Voir p. 239, n
2. On pourrait supposer que déjà la source — et pour les ÿ mêmes raisons — passait rapidement sur l’évangélisation de la
Galatie mais cette explication ne peut expliquer la brièveté avec laquelle est raconté le voyage de la Galatie à Troas.
tue (6! 9-11 . C'est au cours de AE que
| pense que Luc accompagnait cependant Paul de- puis Antioche mais que la première personne a - disparu au début de la narration du voyage à cause de l'important remaniement que le rédac- teur a fait subir à sa source. La tradition d’ après
nas Luc aurait été originaire d’Antioche ne
| nous inspire pas assez de confiance pour qu’à se Ÿ- . . É 4 =
| | cause d’eile nous puissions admettre que le rédacteur ait fait disparaître le « nous » s’il l'avait
trouvé au début du récit du deuxième voyage.
Le récit de la prédication de Paul à Philippes (16, 12-40) commence par des indications sobres et précises sur la rencontre que font les missionnaires de quelques femmes juives qui s’assemblent
au bord du fleuve et sur la conversion de Lydie (12-15). Ge morceau rédigé à la première personne … vient certainement de la source (Hozrzmann, H. C.,
TI, 2, p. 108 ; Lorsy, p. 634 s.) Dans le récit qui suit
la première personne ne se trouve qu'au commen-
cement, elle ne tarde pas à disparaître ce qui autorise à lui prêter un caractère rédactionnel (Loïsy, p. 636). IL est raconté comment la guérison d’une servante possédée provoque une plainte déposée contre les missionnaires qui sont flagellés et in- carcérés (16, 16-24). La disproportion qu'il y a entre l'incident et.ses conséquences autorise à se
D pour la première fois. Loisy (p. 629 8.) d
demander si, comme
à de des SAS
cela. a été supposé. par » Lois. * (p- 636 s.), la guérison n ’aurait pas été substituée à quelque conflit provoqué par la prédication publique des missionnaires. La conjecture est d'au tant plus plausible que l'emploi du « nous » au
début du récit seulement atteste l'intervention du
rédacteur. Il n’y a pas lieu .de douter cependant qu'il y ait dans le récit un noyau historique. Non seulement les violences subies par Paul à Phi-
lippes sont attestées par I Thess., 2, 2 mais en- .
core le récit des Actes d’après lequel les mission-
paires sont poursuivis comme. Juifs contredit le schéma suivant lequel le rédacteur se représente
généralement les choses, attribuant l'initiative
des poursuites aux intrigues des Juifs (WeLLHausEN, Krit. An., p. 33).
. Le récit de la délivrance miraculeuse de Paul et de Silas (76, 24-34) pourrait être suspecté à
cause de son caractère même et du parallélisme frappant qu'il présente avec de récit de la délivrance de Pierre dans 12, 6-10, si toute discussion n’était rendue ici superflue par le fait que le récit de cette délivrance interrompt malencontreusement la narration qui se poursuit au verset 35.comme si rien de ce qui est raconté de 24 à 34 me s'était produit. (Scaürer, Th. Ltzq., 1906, col. 407; Wewnor, p. 282.) Le lendemain du tumulte les magistrats envoient, par leurs licteurs,
qualité de ciiovenes romain ait été: méconnue, exige des excuses (35-40). Le récit semble ici surchargé : ce qui est dit de la réclamation de l’apôtre est suspect: il est fort possible qu'il n'ait pas toujours jugé à propos de faire valoir sa qualité de citoyen .
romain mais l'on ne comprend pas que ne l'ayant
| pas mise en avant pour éviter une cruelle flagellation, il s’en réclame pour obtenir des excuses.
D La surcharge pourrait avoir son origine dans le
désir du rédacteur de dissimuler le fait que Paul et Silas avaient été expulsés de Philippes en leur
qualité de prédicateurs de l'Évangile (Lorsy» p.646). | # Le récit de l'évangélisation de Thessalonique
(17, 1-10), introduit par une notice précise sur l'itinéraire suivi par les voyageurs depuis Philippes, présente des traces évidentes d’abréviations. Le fait que, d’après les épitres, l'Eglise de Thessalonique était composée en majorité de fidèles sortis du paganisme montre que l’activité de Paul ne s'est pas enfermée à Thessalonique dans les cadres un peu étroits de la synagogue. La durée de trois semaines, ou peut-être seulement de trois sabbats, attribuée à l'activité de Paul est certainement trop courte. Le récit de l’émeute a été abrégé dans des conditions telles qu’on ne voit
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à dissimuler, en quelque mesure, la véritable atti- PR
relatif à l'hospitalité donnée par Jason à Paul. Il
connu prouve qu'il devait avoir été raconté qu in avait reçu Paul chez lui. La caution qu'il verse n’est qu’un débris d’une histoire plus développée dans laquelle il devait être dit ce que re. D: cette caution et dans quelles conditions elle fut payée; peut- -être devait-elle sanctionner l’engagement pris par Jason de faire partir Paul (We LHAUSEN, Krit. An., p. 34; Preuscuen, p. 105; Loisy, "e p. 653 s.) Loisy a supposé que la mutilation du U récit primitif avait été inspirée par le désir de.
tude prise par les autorités à l'égard de la pré- + dication chrétienne. Cette hypothèse peut contenir une part de vérité; elle ne suffit pas cependant ; car elle ne justifie pas la suppression du détail
faut au moins la compléter en faisant intervenir , le désir du rédacteur d’abréger un récit que le plan général qu'il avait adopté et les dimensions qu’il voulait donner à son livre ne lui permettaient pas de reproduire intégralement. Fr:
Le récit de la prédication à Bérée est bref (17, 10-13). Sa donnée fondamentale, à savoir le bon accueil que les Juifs font à Paul et à sa prédication, contraste trop vivement avec la théorie du rédacteur sur l'hostilité radicale du judaïsme
; pour qu’on puisse y voir autre chose qu’un él ment de la source. Seul le récit du départ de Paul est suspect. On ne peut se représenter comment la présence de Juifs de Thessalonique peut
obliger Paul à partir alors qu'aucun incident ne
s’est produit auquel il ait été mêlé. Dans le récit actuel, le tumulte provoqué par les Juifs et le dé-
VAR part de Paul sont simplement juxtaposés. Loisy
suppose que toute la mention des Juifs est surajoutée et que Paul quitta paisiblement Bérée après y avoir exercé une activité fructueuse (p. 657 s.). On pourrait se demander plutôt si l'obscurité du
récit n'est pas en rapport avec celle qui règne
quant aux conditions du départ de Paul aussi bien de Philippes que de Thessalonique. La première épître aux Thessaloniciens qui fut écrite peu après que Paul eut quitté la Macédoine parle d'un obstacle insurmontable qui s'oppose au retour de . l’apôtre (2, 18) et, d'autre part, mentionne, dans le même contexte, l'irréductible opposition des Juifs (2, 15-16). N’y aurait-il pas quelque relation entre les deux choses et ne pourrait-on supposer que les Juifs avaient réussi à obtenir des mesures d'expulsion contre Paul et que c’est parce qu’il
sait la lutte impossible qu’il quitte Bérée dès l’ar-
rivée de ses adversaires? L’obscurité du récit actuel viendrait de ce que le rédacteur a intention- nellement dissimulé la mesure prise contre les