MEYER, Urspr. u. Anf., III, p
tologique, qu’il leur ‘avait donné, à eux aussi, dans la première épître, sans faire aucune allusion à ce premier développemenit et sans indiquer pour quelles raisons un nouvel enseignement lui paraissait nécessaire ?
VI. — CoNCLUSION. LA SECONDE ÉPÎTRE ADRESSÉE A L'ÉGLISE DE BÉRÉE ?
‘On peut. fixer un certain nombre ‘de ‘conditions auxquelles une ‘solution satisfaisante du problème ‘de Ia seconde épître aux Thessaloniciens devrait satisfaire. Il n’y ‘a rien dans
l’épître qui oblige, ou même qui autorise, à contester son origine paulinienne, mais il est
impossible que la seconde ‘épître ait les mêmes destinataires que la première. Elle doit avoir
été ‘écrite à une date très voisine. Enfin la connaissance ‘très précise de la ‘tradition apo-
calyptique juive qu’elle suppose chez ses destina- .
taïres exclut l'hypothèse ‘de lecteurs récemment sortis du paganisme.
-Ces déterminations suffisent pour'caractériser la physionomie de l'Église à laquelle Paul s'adresse. Elles ne permettent pas de ‘déterminer quelle était cette Église. On pourrait . peut-être penser à celle de Bérée, toute voisine de Thessalonique, et qui, à la différence des.
autres Églises pauliniennes, s'était recrutée en grande partie dans la synagogue. Il serait tout naturel que Paul, après avoir été rejoint à Corinthe par Timothée, ait pensé aux fidèles de Bérée comme à ceux de Thessalonique et qu'il leur ait écrit en même temps. La composition simultanée des deux épîtres expliquerait l’étroite affinité littéraire que l’on constate entre elles. La différence des destinataires rendrait compte des divergences qu’il y a entre les deux enseignements eschatologiques.
Il resterait à expliquer comment une lettre aux chrétiens de Bérée est devenue une seconde lettre à ceux de Thessalonique. Nous sommes trop ignorants des conditions dans lesquelles a été constitué le recueil des épîtres pauliniennes pour pouvoir hasarder ici plus d’une simple conjecture. On peut supposer que, de bonne heure, il est arrivé que des Églises voisines se soient communiqué des copies des lettres qu'elles avaient reçues de l’apôtre. Au moment où l’on se mit à collectionner les épîtres de Paul, on aurait ainsi trouvé, dans les archives de l’Église de Thessalonique, la copie d’une lettre aux chrétiens de Bérée. Il suffit de supposer que la salutation initiale en était perdue pour comprendre comment cette épître est devenue une seconde lettre aux Thessaloniciens par
l'addition. d'une salutation Sie sur celle de
la première épître.
Harnack (p. 573 n. 1) déclare avoir envisagé
1 hypothèse d’une épître aux chrétiens de
| Bérée, mais l'avoir reconnue insoutenable « ce . qui, dit-il, n’a pas besoin d’être démontré ». Cette hypothèse cependant nous paraît soulever moins de difficultés que la sienne propre bien qu’elle ne puisse être — il convient de le dire
expressément — autre chose qu une simple :
| conjecture.
v € NE =
Fa Des à