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VII. — LE PROBLÈME DE: LA SECONDE ÉPÎTRE ET LES SOLUTIONS PROPOSÉES

L'analyse que nous avons faite des données du problème soulevé par la seconde épître aux

Thessaloniciens et par ses rapports avec la première semble conduire à une antimomie.

L'étroite parenté des deux lettres oblige à rapprocher les moments de leur composition jusqu’à les confondre en un seul. L’absence de lien organique entre les situations qu’elles

supposent et surtout la différence des ensei-

gnements eschatologiques qu’elles contiennent

obligent à les séparer par un intervalle assez

important. | Avant d'indiquer une solution qui résoudraït

peut-être cette difficulté nous devons passer

rapidement en revue les diverses théories actuellement défendues sur l’origine et la composition de la seconde épître aux Thessaloniciens.

La thèse de l’authenticité n’est pas seulement défendue par les exégètes catholiques et conservateurs comme Jacquier, Prat, Zahn, Wohlen-

berg dont la position est prise d'avance: mais

1. Témoin: cette déclaration caractéristique de: WoHLEN- BERG, : Die kirchliche Ueberlieferung hat sich allen Angriffen

gegenüber um: so. siegreicher" behauplet (p. 13).

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aussi par des indépendants comme Jülicher, von Dobschütz, Clemen, Moffatt:. Les raisons invoquées par eux sont surtout d’ordre négatif. On peut les ramener à deux arguments principaux. Le premier, développé par Jülicher (p. 55), est que l'ignorance où nous sommes de la situation exacte de l’Église de Thessalonique au moment de la composition des lettres, permet de supposer que ce qui nous paraît obscur et incompréhensible pourrait s’expliquer par des faits et des circonstances que nous ignorons. Cet argument ne peut être tenu pour décisif ; l’'admettre ce serait, en somme, renoncer à comprendre et à expliquer l’épître.

La seconde raison invoquée a plus de poids, elle s’appuie sur le fait que, jusqu’à présent au moins, on n’est pas parvenu, nous le verrons un peu plus loin, en partant de l’hypothèse de l’inauthenticité, à donner une explication satisfaisante de l’épître?.

1. Parmi ces partisans de l’authenticité, il en est qui ne se prononcent pas sans hésiter, tel JüLICHER (p. 55) qui déclare ungemein belastend les objections faites à l’authenticité.

2. Cet argument a été formulé principalement par von Dogscaürz, p. 35. ZAHN (Einl., I, p. 174) ajoute que l’on ne pourrait comprendre comment, si l’Église de Thessalonique n'avait reçu qu’une lettre de Paul, elle aurait pu être amenée à en admettre une seconde, Mais c’est supposer, ce qui n’est

prouvé par rien, que l’épître inauthentique aurait été fabriquée à Thessalonique alors que ce pourrait être seulement à cause de

La thèse de l’inauthenticité présentée pour L la première fois au xvirre siècle par Schmidt, puis reprise par l’école de Tübingue (voir.

.p. 27 s.) a été, dans ces dernières années,

* défendue par H.-J. Holtzmann, Pfleiderer, Schmiedel, Von Soden, Wrede, etc.

Cinq arguments principaux sont invoqués à l’appui de cette opinion 4

19 L'absence, apparente au moins, de situation Roc historique concrète ;

20 La relation littéraire avec la première ee. épître ; - +

30 L'enseignement eschatologique différent $ de celui de la première épître ; ‘+

49 Le passage 2,2 où l’on a vu un essai de ruiner l’autorité de la première épître ;

59 Le passage 5,17 qui contient une affirma- “184 tion de l’authenticité si énergique que certains critiques y ont vu, sinon une preuve, du moins

un indice d’inauthenticité. , 38 Aucun de ces arguments n’est décisif, mais 1260 il faut reconnaître que l’impossibilité où l’on nn

est de donner, dans l'hypothèse de l’authenticité,

une explication satisfaisante de l’épître renforce é singulièrement leur portée. a.

l’emploi que son auteur a fait de la première épître aux Thes- ‘ saloniciens qu’elle aurait été présentée comme une lettre aux :: COR Thessaloniciens. 00 LE FR) Le.

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