‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 122 sur 154 · LES ÉPÎTRES PAULINIENNES UE · texte numérisé non relu

LES ÉPÎTRES PAULINIENNES UE

La mention de l’antichrist et de sa condamnation amène l’auteur à rendre grâce à Dieu de ce que. ses lecteurs sont destinés au salut. Iles exhorte à demeurer fidèles à l’enseignement qu'ils ont reçu de lui (2,13-15) et exprime ensuite ce vœu sous la forme d’une prière (2,16-17).

Dans l’exhortation qui forme la seconde partie de l’épître, Paul demande d’abord les

prières de ses lecteurs pour l’œuvre qu’il accom-

plit (3,1-2) et affirme sa confiance en Dieu pour eux et pour lui (3,3-5). Il les exhorte à fuir la compagnie de ceux qui vivent dans le désordre et rappelle l’enseignement qu'il a donné, justifiant par son exemple le principe que ceux qui ne veulent pas travailler ne doivent pas non plus manger (3,6-13). Il résume ce qu’il vient de dire en exprimant l’idée qu’on ne doit pas se lasser de faire le bien. Ceux qui n’obéiront pas à la lettre devront être repris comme des frères et non rejetés comme des ennemis (3,14-15). Puis vient une prière finale (3,16) et une salutation autographe qui doit garantir l’authenticité de l’épître (3,16-18).

La langue de l’épître ne donne pas, au point de vue du vocabulaire, une impression sensiblement différente de celle de la première épître (NAEGELI, Wortschatz, p.80 s.; von Dos- ScHÜTZ, p. 39 s.).

même dans les deux lettres, il a, dans la seconde, quelque chose de moins naturel et aussi de plus solennel et de plus grave, on dirait volontiers de plus officiel!. Le ton n’est pas sans analogies avec celui de certaines parties de la seconde épître aux Corinthiens et l’on pourrait, pour cela, être tenté d’en chercher l'explication dans quelque incident qui aurait altéré les relations de l’apôtre avec ses lecteurs bien que -l’épître ne fasse allusion à rien de semblable. En effet, si les relations qu’elle suppose entre l’auteur et ses lecteurs sont cordiales et confiantes, la nuance d’émotion qui donne tant de charme et tant de vie à la première épître manque dans la seconde. Ce n’est pas une effusion du cœur , c’est une instruction donnée avec autorité et à laquelle il faut obéir (3,14).

Les lecteurs ont reçu l’enseignement de l’apô-

tre (2,5.15 ;3,6.10), c’est par lui qu’ils ont été.

convertis (2,13) mais ils ont été troublés, soit par d’autres enseignements, soit par une fausse interprétation de ceux qu'ils avaient reçus (2,2).

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