‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 86 sur 127 · NOR · texte numérisé non relu

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force d'être précises, de développements légendaires et de détails topographiques que le rédaeteur a difficilement pu inventer. Il faut penser ici à une tradition développée:et transposée. Le récit primitif devait parler non de l’exécution de Jacques, frère de Jean, mais de celle de Jacques et de son frère Jean. Outre les témoignages relatifs au martyr et très probablement au martyr simultané des deux frères on peut faire valoir à l'appui de cette hypothèse qu'il y aurait quelque chose d’étrange à ce que la persécution n'ait pas atteint Jean que le début du récit avait présenté comme ayant été avec Pierre le chef et le représentant de l'Eglise de Jérusalem et cela d'autant plus que Jean ne sera plus nommé dans la suite ‘.

Loisy a pensé que le remaniement n'avait pas seulement fait disparaître le martyre de Jean mais, en même temps, le récit du procès de Jacques. Il estime impossible que primitivement il ait été dit tant sur Pierre et si peu sur Jacques. Le rédacteur, pense-t-il, aura fait disparaître le récit du procès parce qu'il n'aura pas voulu laisser croire que les chrétiens aient pu se rendre coupables d'infractions aux coutumes juives assez graves pour avoir justifié une condamnation capitale de-

1. Sur cette hypothèse voir notre Essai sur la chronologie paulinienne, BR. H. R.,t. LXV, p.295 ; Wenozan», Urch. Litform:, p. 316 ; Wezzaausen, Krit. An., p. 22; Loisy, p. 483.

1 ne nl qui] r bn accompagnée.

; La disproportion des récits relatifs à Jacques et | à Pierre n’est pas anormale : d’un côté il s’ agissait d’un fait intéressant en lui-même, de l’autre d’ une circonstance de nature à frapper li imagination et à servir de thème à des récits édifiants.

__ On ne voit pas, au surplus, l'intérêt qu'il y au-

rait eu à supprimer une intervention du sanhé-

s. drin contre les chrétiens alors que le rôle de ce tribunal n’était pas présenté, notamment dans les récits de la passion, comme de nature à le faire passer aux yeux des lecteurs pour une autorité D npertiale. L’hostilité des autorités juives contre les chrétiens était un fait que le rédacteur des Actes ne pouvait songer ni à supprimer ni à at- | ténuer mais qu'il s’est attaché à opposer à l’atti-

rités païennes.

Le récit de la délivrance de Pierre présente des éléments miraculeux qui dénotent au moins 4 une forte intervention du rédacteur ou de la trase dition ‘. On y trouve un élément — l'intention de

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