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os.
ie en second lieu, une aptitude remarquable
se placer, pour traiter des questions parti- Peu à un point de vue général. Nul n’a su,
aussi bien que lui, développer les principes de la vie et de la pensée chrétiennes sans se perdre dans les abstractions, ni traiter les questions de fait qui se posaient dans les Églises, sans se laisser emprisonner dans les contingences de la situation d’un moment.
Chaque épître de Paul est indépendante de toutes les autres. Aucune n’a été écrite pour devenir un élément d’un recueil, encore moins une partie d’un traité de dogmatique, C’est cependant sous forme de collection qu’elles sont parvenues jusqu’à nous. Il n’est point sans intérêt pour leur interprétation de connaître, dans la mesure où les documents nous
le permettent, les conditions dans lesquelles
s’est constitué le corpus paulinum:.
Une première observation importante est que, s’il est théoriquement possible qu'il ait existé plusieurs collections des épîtres de Paul,
1. Sur cette quéstion voir ZAHN. G. K., I, p. 262-283, 811-839, II, p. 344-358; Jon. Weiss, I Cor., p. XL s.; HARTKE, Die Sammlung und die aelteste Ausgabe der Paulusbriefe, Diss. Bonn, 1917; LiETzMANN, Eïinführung in die Textgeschichte der Paulusbriefe, dans Rm., p. 15.
il paraît bien établi que toutes celles qui nous ont été conservées proviennent d’une collection unique’. Cela peut être prouvé par une double considération. D'abord le contenu du recueil n’a pas varié? car il ne faut tenir compte ni de
l’épître aux Laodicéens qui a figuré dans nombre de manuscrits de la Bible latine entre le vie et le xve siècles, ni de la troisième lettre aux Corinthiens tirée des Acta Pauli qui a figuré un moment dans la Bible syriaque d’où elle a passé.
1. ZAHN, G. K., I, p. 265; Jou. Weiss, Urchr., p. 108; LIETZMANN, Rm., p. 1.
2. Les hésitations que l’on a pu avoir dans l’ancienne Églisesur la canonicité de l’épître à Philémon et des Pastorales n’établissent pas que ces épîtres aient été inconnues ou moins connues que les épîtres aux Églises. C’est un scrupule théoriquequi a parfois empêché de les admettre. Certains pensaient qu’il fallait les considérer comme des lettres toutes privées. On n’a d’ailleurs conservé aucun souvenir de l’adjonction postérieure de ces épîtres au corpus paulinum, cf. ZAHN,. G. K., I, p. 2665.
3. Cette épître est une assez pauvre compilation de phrases. empruntées aux lettres canoniques. L'hypothèse de son authenticité ne peut même pas être envisagée. Elle n'apparaît qu’au wie siècle. Il n’est pas certain qu’elle soit identique à l’épîtreaux Laodicéens rejetée comme hérétique par le Canon de. Muratori, Théodore de Mopsweste, Theodoret, Philastrius, Jérôme et le second concile de Nicée. Le passage Col., 4, 16suggère si clairement l’idée d’une épître aux Laodicéens que plusieurs écrivains peuvent avoir eu, de manière indépendante, l’idée de la reconstituer. Sur l’épître aux Laodicéens, voir ZAHN, G. K., I, p.2775s., II, p. 566-585; Vouaux, Les Actes de Paul et ses lettres apocryphes, Paris, 1913, p. 315-326.
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: dans la Bible arménienne et que l’on rencontre
aussi dans deux Bibles latines’ et encore moins de la correspondance de Paul avec Sénèquez.
Il n’y a aucun indice qu’à un moment quelconque, ait existé un recueil comprenant plus ou moins d’épîtres pauliniennes que celles que nous connaissons. Aucun auteur n’a jamais cité un passage de Paul qui ne se trouve pas dans notre recueil. Les rédacteurs des Acta Pauli, de la troisième aux Corinthiens et de l’épître aux Laodicéens ont puisé aux sources canoniques*. La constance de la composition du corpus paulinum s’expliquerait mal dans l'hypothèse de la combinaison de plusieurs recueils différents. .
Un second argument résulte de la disposition de la collectiont. Si l’on fait abstraction de la place attribuée à l’épître aux Hébreux, place qui a varié d’une manière qui reflète
‘très directement les opinions successives que
l’on s’est faites de son origine, et si on laisse aussi de côté la question des épîtres à des particuliers (Pastorales et Philémon) qui ont été
1. ZAHN, G. K., II, p. 592-611 ; Vouaux, À. P., p. 254 s.; SCHMIDT, Acta Pauli, Leipzig, 1905, p. 125-145.