Les Evangiles, Paris, 1877, p. 456, n
qu’elle ap]
tection légale qui était accordée dans l'empire
que l'intention avor ; | arait dans le ologue. du troisième -évangile (7, 4), est de servir les intérêts de la foi, ceci étant entendu dans un sens très général. 4
Le livre des Actes est, dans une certaine mesure,
comme l’a soutenu Loïsy ‘, un plaidoyer destiné à établir que le christianisme a droit à la pro-
romain au judaïsme et que seule la jalousie et leg 0 intrigues des Juifs ont réussi à mettre les autorités romaines en mouvement contre les prédicateurs de l'Évangile. Cependant cette préoccupation n’épuise pas toutes les intentions du rédacteur. Il entend aussi montrer la puissance et la vérité de l'Évangile auquel les lecteurs ont cru en racontant les victoires qu'il a remportées dans le . monde et sa marche triomphale depuis Jérusalem jusqu'à Rome. En même temps il veut raconter comment, sous l'impulsion de la puissance d'en haut, l'Evangile a été porté dans le monde romain, enfin il a certainement l'intention de prouver aussi que le christianisme est l'héritier véritable des prophètes d'Israël et comme l'épanouissement du
. 4. Dans le même ordre d'idées ABEre (Ueber den Zweck der Apostelgeschichte, Th. Quartschr., 1855), dont la thèse a été reprise par Scnaërer(T'h.Qu.,1877,p. 280s.,379s.) a soutenu que les Actes étaient un plaidoyer composé par Luc en vue du procès romain de Paul. Ù
sme. Mais pas plus l'ensemble de ces intende l’auteur que l’une ou l’autre d’entre elles
prise isolément n’est en état d’expliquer complè-
tement le caractère du livre des Actes. Si par
elles on peut comprendre ce qu’il y a d'incomplet
et d’insuffisant dans le récit au point de vue de
l’histoire, on ne peut expliquer de même ses dou- .
blets, ses incohérences, ses lacunes. Il faut certai-
nement faire intervenir ici une autre considéra-
tion qui doit être tirée des conditions dans les-
- quelles l'auteur a rédigé son œuvre et des docu-
ments dont il a disposé pour le faire.
Les faits que nous avons relevés jusqu'ici sur
le caractère, la marche et la nature du récit des
- Actes permettent d'envisager trois hypothèses : .
1° Le livre des Actes, tel que nous l'avons, serait l'œuvre de Luc qui l’aurait écrit d’un seul jet en utilisant cependant, en certaines parties, diverses sources ou divers cycles de traditions'.
2e Luc serait l’auteur du récit des Actes c'est-
‘4. C’est l'opinion trés nettement affirmée par SABATIER : « Comme on a prouvé, jusqu’à l’évidence, par la simple compa-
raison du style, l'identité d'auteur de l’évangile et des Actes, …
on peut prouver, avec la même force, l'identité personnelle du témoin qui dit nous et de l’auteur du livre tout entier »‘art. Actes dans l’Encycl. de LicarexBeRGER, I, p. 68. Hannacx n’est pas moins formel : « Das Urteil ist, m. E., unumstôsslich : Die. Wirstücke und die Apostelgeschichle haben einen und denselben Verfasser » (l, p. 56). .
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christianisme depuis la mort de Jés jusqu’à l’arrivée de Paul à Rome, mais son œu-.
vre ne nous serait parvenue que gravement altérée, modifiée, surchargée, en un mot adaptée à un but qui n’était pas celui de l’auteur primitif.
Cette mutilation et cette déformation sont l’œuvre
du rédacteur qui a fait disparaitre le second membre de phrase du prologue*..
3° Enfin on pourrait ne pas considérer comme établie l'identification, que font aussi bien Harnack. que Loisy, de Luc avec l’auteur à Théophile et l’on pourrait concevoir que celui-ci a utilisé l’œuvre de Luc en l’abrégeant et en La combinant plus
__ ou moins heureusement avec des traditions diver-
ses tant orales qu'écrites. En outre l’œuvre de l’auteur à Théophile aurait subi, sur un point en
tout cas, mais peut-être en d’autres endroits aussi;
des FA dues à un interpolateur den rieur
1. C’est Gerxe (Der deÿrepoc X6yos des Lukas und die Apostelgeschichte, Hermes, t. XXIX, 1894; p; 374) qui a eu le premier le mérite d'appeler nettement l'attention sur le problème desrapports entre Luc et l’auteur à Théophile: Il a été suivi en partie par von Wiramowirz-Moezcennorr (Griechische und lateinische Lilteratur und Sprache, dans Die Kultur der Gegenwart, I, VIIT, Leipzig, 1905; p.188 si). puis par NonDpen. La même thèse a été: ais an) une manière systématique: par Lorsw.