Momuusen, Die Rechsiverhältnisse des Apostlels Paulus
Z. N. T. W., 1901, p. 85 ; Lorsx, L’épiître aux Galales, Paris,
1906, p. 69; Les Actes des Apôtres, p. 389 ; ScawanTz, Zur Chro-
pologie, p. 275; Herruürrer, Zum Problem Jesus und Paulas, 2. N. T. W., 1912, p. 3275. ; : - :
caution, ce ne peut être que par | | ture que les persécutions sont localisées dans la * diaspora. Si Paul n’avait exercé son activité deper-
sécuteur que dans des contréestlointaines, à Tarse
phètes et aux didascales d’Antioche.. Il n’en au- rait, d'après lui, parlé que d’une manière extrê-
- observé sur la vision ineffable qui avait fait de 7 lui un chrétien, la plus extrême réserve. Le ré-
temps où les faits de cet ordre n'étaient plus courants, il aura jugé nécessaire de décrire en 4
une pure con}. Ge
ou à Damas, comment les Eglises de Judée lauraient-elles regardé comme « leur persécuteur nt. (Gal., 1, 23). Loisy (p.384) reconnaît que Luc devait signaler la conversion de Saul et il pense qu'il le faisait dans la notice consacrée aux pro- @
| mement sommaire parce que Paul avait toujours 2
dacteur aura été moins discret ; écrivant en un
détail la vision de Paul. Il l'aura fait abondamment parce qu'il trouvait là un moyen de montrer que les griefs des Juifs contre lui n'étaient | pas fondés et que l’apôtre n'avait fait que répon- SE dre à un appel d'en haut (Lorsy, p. 385 s.). Cette théorie appelle diverses réserves. On ne voit pas,
dans la notice sur les prophètes d’Antioche, où ë devait et même où pouvait s’insérer l’indication î des conditions dans lesquelles Paul était devenu À
chrétien; il serait, en outre, difficile de comprendre pourquoi le rédacteur n’aurait pas inséré le récit ‘qu’il substituait à cette notice à la place même qu’elle occupait et l'aurait, au lieu de cela, intercalé entre deux séries d'épisodes avec lesquels il | n'avait aucun lien organique. Il ne faut pas exagérer la portée de la réserve observée par Paul, elle n’a pas empêché l'apôtre de faire, dans la première épitre aux Corinthiens par exemple, à la vision qu'il avait eue du Christ, des allusions qui prouvent que ses lecteurs savaient ce que cette vision avait été pour lui. Quant à l’explication proposée du récit actuel, on doit noter qu’un rédacteur écrivant à une époque relativement tardive n'aurait pas manqué de donner un récit beaucoup plus circonstancié ; il n'aurait pas observé une discrétion telle que, si on ne commentait pas son texte par celui des épitres, on aurait peine à reconnaître qu’il à voulu parler d’une vision ou d'une apparition du Christ. Ceci nous empêche absolument d'attribuer l’ensemble du récit à un rédacteur, sans que, pour cela, nous méconnaissions tout ce qui, dans la forme actuelle des récits, porte un caractère secondaire.
Le récit du séjour de Paul à Damas, de sa fuite dramatique, de sa venue à Jérusalem, puis de sa retraite à Tarse (9,19 ?-30) appellerait de graves réserves, même si l’on ne disposait pas dans l'épître
1 n est en réalité peu PART que Paul probable que si le rédacteur a substitué les Juifs
ou Cor., 11,32) * c’est parce qu’il a supprimé la … prédication en Arabie pour rapprocher June de l’autre la conversion et la première visite à Jéru- # salem. Il est difficile de comprendre que Paul ait pu prêcher à Jérusalem sans provoquer immé- diatément des mesures comme celles qu'avait attirées l activité d’ RHee L’attitude de l'apôtre
- 1. Quelques critiques Rise ed phil., p.119; VœLTer, Paulus und seine Briefe, Strassburg, 4e, p- 250; WELLHAUSEN,
des Actes et celles de IZ Cor., 11,30 en admettant qu’il y a eu connivence entre les Juifs et les Nabatéens. D’autres critiques
(P. ex. ScHwWARTz, Die.Aeren von. Gerasa und Eleutheropolis, Nachr. der re) Ges. des Wiss. zu Gættingen, Phil.-hist. : 101 1906, p. 367 s.) hésitent ou (comme Lois, p. 418) se pre i4 #4 noncent contre cette explication 21: F0 à os note dre
ESS ut Y'en »
Arétas qui avait tenté de se saisir de Paul
prêchél Évangile à Damas (Loïsy, p. 115) et il est
Krit An., p. 18) croient que l’on peut Oo bMes les données
Ne 2
re À
" ment apportée dans ses s relations avec les babi=
| précipitamment Jérusalem étonne parce que ses
.gne reproduisent trop exactement celles dans les-
sion, s’est rendu en Arabie puis il est revenu à
tants de la ville sainte tant juifs que. chrétiens. Enfin l'idée d’un complot qui l'oblige à quitter.
adversaires disposaient d'armes qui les , saient de recourir à cet artifice. Il faut ajouter que les circonstances dans lesquelles l'apôtre s’éloi-
quelles il s'était, peu auparavant, échappé de Ÿ Damas ‘ pour qu’on ne reconnaisse pas ici un doublet. Tout le récit de ce: que se passe depuis la ie conversion de Paul jusqu’à son départ pour me pe Cilicie est donc un JÉROLEEnERT rédactionnel D (Loisv, p. 418). RER PA Cette conclusion est singulièrement renforcées dès qu’on tient compte de l’épitre aux Galates.
D'après son témoignage, Paul, après sa conver-
Damas, et, après cela seulement, soit trois ans après sa conversion, est allé à Jérusalem. I n’y est resté que quinze jours et n’a vu que Céphas et
Jacques ee qui exclut absolument l'hypothèse que,
d'une activité publique (Gal., 1,16-24). Les diver- 4
.1. Le thème de 1e faite de Paul devant ce danger que suscite È 4
un complot des Juifs ne se rencontre pas moins de quatre fois . er
dans les Actes (9, 23:s, 29's, 20 53. 23, 12). MR ps EE
être LT Gite 2 pour Fa raisons.
abord, d’après le récit des‘Actes comme d’après | pitre aux Galates, quand Paul visite pour la première fois Jérusalem après sa conversion il rent de Damas et quand ilen part il va en Aer et en Cilicie. En outre, si le voyage : raconté dans Actes, 11,27-30. 12,25 était le premier il devrait être séparé de celui d’Actes, 15 par un intervalle d'au moins dix ans ce Te il n’est pas pote d'admettre.
Dre témoignage des NUE se É RDRÈES donc au premier voyage raconté par l'épitre aux Galates.
pliquées soit par une documentation insuffisante du rédacteur, soit par une déformation intention- : r, P
nelle. Les différences essentielles peuvent être ramenées à deux : 1° suppression de l’activité de Paul en Arabie ; ® attribution au séjour de Paul à Jérusalem d’un caractère nouveau, l’apôtre: ayant, d’après les Actes, publiquement prêché
1, Jon. Weiss, Das Judentum in der Apostelgeschichte und das sogenannte Apostelkonzil, St. u. Kr., 1893, p. 539. Nous avons nous-même adopté autrefois cette ee (l’Ap6tre Paul et Jésus-Christ, p. 53).
Les particularités qu’il présente doivent être ex- . Ù
. vu à AN D OD à
LA
É .Rn DE du rédacteur qu “l Y tradition a été déforméeet qu'aucune activité mi fût entré en relations avec l'Eglise de Jérusal
(Loisy, p. 425). La conséquence de cette constata- tion est que dans 9,19?-30 la tradition historique
buer au rédacteur (Loisy, p. 426).
‘une tournée missionnaire mais plutôt quelque
voyage de Pierre et de Jean en Samarie. « On re dirait, écrit Loisy, que ie chef de l’ épiscopat vient FE
zèle des croyants qu'a dispersés vers se côte de
oi rs lieu de penser que c’est intentionnellement que la
sionnaire n’a été prêtée à l’apôtre avant qu'il
s’il y en a une, a été remaniée et altérée au pel de devenir méconnaissable.
Le v. 31 parle de la paix dont jouit l'Eglise. Comme dans ce qui précède il n’était pas ques tion de persécutions et que cette notice à un cara tère extrêmement vague et général, il faut l'attri-
[1 n’y a qu'une liaison toute extérieure entre. la notice de 9,31 et les récits qui suivent. Ceux-ci appartiennent à un cycle de traditions qui n’est pas sans analogie avec celui qui a fourni Les récits relatifs à Philippe. La tournée qu'accomplit ici Ne Pierre — et: qui n’est p pas, à proprement parler, e
chose comme une visite épiscopale — rappelle le
reconnaître et parfaire. les résultats acquis par le
ë Palestine la | perséeu 1 nne | deux premiers Re ne M pas de traits
pare on y reconnaît seulement l'intention d'exalter la personne de l’apôtre. Le récit de gué-
rison rappelle par certains côtés la guérison de Me Vimpotent du Temple, par d'autres la guérison
du paralytique par Jésus (Le., 5, 18-24) (Lorsy,
14 p. 429 s.). La résurrection de Tabitha est forgée sur le modèle des miracles d’Elie et d’Elisée
“4 (I Rois, 17, 17-24: II Rois, 4,33-37) et de la résur-
rection de la fille de Jaïrus (Lc., 8,41-56) (Wer-
LHAUSEN, KT. An, p. 19 ; Loisx, p. 430 s.).
Le troisième récit, celui de la conversion du centenier Corneille (70, 1-11, 18), a beaucoup plus de portée ce que marque déjà son plus grand dé-