Le thème qui yest mis en œuvre a servi deux autres. fois
‘2 au compte du rédacteur, 5, 17-25.,16, 23-34. cf. Le p. 488,
. | tude impartiale et plutôt bienveillante des auto-
re
dans !le livre des' Actes et dans des passages qui sont à mettre |
‘repousser le procès jusqu'après la -pâque — qui pourrait venir des synoptiques (Me., 14, 1-2) bien qu'il ne se trouve pas dans l’évangile de Luc. Nous hésiterions cependant à conclure avec Loisy (p. 484) que tout le récit relatif à Pierre n’est qu'une fiction construite sur le seul fait que l'apôtre avait réussi à s'enfuir de Jérusalem. Les détails circonstanciés sur la maison de Marie donnent l'impression d’un récit qui, sous sa forme primitive, a été fait par quelqu'un qui connaissait la topographie de Jérusalem. La même conclusion ressort du fait que la fin primitive de l'épisode a été transformée. Le récit ne pouvait originairement se terminer par l'indication vague « il alla dans un autre lieu ». On a conjecturé que Pierre s'était rendu à Antioche et que ce détail avait été supprimé parce que la présence de Pierre à Jérusalem peu de temps après, à l'occasion.de la conférence, empêchait de le conduire . trop loin de la ville sainte, peut-être aussi parce que la mention d’Antioche pouvait évoquer le souvenir de l'incident qui s'était élevé dans cette ville entre Pierre et Barnabas, d’une part et Paul de l’autre. Le motif que le rédacteur des Actes donne à la séparation entre Paul et Barnabas trahit l'intention de faire oublier l’incident (WE£LLHAUSEN, Noten, p. 9,u.1.; Krit. An., p.23; Loisy,p. 4915.). [1 ne semble donc pas que nous soyons en pré-
7 pour ns que Peu n’ n'ait pas - de la persécution. Il faut penser plutôt à r 'altération par le rédacteur d'une tradition qui s'était k ' D formée autour du fait que l’apôtre
Pierre qui aurait, semblait-il, dû être une des premières victimes de la persécution, avait réussi à s'enfuir, peut-être même à s'évader de La prison d'Agrippa.
La notice sur la mort d'Hérode (11, 20-23)
ds vient d'une tradition populaire à laquelle avait
donné naissance la mort subite du persécuteur, mort qui avait du frapper les imaginations.
La notice du verset 24 sur les succès de la prédication chrétienne est purement rédactionnelle, elle relie, tant bien que mal, le récit relatif aux
persécutions à la mention du retour de Paul et de
Barnabas à Antioche. ‘
‘On peut considérer que l'idée autour de laquelle sont groupés les récits des Actes entre 6, 1 et 12, 25 est celle de l’extension du christianisme en dehors de Jérusalem et jusqu'à Antioche. Cette extension est présentée comme la conséquence des persécutions qui ont obligé les membres de Ja communauté chrétienne à se disperser.
On peut distinguer dans cette section deux séries de récits. La première comprend ceux qui sont en relation directe avec l'idée dominante de
tion: ce sont les morceaux : relatifs aux Sept et2 Etienne (6, 1-7, 60), à la persécution (8, 1-4), à la | constitution de l'Eglise d’Antioche (71, 19-26) et au voyage de Paul et de Barnabas à Jérusalem (11, 27-30 ; 12, 25). Un certain nombre de morceaux viennent en surcharge de ceux-ci: ce sont les histoires de la deuxième série, ils compren nent les récits relatifs à Philippe(8,5-40),àlaconversion de Paul et à ses séjours à Damas et à Jécusalem (9, 1-30), à Pierre (9, 32-11, 18) et enfin la à notice sur la persécution d'Hérode (12, 1-24). I" Laissons d'abord de côté ces récits de la sell * conde série. La question qui se pose est celle de 2 savoir si le premier groupement est l’œuvre du ré- fi dacteur des Actes ou s’il l’a trouvé déjà consti- SA tué dans sa source. C’est la première de ces deux hypothèses qui nous paraît devoir être admise. Nous avons vu que la liaison entre les divers éléments de cette tradition est souvent maladroite et insuffisante. C’est une indication précise contre leur communauté d’origine. Il faut ajouter qu'une source qui aurait raconté l'extension du christia- a nisme comme conséquence des persécutions suscitées par le mouvement helléniste aurait difficilement pu s'arrêter à la constitution de l'Eglise "006 d'Antioche mais qu’elle aurait dû parler des mis- # sions dont cette Eglise avait été le point de dé-
6, nous l’avons vu, le récit en fe conversion Ne Paul n’est pas intégré dans la tradition relative aux - Hellénistes. Il n’est en relations, ni avec la parti- cipation de Saul à la persécution d’Etienne, niavec les origines de l'Eglise d’Antioche, ni avec l’ar- rivée de Paul dans cette communauté. I1 a été ‘introduit par l’auteur des Actes parce que la manière dont il entendait développer son récit exi-
nous semble-t-il, une raison très grave qui s’ op- | pose à ce que la source à laquellé l’auteur a em-
eux-mêmes aient été trouvés par l’auteur des Actes déjà groupés tels que nous les lisons.
Il nous reste à nous demander si, dans cette deuxième section des Actes, on trouve des récits qui puissent être rattachés à l’un ou à l'autre des cycles de traditions que nous avons rencontrés dans la première. L'idée autour de laquelle les récits étaient groupés aussi bien dans l’un que dans
Jérusalem, aussi ne peut-on leur attribuer des p: groupes de récits qui, comme ceux relatifs à Phi-
geait qu’il ait raconté cette conversion. Il ya là, .
prunté la notice de 12, 13 surles prophètes d’An- ; tioche et ce qui suit soit la continuation des récits relatifs aux Hellénistes et aussi à ce que ces récits
l'autre de ces cycles était celle de l'Eglise de
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re ; )e sonnalité. | y aurait done que le récit de 1 persécution auquel on pourrait songer à attribuer une relation avec les cycles À ou B. Il y a peutêtre à le faire une certaine difficulté. Les récits de ces cycles ne nous sont point apparus avec un bien grand degré de valeur historique, or lefond premier dela tradition sur La persécutionest excel. lent. En effet, le seul fait que cette persécution est | présentée comme une nouveauté contredit la mac A nière dont l’auteur des Actes s'était représenté las | réaction provoquée par l’activité des Hellénistes, réaction dans laquelle il avait vu une perséeution dirigée contre toute l'Eglise. : ‘: 41e Nous ne croyons pas qu'il y ait des raisons suffisantes d'attribuer en tout ou en partie la disposi- . tion actuelle de la section 6, 1-12, 25 à un inter- 1 polateur postérieur à la première rédaction des
he: Actes, | | | )
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LIT. — Le PREMIER VOYAGE MISSIONNAIRE DE PAUL (13,1-14, 28)
Le récit du premier voyage missionnaire dés Paul s'ouvre par une notice sur les prophètes et les didascales d’Antioche à qui l'Esprit ordonne de mettre à part Barnabas et Saul pour l’œuvre missionnaire (13, 1-2). Cette notice ne se rattache
et S de Ë à k % IT ACTES
ni
* es Étr du . dé. ; pas à ce qui précède ‘ puisque Barnabas et S ne sont pas présentés comme des personnages déjà connus mais nommés avec les autres didas- cales et comme eux, Barnabas étant le premier de = da liste et Saul le dernier. Le rédacteur n’aurait pas mentionné des personnages insignifiants et surtout ne les aurait pas nommés avant Paul; la notice doit donc venir d’une source écrite, que l’on pourrait se représenter comme des annales de l'Eglise d'Antioche auxquelles Luc aurait emprunté la notice sur le départ en mission *. Cette même source à fourni le verset 3 qui parle du départ de missionnaires. Les jeûnes et les prières dont il y est question ne sont pas un doublet du verset 2, ils sont motivés non par le choix des missionnaires mais par leur départ *. À Le récit de la mission dans l'ile de Chypre (13, } 4-12) contient des éléments divers. Certaines in- " dications géographiques semblent précises mais * d’autres détails ne peuvent être compris quecomme
LPO PA
1. Loisx (p. 472, 479) la rattache à la première notice sur l'Eglise d’Antioche. :
2. On peut admettre qu'il ne l’a pas intégralement reproduite: il serait difficile d'expliquer sans cela Pourquoi le document qui Caractérisait d’un mot les autres didascales n’en a pas fait autant pour Saul et Barnabas. Luc qui avait eu l’occasion
de présenter ces deux personnages aura fait disparaître ce qui était dit d’eux. Cf. Lorsy, p. 502.