‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 145 sur 154 · ARR AS · texte numérisé non relu

ARR AS

L'ÉPÎTRE AUX PITILIPPIENS 403

‘par négligence, reproduit le chiffre relatif à

l’épître aux Éphésiens et que, se reportant ensuite à ce chiffre dans l'original qu’il avait sous les yeux, il aura écrit .une seconde fois « aux Philippiens » avec l'indication de 235 stiches

-qui se rapportait effectivement à cette épître?

Un troisième témoignage paraît supposer plusieurs épîtres aux Philippiens, c’est celui d’un chroniqueur du vrrre siècle, Georges Syncelle qui, à propos de Clément de Rome, dit que Paul fait mention de lui dans la « première épître aux Philippiens » (Chron., ed. Din- DORF, 1, 651). La date de ce texte ne permet pas de lui attribuer une grande portée et rend assez vraisemblable, l'explication de Lightfoot qui conjecture que rgwrs doit provenir de la transcription d’un alpha malencontreusement introduit dans le textet.

Les traces de la connaissance de plusieurs épîtres aux Philippiens dans l’ancienne Église sont si légères qu’elles n’autoriseraient pas à formuler l'hypothèse d’après laquelle l’épître que nous lisons serait la combinaison de plu-

sieurs lettres différentes, s’il ne semblait pas

y avoir des raisons internes d'en suspecter l'intégrité. La principale est la manière très

1. LiGHTFrooT, p. 140, n. 2; CLEMEN, Einkheitlichkeit der paul. Br., p. 135.

404 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES

brusque dont commence le développement du chapitre 3.

Dès le xviie siècle, Stéphane Le Moyne (Varia Sacra, 1685, II, p. 332-343) a regardé le morceau 3,1-4,20 comme appartenant à une autre lettre que les développements entre lesquels il est intercalé. Sa théorie a été reprise avec quelques variantes par Paulus (Heidelberg. Jahrb., 1812, p. 702 s.), puis modifiée par Schrader (Paulus,'.V; 1836, p. 233, s.)*qu voyait dans 3,1-4,2 une interpolation inauthentique. Ewald (Die Sendschreiben des Ap. P., 1857, p. 432 s.), sans nier l’unité de l’épître, a supposé qu'elle s'était formée progressivement. L'expédition de la lettre primitive constituée par les deux premiers chapitres ayant été retardée par la maladie d'Épaphrodite, Paul y aurait successivement ajouté deux appendices suggérés par des renseignements nouveaux reçus de Philippes. Plus récemment, Væltert a déve- loppé la thèse d’une épître paulinienne authentique surchargée d’éléments secondaires inauthentiques?. Joh. Weiss (Urchr., p. 296; I Cor., p. XLr) à considéré 3, 2-4, 3 comme constituant une lettre indépendante. Loisy (N. T.,

LPPATNS Br. DR 28616 Antérieurement TL 8T31892; p. 10-44, 117-146.

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