‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 102 sur 154 · EM · texte numérisé non relu

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restre. L’idolâtrie, conséquence directe de la.

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rien de contraire à la volonté et au plan du Dieu

Père auquel ils doivent être subordonnés. Mais le désordre s’est introduit dans leurs rangs. L’un d'eux, Satan, s’est révolté parce qu'il n’acceptait pas la position subordonnée qui lui était assignée. Lui et ceux qui l’ont suivi sont devenus les ennemis de Dieu et ont prétendu à l’adoration des hommes. Ce sont les démons auxquels les païens rendent un culte. Le désordre a ainsi été introduit dans le monde des esprits où désormais il y a lutte entre Dieu et les démons. Cette lutte est le grand drame de l’histoire religieuse. À cause du culte que Satan et ses anges ont obtenu des hommes le drame céleste intéresse directement les hommes et le monde ter-

révolte de Satan, est le premier de tous les

péchés et la source de tous les autres. Car Dieu a abandonné les hommes idolâtres à leurs pas-

sions jusque-là tenues en équilibre. À cause du péché, les hommes sont devenus l’objet de la

colère de Dieu et ont été abandonnés à la puis-

sance des démons.

L'œuvre de la rédemption qui doit arracher

les hommes à ces conséquences funestes de la

révolte de Satan apparaît comme un épisode

d’un drame plus vaste. |

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258 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES

C’est par le Christ, que son obéissance a rendu capable d’accomplir cette œuvre, que Dieu combat Satan et ses anges. L'œuvre du Christ a une portée à la fois cosmique et humaine. A ce dernier point de vue qui est naturellement celui qui domine dans les épîtres, c’est une œuvre de.

rédemption.

"Jésus est un être céleste l’éMcwrec ircvoxnes qui, par obéissance, est entré dans l’économie humaine. Sans être lui-même pécheur, il se place sous la domination des puissances mauvaises et. se solidarise avec l'humanité. En sa chair le péché est condamné. Il meurt maudit de Dieu.

Sa mortest la conséquence de l’hostilité des puissances de ce monde contre le glorieux Seigneur mais elle réalise le plan rédempteur. Suivant le principe de la justice de Dieu, la mort est le salaire du péché. Par sa mort le Christ a payé la dette qu’il avait contractée en se rendant solidaire de l’humanité ; désormais, sans que cette solidarité soit brisée, il est libre à l’égard du péché. Dieu ne le laisse pas dans le néant de la mort mais le ressuscite. Il ne lui rend pas seulement dans la hiérarchie céleste la place qu’il avait avant son incarnation, il lui attribue le rang suprême et le nom de Seigneur. Devant lui, tous les êtres, à quelque partie du monde qu'ils appartiennent, doivent fléchir le genou.

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La rédemption opérée par le Christ devient une réalité pour chaque croyant par le lien mystique qui s'établit entre lui et le Christ et en vertu duquel ce qui est vrai du Christ l’est ausi de celui qui est uni à lui. Il est mort au péché, il a payé sa dette et n’a plus de châtiment à redouter. Il est entré dans une économie nouvelle, celle de l'Esprit. Les démons ne peuvent plus avoir d’action sur lui. Cette union du fidèle

avec le Sauveur est réalisée, d’une part,par la foi et, de l’autre, par les sacrements (baptême et

communion).

Mais l’œuvre du Christ, si elle se bornait à cela, resterait incomplète et inefficace. Les hommes ne seraient sauvés qu’en principe et non en fait, idéalement et non réellement. Le croyant continue à vivre dans un monde où s'exerce la puissance des démons et où règnent la mort et le péché. Il faut que la rédemption du monde soit opérée. La création tout entière doit échapper à la domination des démons. Cette défaite définitive des ennemis de Dieu sera l’œuvre du Christ à son retour. Paul a le sentiment de vivre dans une période de transition, entre l’accomplissement de l’œuvre humaine du Christ et l’achèvement de son œuvre cosmique.

La situation de l'humanité dans cette période a quelque chose de provisoire et même de can-

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tradictoire puisque l’homme spirituel vit dans un corps de chair et dans un monde charnel, qu'il est mort au monde et que pourtant il y viti. ;

Lorsque le Christ reviendra, les élus ressusCiteront incorruptibles, ceux qui vivront encore seront transformés et les croyants ne seront plus jamais séparés du Seigneur. Quant aux autres hommes, le retour du Seigneur sera leur perte. Le Christ les jugera après la résurrection générale, il anéantira les réprouvés, il vaincra et détruira toutes les puissances hostiles à Dieu et en dernier lieu Thanatos qu'il faut se représenter non comme une puissance abstraite mais comme une divinité personnelle avec laquelle le Christ entre en lutte pour lui arracher la domination des âmes’. Lorsque la victoire définitive aura été ainsi remportée, le Christ remettra le pouvoir à son Père et se subordonnera à lui. Ainsi Dieu sera tout en tous?.

1. Ainsi s'expliquent les hésitations de la pensée de Paul sur le sort des morts avant la parousie. Tantôt l’apôtre se représente qu’ils sont dans un état de sommeil et d’anéantissement provisoire dont ils sortiront au retour du Christ, tantôt il paraît avoir le sentiment que la communion des croyants avec le Christ ne peut être interrompue même provisoirement par la mort.

2. L’épître aux Hébreux (2,14) identifie Thanatos au diable. Il est possible que Paul ait eu la même idée.

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