VAL
veloppement. Il présente le premier cas de con-
version d'un païen à l'Evangile et l'initiative de
cette conversion est attribuée à à l'apôtre Pierre. La forme du récit appelle une première remarque,
c’est que chacun des éléments qui le constituent est répété deux fois. Ce que dit le narrateur est répété par Pierre dans le discours qu’il prononce à Jérusalem pour justifier sa conduite. La vision du
centenier qui n’est pas relatée dans ce discours
est donnée en détail dans celui de Corneille à l’arrivée de Pierre à Césarée. Comment expliquer ce
doublet? Wendland (Urchr. Litf., p. 326 s.) fait remarquer que la littérature. épique connaît ce
laires. L'explication n ne are pas i ici car PU cas est exceptionnel dans les Actes et, de plus, ce ne sont pas certains éléments, ce sont tous les de ments du récit qui sont ainsi répétés ce qui ne __ peut provenir que d’une intention systématique et TR doit s'expliquer par la volonté du narrateur de > souligner un récit qu'il juge particulièrement > ie Bi: important. 11 ere - Lerécit présente quelques légères incohérences, Ru: M - mais ues n oi pas assez de pos pour justifier |
“ITS de Pa Trois Demon nous mettent sur la voie de Le ce que peut être l’origine de ce récit. On y trouve. 4 (10,44.465. 11,15) la même conception delaglos. __ solalie que dans le récit de la Pentecôte (Lorsy, p.451). Dans 77,16 comme dans 1,5 la promesse du baptême d’Esprit est attribuée à Jésus et non | pas à Jean-Baptiste. Enfin le récit fait emploi de 4 visions correspondantes comme l’é épisode d'Anâ- |. nias après la conversion de Paul. [1 y a ainsi con- cs tact entre l'épisode de Corneille et des morceaux A7 doivent être attribués à un rédacteur assez Ft
- 1. PRreuscaen (Untersuchungen zur Aposlelgeschichte IL ZEN NT. W.,, 1913, p. 22) indique cette hypolhèse mais sans se prononcer formellement à son sujet.
| primitive. L épisode de Corneille € plus, con- tredit de la manière la plus nette par la notice de = 11,20 et s’ilsé était réellement produit, les diseus- sions qui se sont déroulées à Jérusalem etqu'at- testent les témoignages de l'épitre aux Galates et a: Actes, 15 n'auraient pas pu avoir lieu'.Dansces conditions il ne paraît pas nécessaire de relever les multiples invraisemblances et les impossibihi- 1 tés que contient le récit * pour rejeter l'historicité de l'épisode * soit qu’on le considère comme créé par le rédacteur “, soit qu’on explique son origine par la nt ee et la transposition d'une donnée historique *. - | La notice de 11, 19-36 est un mélange d’éléments disparates. On y reconnaît une tradition
d'in 22