 fois dans les Actes (p. 143). Il y a en outre entre les Actes et Luc certaines autres différences de vocabulaire. C’est ainsi que 20 mots qui se trouvent en tout 170 fois dans les Actes, manquent chez Luc, que 12 mots qui sont rares chez Luc (25 fois) se trouvent 131 fois dans les Actes, que 6 mots qui se trouvent 80 fois chez Luc manquent dans les Actes et que 8 mots qui sont d’un usage fréquent chez Luc (239 fois) ne se trouvent que 62 fois dans les Actes (p. 144s.). Hawkins, pour sa part, explique ces différences par le fait que les Actes auraient été écrits assez longtemps après le troisième évangile.
De son côté Jacquier, pour apprécier les rapports des vocabulaires du troisième évangile et des Actes, a relevé un certain nombre de mots qui se trouvent au moins 4 fois chez Luc et il a recherché combien de fois on les trouvait dans les divers livres du Nouveau Testament. Ces expressions sont au nombre de 55 se trouvant
les Actes :.
$ On les Enr 144 fois ie Mie à 80 fois chez Marc, 232 fois chez Jean, 877 fois
chez Paul et 407 fois dans le reste du Nouveau
Testament *. L’affinité ici encore est frappante
entre Luc et les Actes.
Maïs cen’est pas seulement la communauté d'au teur entre Luc et les Actes que l’on a prétendu n établir par l'analyse du vocabulaire. C'est encore a"
l'unité de rédaction des Actes, plus spécialement
l'attribution des passages rédigés à la première FA personne au même auteur que le reste du livreet que l’évangile de Luc. On a pu établir en effet que les expressions caractéristiques du vocabulaire
de Luc se retrouvaient dans les fragments en
nous et cela avec une fréquence particulière en sorte que, s’il fallait prendre l’argument dans un sens rigoureux, il faudrait conclure que les frag-
1. Les Actes étant légèrement plus courts que l’évangile de Luc, la fréquence de ces expressions est près d’une fois et demie (1,38) plus grande dans les Actes que dans l’évangile.