‹ Introduction au Noveau TestamentChapitre 146 sur 154 · Sur ces théories voir CLEMEN, Einheïtl., p · texte numérisé non relu

Sur ces théories voir CLEMEN, Einheïtl., p

L'ÉPÎSRE AUX PHILIPPIENS 405

p. 172 s.) et P.-L. Couchoud (R. HR, E.

LE RX VIN" (1923), p.13) ont repris la vieille hypothèse de Stéphane Le Moyne.

Deux préoccupations différentes paraissent avoir déterminé les auteurs de ces théories : éliminer de l’épître des passages que l’on jugeait difficile, sinon impossible, d'attribuer à Paul et rétablir dans l’épître une disposition plus satisfaisante.

Ce que nous dirons plus loin de l’authenticité de l’épître autorise à examiner seulement les observations relatives à une prétendue incohérence dans le développement de l’épître aux Philippiens. Nous pouvons le faire en prenant pour point de départ la théorie de Voelter.

Il ne convient pas d’attendre de Paul une logique très serrée, surtout dans une épître écrite avec abandon. Il est normal que le développement y rebondisse parfois et qu'après avoir semblé aboutir à une conclusion, il reparte dans une direction nouvelle et cela, d'autant plus, que l’épître ne paraît pas avoir pu être dictée d’un seul jet. La reprise de la dictée, même après un intervalle de quelques heures seulement, entraîne naturellement un certain défaut de liaison. Pour établir une hypothèse de compilation, une certaine insuffisance de cohérence ne suffit pas, il faudrait encore que l’on puisse

406 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES

relever des indices positifs tels que l’énoncé de sentiments ou d'idées réellement contradictoires ou, ce qui serait plus décisif encore, tels que des allusions précises à des situations différentes.

: Il n’est, pour ainsi dire, pas de développement :

dans l’épître aux Philippiens ou Voelter n'ait cru relever des traces de remaniementt. Les morceaux 1,3-7 et 1,8-11 lui paraissent faire double emploi (p. 289) et il faut reconnaître que ce sont les mêmes idées qui y sont exprimées, mais elles sont asséz essentielles pour que Paul ait insisté. Dans 1, 8-11 rien ne vient s'ajouter à ce qui était exprimé dans les versets précédents et l’on ne peut concevoir pourquoi l'interpolateur aurait introduit le second développement. Voelter (p. 290) estime que, dans 1, 19-20, ce sont les perspectives favorables qui dominent et, pour cette raison, il ne peut admettre le caractère primitif de 1,21b-24 où l'hypothèse de la mort est envisagée. Mais l’ensemble du morceau révèle une situation pleine d’incertitudes ; ce que les déclarations de Paul ont d’hésitant, voire même de contradictoire, reflète l'embarras où il se trouve de prévoir l'issue de son procès. |

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