‹ Introduction au Noveau Testament (volume 4)Chapitre 92 sur 127 · VON US EN · texte numérisé non relu

VON US EN

AVI 134 Je

4. ScawanTz, Zur Chronologie, p. 270, n: 2 ; PREUSCHEN, Untersuchungen zur Apostelgeschichte, 1; Z. N.T. W., 1918, p. 16; Bousser, Der Gebrauch des Kyriostitels als Kriterinm für die Quellenscheidung in der ersien Hälfte der Apostelgeschichte, Z. N. T. W., 1914, p.158; Voeter, Neutestamentliche f Streitfragen, N. theol. Tijd., 1915, p. 130. | 2, On peut ajouter qu’à l’époque de la conférence de Jérusalem, les missionnaires ne semblent pas avoir encore couru les grands dangers dont il est question dans 15, 25, cf. Lorsx, p. 600.

Æ ç pour bre bête mes | Fe doit être

expliqué par l'influence des autres passages dela

Te)

* source où Barnabas et Paul sont nommés dans”

# cet ordre ‘. Si la mention des deux missionnaires

n'est pas primitive au verset 25, elle ne HE Létre *

non plus au verset 22.

pitre 15 deux éléments différents : une notice sur

une controverse qui s'élève dans l'Eglise d’Antio-

che et qui amène Paul et Barnabas à Jérusalem 4 (15, 1-4) puis le récit d’une discussion qui naît et se poursuit à Jérusalem et aboutit à formuler certains interdits qui seront i imposés aux chrétiens

. sorlis du paganisme. Cette discussion se développe |

en dehors de Paul et de Barnabas et la mention qui est faite d'eux ne peut être, même en ce qui con-

cerne le verset 13, attribuée à la première source

mais doit venir du rédacteur.

Examinons successivement ces deux TT ns Gelle qui fait commencer la discussion à Antioche

1. ScxwanrrTz, Zur Chronologie, p. 270, n. 2. Jox. Weiss, Das Urchristentum, p. 196; Bousser, Der Gebraaoh des Kyriostitels, Z. N. T. W., 1914, p. 157; Vozrter, Neutest. Streutfr., N. LEE Tijd., 1955, p. 129. ;

Conrerenent à l'opinion de Vogurer (Neutest. Streitfr.,

& theol. Tijd., 1915, p, 130) qui voit ici un élément primitif de la source. à |

On peut donc distinguer dans le récit he cha-

pica LDE

ph ARS L0 €

quil ya entre les deux traditions est singuli

ait raconté ce qui s'était passé à Jérusalem, c'est

-maisil est certain qu’elle n’a pu contenir le décret:

les tractations de Jérusalem et, dans la première

manière qui montre, sans aucun doute possible,

l n qui a insiré le récit du dote 11 : à la suite de la vi 44 de Jérusalémites à Antioche, Paul et Barnabas

:sont délégués à Jérusalem. Conte le rôle prêté au chapitre 11 aux prophètes venus de Jérusaem ne peut être historique, la seule différence

rement atténuée. En admettant leur identité on comprendrait pourquoi la tradition a été modifiée Ÿ au chapitre 11: c’est afin d'éviter un doublet Dr. £ 3 manifeste. vi | La

Il y a tout lieu de penser que cette tradition -que nous trouvons au début du chapitre 15 vient de la source dans laquelle était relatée la fondation de l'Eglise d’Antioche (Loisy, p. 568 s.). Que la source. ne s’en soit pas tenue là mais qu’elle

ce qui ne semble pas pouvoir être mis en doute,

apostolique parce que, tel qu’il est présenté, ce décret ne peut être historique. Paul s’exprime dans l’épître aux Galates en des termes qui prouvent qu'un semblable décret n’a joué aucun rôle dans

épitre aux Ccrinthiens, là où il traite la question ER des viandes sacrifiées aux idoles, il le fait d’une

que le point de vue auquel se jou placés les rédac-

He se produire, enfin le passage 27, 35 rapporte qu’à son arrivée à Jérusalem”à son dernier voyage, on communique le décret à Paul et cela est dit en des termes qui prouvent avec évidence que jusque-là l’apôtre l’ignorait *,

Le décret n’est donc pas historique dans les circonstances où il est rapporté. Si, comme cela est probable, il n’a pas été purement et simplement imaginé, il doit correspondre à d’autres circonstances que celles dans lesquelles il est rapporté. Doit-on considérer qu'il est une addition faite à la source ou bien qu'il à été substitué à un élément de la source que le rédacteur aura fait disparaître ? Loisy s'est prononcé dans ce dernier sens. « Les fictions que constituent l'exigence de

Jacques et le décret apostolique, dit-il, tiennent la place d’une exigence très réelle PE le rédac-

teur n'a pas voulu parler, à savoir la subvention

1. On ne peut voir dans 2/, 25 une glose rédactionnelle qui contredirait le récit antérieur; on est donc amené à y reconnaître un élément qui provient de la source; cf. H. Warez, Biblische Theologie des Neuen Testaments?, Tübingen, 1913, p. 493; Jon. Weiss, Das Urchristentum, p. 195, n.1; W. Bousser, Der Ge-

Branch des Kyriostitels, Z. N. T. W., 1914, P- 158 s. ; Lorsx, p. 594,

et De: SE si uné Re nd à celle que contient Le décret avait existé, un incident comme celui d’Antioche n’aurait même pas

nt :

e par les con munau: ; ne à la communauté de Jérusalem » (p. ). Cette

és

‘interprétation ne s'impose pas car il s’agit ici de choses fort différentes. L'appel fait à la généro- sité des communautés pagano-chrétiennes n'a aueunement eu je caractère d’une obligation, d’une sorte d'impôt. Paul parle d’une convenance morale, non d'une obligation légale. On ne voit pas ce qui, dans ces conditions, pourrait avoir déterminé le rédacteur à observer systématiquement le silence sur la collecte comme s’il s'agissait d’une chose compromettante pour la thèse qu'il soutient. Ce silence il l’a d’ailleurs si peu gardé que dans 71,295s.il a parlé d'un don porté d'An-

tioche à Jérusalem ce qui pouvait suggérer la pensée de ce qu’il aurait tant tenu à faire oublier. Nous croyons donc que c’est vainement qu’on

chercherait dans le récit actuel de la conférence

de Jérusalem la suite de la source à laquelle ont

“été empruntés les premiers versets du chapitre. Passons maintenant à la seconde tradition que

nous avons dégagée dans le chapitre 15: elle peut être la relation plus ou moins exacte d’un fait réel ou bien une fiction du rédacteur. Le caractère net et précis du décret apostolique rend cettp

dernière hypothèse bien peu vraisemblable ; elle ‘se heurterait en outre au fait que le rédacteur, s'il avait dorné libre cours à son imagination, au-

qu'il a été imaginé précisément pour régler des difficultés comme celles qui s'étaient produites alors *, Le moment où fut rédigé ce décret pour-

Paul, c’est-à-dire à 57 (ou 58). Si vraiment Silas fut, comme cela est dit au chapitre 15, mêlé soit à sa rédaction, soit à sa promulgation, ce ne pour- rait avoir été que pendant le dernier voyage

1. Jon. Weiss, Das Urchristentum, p. 194 ; Lorsx, p. 598.603; ef. Epitre aux Galates, p. 135. Le fait qu'on a signalé dans la rédaction du décret certaines particularités du style de Luc (HarNack, I, p. 156; WELLHAUSEN, Krit. An., p. 28 ; Lorsx,. P+ 599 s.) ne suffit pas pour ruiner cette opinion. FA | 2. WerzsÆCkER, Ap. Zeilalter ?, p. 180 S.; SPITTA. Apgsch., p.212 ; Mac Girrerr, Hislory of Christianty in the apostolic +: age, Edinburgh, 1897, p. 215 s. ; von Dosscaürz, Die urchrist- À lichen Gemeinden, Leipzig, 1902, p. 86; PreuscHEeN, Uniers. z. ‘Apgsch.,1,Z. N. T. W.,1918, p. 16 s. ; Jon. Weiss, Urchrist., «P. 235 5.

rait n'avoir pas été de beaucoup antérieur à ce- à lui où, d’après Actes 21,95, il fut: communiqué à

Ce v Ce > ” ATEN +)

“ L d TU PT PET ET PTS ue À

SR x s », bc x té PU Pres MC

ra

SN NX Dhs, NME Le AUDE 2 5

4 nu

6 sons Seb sont bien fragiles et il vaut mieux

| PR paran l’apôtre *.

Quelle relation y a-t- il entre le Let til même et les circonstances que les Actes donnent

comme celles de sa composition ? Les dt de Pierre et de Jacques auxquels il sert de con- ne

clusion sont doublement suspects, d'abord parce

qu’ils prennent leur point de départ dans l'his 0 toire de Corneille qui, nous l’avons vu, n’est

qu'une fiction puis parce que ce sont les formules mêmes de Paul qui sont audacieusement mises dans la bouche de Pierre (Loisy, p. 579). Nous n’en conclurons cependant pas que le rédacteur des Actes a forgé l'introduction donnée au dé-

cret apostolique et cela à cause d’un certain

manque de cohérence entre cette introduction et le décret. Le discours traite de la conduite des chrétiens d’origine juive dans leurs relations avec les chrétiens sortis du paganisme, tandis que le dé-

cret se LS au point de vue des prono -chrétiens

logie des Neuen Testaments ?, p. 493 ; Jon. Weiss, Das Ür-

christentum, p. 1265.

. Hans Acxeus, Das car in den ersten drei Jahr- . Paie I, Leipzig, 1912, p. 618. ; WEINEL, Biblische Theo- -

Se AR ra f Pr Pret E

mn

Er

à penser que le rédacteur des Actes a emprunté

: % 4 l'introduction qu'il a donnée au décret apostolique 5 à quelque tradition légendaire, peut-être à celle __ qui lui avait déjà fourni l’histoire de Corneille. 3s Ladiscussion rapportée dans 15,6-21 ‘n’est eneffet. e . que le doublet, ou peut-être la suite *, de celle L 07 de 11,1-18*. À Inous reste à chercher pourquoi le rédacteur & à combiné, comme il l’a fait dans le récit de la * 4 conférence de Jérusalem, les différents éléments 2 | que nous avons essayé de dégager. S'il avait "Ca ‘eu dans sa source un récit conforme à celui de É na : l’épitre aux Galates on comprendrait qu'il ne l'ait pas reproduit mais qu’à l’aide de traditions diverses il ait combiné un tableau qui fut mieux en harmonie avec ses idées et avec la manière dont il était convaincu que les choses avaient dû né. H LATE . ! 4 + 1. Bien entendu, à l'exception du v.12 qui est un élément F

rédactionnel. £ ;

| 2. Ce qui-suggère l’idée d’une suite c’est que Jacques dit, (45, ? 14) : « Siméon vous a raconté...» ce qui doit viser non pas 15, 4 T-11 où il y a seulement une allusion mais 11,5-17. j

Page 1