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les soumettre à une table. révision AE Les vérifications qu ’il est possible de faire en ce | qui concerne la manière dont Luc a reproduit dans son évangile celles de ses sources qui sont conser- ds. vées par ailleurs, montrent que ce travail derema-
niement a été poussé très loin. L’ observation semble au premier abord favorable à la thèse de Harnack
puisqu ‘elle paraît tendre à établir qu’il y a eu, au Op:
moins, unité de travail rédactionnel. Mais si on
examine les choses de près, on voit que la démons- tration est bien loin d’être décisive. Elle n’établit . pas, en effet, et ne peut pas établir qu’il n’y ait pas eu un travail de remaniement et de rédaction postérieur à la composition originale de l'œuvre primitive mais, seulement, que si ce remaniement
a eu lieu, il a été fait par un homme qui était un habile écrivain, s’attachant avec soin et avec bonheur à imiter Le style et la langue de l'œuvre
primitive qu'il remaniait. Le fait que les expres- Sions les plus caractéristiques de la langue de Lue se trouvent, comme nous l’avons vu, avec une
fréquence toute particulière dans les passages à
la première personne, c'est-à-dire dans les mor-
ceaux qui, en toute hypothèse, appartiendraient à la partie la plus primitive de l'œuvre de Luc est éminemment favorable à cette manière de
| rues si if ait. ul Maalite à ce poin :
k l'œuvre de Luc ac 3 Ru se sa. “composition
Le a donné la f se sous Due nous la con- D.
w ‘2 naissons. C'est par des considérations autres que des considérations de langue et de vocabulaire 14 qu'il convient st se! ei entre ces deux hypo- | thèses. RON CES. |
M Luc £T LA LANGUE MÉDICALE
D'après lépitre aux Colossiens (4, 114) Lue, le compagnon de Paul, était médecin. Si l’on pouvait établir que l’on rencontre dans le troisième évan- | gile et dans les Actes assez de termés médicaux Rschniques pour démontrer que l’auteur de ces livres n’a pu être qu’ un médecin, il yaurait là,non pas sans doute une démonstration rigoureuse de la justesse de l'attribution traditionnelle, mais, au moins, une présomption en sa faveur. C’est ce qui’ explique l'attention que l’on a apportée à l'étude des termes médicaux qui se trouvent dans le troisième évangile et dans le livre des Actes.
La question posée dès le xvin* siècle ‘ a eh