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missionnaires par les autorités de Macédoine.
Rien n'empêche d’attribuer à la source ce pe | st dit aux versets 14 et 15 des frères qui accom-
pagnent Paul à Athènes et du message qu'il leur confie pour Silas et Timothée.
Le récit du séjour de Paul à Athènes est pres- ù
qué entièrement constitué par un discours qu'il
aurait prononcé à l’Aréopage et auquel le reste de la notice ne fait que servir de cadre. Dans ce
discours l’apôtre prend pour point de départ un
autel « au dieu — ou à un dieu — inconnu » qu'il aurait vu à Athènes. Ce discours est un essai d’apologie du christianisme dans lequel est soutenu l’accord fondamental de l'Evangile avec ce qu'ily
a de meilleur dans les aspirations religieuses de
l’antiquité. Cette prédication de l'Evangile n’a
aucun succès ; seules quelques personnes parmi lesquelles Denys l’Aréopagite et une femme nom- -mée Damaris se joignent à l’apôtre.
Faisant d’abord abstraction du contenu du discours on ne peut manquer d'être frappé des dif-
ficultés que soulève la séène supposée. Le rédacteur paraît se représenter l’Aréopage comme un
tribunal devant lequel Paul est appelé à s’expli-
quer. Le commencement et la fin du discours sont,
à cet égard, très caractéristiques. Mais c’est là une conception qui ne résiste pas à l'examen. La comparution de Paul n’est pas réellement moti-
petit noïbre % TE 683)? ou bien pe verset doit-il être. attribué au rédacteur qui n'aura pas voulu que l’activité de Paul à Athènes | ait été tout à fait sans fruits ? Dans la première
“hypothèse le nom de Denys l ’Aréopagite pourrait
avoir suggéré au rédacteur l'insertion de la scène du discours. L’ attribution du v. 19 à la source rencontre toutefois une difficulté, c’est que I Cor., 16, 15 nomme Stéphanas, les prémices, c’est-à- ee le 4 à | premier converti de l’Achaïe. Bien des subtilités ont été imaginées pour concilier ce texte avec l'hypothèse de succès que la prédication de Paul
AP: CorssEn, Der Altar des unbekannten Gottes, Z. N. T.
W.,1913, p.317; Lorsx, p. 662s. L’authenticité de l’épisode a été ARE par Conte (Paulus in Alhen, Sitsber. Berl. Ak. der
Wiss., 1893, ÎI, p. 938 s.) et par Wenor (p. 289 s.). Ce dernier
pense que si l’épisode avait été imaginé il n’aurait pas été loca- x
lisé dans une ville où la prédication de Paul s'était heurtée à un échec presqu’absolu,
écrivänt / Cor., 16, 15 ne pensait plus : à ces quelques personnes que sa prédication avait touchées à Athènes et qui peut-être ne s'étaient pas formellement rattachées au christianismeetn avaient pas constitué une Église.
Quant au discours lui-même il a fait, de deal AE» dernières années, l’ objet de nombreuses études * Le on y a signalé des idées helléniques et de multiples contacts avec la philosophie religieuse et. même avec la forme du discours religieux dans . l'hellénisme. Sans doute il faut accorder que Paul. : a dû adapter sa prédication au publie auquel il =. s’adressait et que, s’il avait eu à parler à des phi- losophes, il aurait pus ’efforcer de leur présenter l'Evangile sous un angle philosophique *.Mais de