‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 80 sur 127 · OCT LE · texte numérisé non relu

OCT LE

Plus d'à 4 2 Le

comme un doublet de la délivrance de Pierre

ivrance surnsturelle, est aussi bi mn suspecte. IL n'y est fait aucune allusion au cours du procès (Wenor, p. 123, n. 1 ; Loisy, p. 277); elle apparaît

(12, 6-11) ; or, tandis que celle-ci répond à quelque chose puisque Pierre échappe au danger qui ER le menaçait, la délivrance collective des apôtres u ne joue aucun rôle puisqu'elle ne les empêche 4 pas de comparaître devant le sanhédrin.

Même s’il était possible de débarrasser le ré- ne

rc

cit de ces éléments secondaires , il n’apparaî- . trait pas comme provenant d'une source ancienne .et comme répondant à un fait historique réel, ie IL contient, en effet, un bon nombre de con tradictions et d'impossibilités. On ne comprend pas comment le sanhédrin peut être immédiate ment réuni dès l'instant où le grand-prêtre le con- 42 voque. On ne voit pas ce que représente à côté de Fil lui toute la y=s005!2 des enfants d'Israël. On ne com- ra

prend pas, au moment où l’on amène les apôtres, les ménagements gardés à cause de la foule qui

* 4. SPITTA; p: 62 s.; WeLLHAUSEN, Kril. Anal., p. 10; PRÉUSS, MN cuex, p. 30 ; Loisx p. 271. Toutefois Loisx (p. 273) ne consi- ie dère pas comme certain que le vw. 15 soit la suite de 12*. Le

2. Et il ne semble pas qu'il soit possible de le faire car on res ne voit pas, sauf en ce qui concerne 5, 12 ?-14, comment On pourrait exactement définir les additions. |

. aussi grossière que celle qui est commise dans le discours de Gamaliel au sujet de Theudas et de

lière attitude du sanhédrin qui, se.ralliant au parti de l’abstension préconisée par Gamaliel, ordonne cependant la flagellation des apôtres.

Mais ce n’est pas tout et ce n’est pas même le ; HE grave. Le récit présente avec l'épisode de la guérison de l'impotent des analogies telles de il suffit de les signaler pour montrer qu'iln’est qu'un doublet et un doublet aggravé de cet épisode. Comme le récit de la guérison de l’impotent était en relation avec la plus ancienne tradition sur ée l'effusion de l'Esprit il serait possible que le récit

. appartint au même cycle de traditions que le récit de la Pentecôte.

du récit de l'ascension (7, 3-12) et de la mutilation du prologue sur lesquels il n’y a plus à revenir, nous trouvons dans ce morceau l’utilisation deux sources ou cycles de traditions. L'un a

t, , dans FA récit Mo aurait pu se Rs une erreur

Le Judas le Galiléen; enfin sien n explique la singu-

de la poursuite des apôtres devant le sanhédrin

Essayons de résumer les conclusions qui se dégagent des résultats de l'analyse de cette première section. Abstraction faite de l’interpolation

pellerons A : : l'autre, que nous appellerons B, à fourni la SUécton de l'impotent, le récit de l’effusion de l'Esprit et les épisodes relatifs à Barnabas et à Ananias. Comme dans ces deux cycles les récits apparaissent surchargés de détails secondaires souvent mal intégrés à leur Fos il y a lieu de penser non à des sources écrites : mais à des cycles de traditions orales qui été beaucoup plus exposées que des récits écrits à être enrichies, altérées et surchargées. | PL L'analyse de ces traditions ne préjuge pas en core de la question de composition. L'introdue- % ‘tion de ces cycles de traditions dans les Actes pourrait théoriquement être aussi bien l’œuvre de l’auteur primitif du livre que celle d'un rédacteur ultérieur GHFICAISSANE le Enr qui lui servait de canevas.

Il ne nous semble pas que l’on puisse Fr trer que l’ensemble des cycles À et Bait été ajouté après coup car le récit de l'élection des Sept ne peut avoir immédiatement suivi celui du remplacement de Judas par Mathias. Il faudrait donc

penser que toute la première partie des Actes pri- . mitifs aurait disparu pour être remplacée par une combinaison des traditions A et B, hypothèse qui

n’est point absurde certes, mais en faveur de la-

or: 1.

ve k

|: ps

preuve. Ce n 2 pas, en effet, fournir une preu

que de dire, comme le fait Loisy, que les Actes primitifs, œuvre rigoureusement historique, ont dû,à l'origine, commencer par de tout autres récits que ceux que nous lisons dans les cinq pre- miers chapitres. |

- Maïs la question n’est peut-être pas épuisée

par là. On peut se demander si, primitivement, les Actes ont contenu juxtaposés les deux cycles

de tradition A et B, ou si ce qui appartient à l'un d’eux ne doit pas être considéré comme ayant été ajouté après coup par quelque rédacteur. Cette hypothèse pourrait se présenter sous deux formes, suivant qu'on considérerait comme secondairement introduit le cycle À ou le cycle

B. Supposons d’abord que ce soit le cycle A. Le

récit de l'élection de Mathias aurait été originairement suivi de la guérison de l’impotent, la narration se serait ensuite continuée telle que nous

la lisons actuellement jusqu'à 5.1/1 après quoi

serait venu le récit relatif aux Sept. On ne peut méconnaître que cette combinaison aurait l’avantage d'éliminer des Actes primitifs le réeit de

le Pentecôte qui, par la grave déformation qu’il

représente du fait de la glossolalie, se caractérise comme l’un des morceaux les plus jeunes du livre. On ne peut cependant considérer qu’il y

4 ti

Se AS.

… L'hypothèse de CARTES Secondaire des

ee du cycle B (de 3,1 à 5,11) appellerait les

mêmes observations; elle soulèverait de plus une

autre difficulté, c’est que, dans la suite, Barnabas, dontila été question dans 4, 36-37, est prémenié *

comme un personnage déjà connu.

- Il vaut donc mieux, croyons-nous, renoncer à toute tentative de transposer dans l’évolution | littéraire du livre des Actes les conclusions aux-

quelles a abouti l’étude de l'évolution des tradi-

tions consignées dans les cinq premiers chapi-

‘tres.

If. — DE L'INSTITUTION DU DIACONAT, AU

PREMIER VOYAGE MISSIONNAIRE DE Paur (6, 1-12 den

Le récit de l'institution du diaconat ou FA LE lé)

tu des Sept (6, 1-6) se rattache assez mal à ce”

qui précède. Les tables communes dont il est question comme d’une chose connue n'avaient pas

encore été mentionnées ; elles ne pouvaient d’ailleurs trouver place dans un récit qui donnait pour

la communauté chrétienne le nombre de plusieurs milliers de membres. Tout le morceau repose sur la distinction entre chrétiens hébreux et chrétiens

aussi te És tes FA 2 qu ici pparat une Foree, nouvelle. Le nn n’en a

des Hébreux et des Hellénistes | suppose d'a dE cations antérieures sur l’organisation de la communauté. Loisy (p. 293) pense que ces indications étaient données dans une partie précédente du récit que le rédacteur aura fait disparaître ou rendu méconnaissable, C’est là une conjecture -sur JR cUeR on ne peut se ER Pr La source

de celles que nous avons déjà rencontrées j Jusqu'ici n'est pas intégralement reproduite dans le récit actuel. Les diacres ayant été désignés et institués dans l'intérêt des Hellénistes la différence entre les apôtres et eux ne devait pas originairement porter sur la nature de la fonction — spirituelle d’un côté, administrative de l’autre — mais sur le groupe de ceux envers qui elles ’exerçait. Les diacres doivent avoir été pour les Hellénistes ce que les apôtres étaient : pour les Hébreux. Les seuls d’entre eux dont nous sachions autre chose que le nom, Etienne et Philippe, ont été des docteurs et des prédicateurs et non des administrateurs, La source doit avoir été transposée de ma-

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