Scuürer, Gesch., 111, p. 85 n, 24; Juster, 11, p
n. 8, p. 164 n. 2. On en trouvera de nombreux «exemples dans ScumrEDEL, H, C.,sur T1 Cor., 14,25.
être affranchis et à devenir citoyens! En 59 avant J.-C., ils formaient déjà à Rome un groupe influent (CICÉRON, Pro Flacco, 28,66). Sous Tibère, 4.000 juifs de Rome étaient en état d’être incorporés dans l’armée (TAGITE, Ann., IT, 25). La famille de Paul descendait-elle d’un des captifs emmenés par Pompée ? Ou bien fût-ce en province, en Cilicie peut-être, qu’un des ancêtres de l’apôtre fut affranchi par son maître et devint citoyen, comme incline à le penser Juster (11, p. 15 n. 8)?
Entre ces diverses hypothèses nous sommes hors d’état de nous prononcer. Il n’est d’ailleurs pas certain que les ancêtres de l’apôtre aient été esclaves, car des hommes libres pouvaient aussi devenir citoyens comme ce fut le cas pour Antipater devenu citoyen par la faveur de César et pour la famille de Philon (Cf. JuSTER, IT, p. 16). Quoi qu'il en soit, le fait que la famille de Paul possédait le droit de cité romaine, empêche de supposer qu’elle était de condition très modeste et qu’elle ait appartenu aux couches les plus humbles de la population *.
1. Il y avait à Jérusalem une synagogue « des affranchis » (Actes, 6,9) qui groupait probablement les descendants de ces anciens esclaves devenus citoyens romains, elle semble
. avoir été fréquentée par les premiers adversaires des chrétiens. 2. WENDLAND, Urchr. Litf., p. 353. Borxzic (Geistesk.,
LES re Pneus ÉRne
En même temps qu'il était citoyen romain, Paul possédait le titre de citoyen de Tarse (Actes, 21,39). Bien que Dion de Pruse (Tarsica altera, 23, p. 322) paraisse supposer que tous les natifs de Tarse possédaient ce droit et bien que l’on ait admis que les Juifs avaient pu le recevoir d’Antiochus Épiphane en 171 avant J.-C.
la question de l’origine de ce droit de cité reste obscure (cf. BoExLiG, Geistesk., p. 128 s.).
Si la famille de Paul possédait le double droit de bourgeoisie dont nous venons de parler, elle était cependant restée fort attachée au
judaïsme. Elle semble avoir conservé avec la
Palestine, et notamment avec Jérusalem, des relations assez étroites. Au moment du procès de Paul, les Actes parlent de son neveu qui habite Jérusalem (23,16)°, enfin c’est à Jérusalem que Paul fut, sinon élevé, du moins instruit. La famille de Paul se vantait d’être de pure race hébraïque et d’appartenir à la tribu de Ben-
p. 133) conjecture, à cause du métier qu’apprit Paul, que son père s’occupait du commerce des étoffes de Cilicie.
1. Sur la possibilité d’un double droit de cité, voir MOMMSEN, Z. N.T. W., II, 1901, p. 82 n. 2; Scnürer, Gesch., III, p. 86.
2. RaAMsAY, Paulus in der Apostelgeschichte, Gütersloh, 1898, p. 30) a pensé que, puisque le neveu de Paul fut au courant du projet des pharisiens contre Paul, c’est qu’il appartenait à leur parti. Mais l’épisode du complot paraît assez suspect (cf. Intr., III, p. 305 s.) et la personne même du neveu de l’apôtre pourrait s’ évanouir avec lui. ‘ .
nt (PhiL. 3:0): FR est assez douteux qu’ ‘aux
environs de l’ère chrétienne, une famille : juive ait encore été en état de désigner avec quelque certitude la tribu à laquelle elle appartenait. La prétention de la famille de Paul témoigne, au moins, d’une préoccupation de pureté de race
significative au point de vue de ses sentiments
religieux1,
Faut-il aller plus loin encore ét considérer, comme quelques auteurs l’ont pensé, qu’elle APpArERAR au parti pharisien? Dans Actes, 23,6, Paul s’écrie devant le sanhédrin : « Je suis pharisien, fils de pharisiens ». Ce témoignage doit au moins être retenu comme exprimant les sentiments de l’auteur des Actes sur les relations de l’apôtre avec le parti pharisien. Plusieurs critiques? prennent ce texte au pied de la lettre et
1. Par là se trouve écartée l'hypothèse de Forges (The Foofsteps of St Paul in Rom, citée d’après CLEMEN, 1, p. 107n.1) qui, S'appuyant sur Rom., 16,13, pense que la mère de Paul était de race latine et que, devenue veuve, elle était revenue à Rome où elle avait eu un fils, Rufus. d’un second mariage. Les mots « qui est aussi ma mère » dans Rom., 16,13 ne doi-
vent être compris que comme une: image.
2 RENAN, Les Ap.,p. 165; ZAHN, R. E., X V, p.69; Galp 59; HarNack, Mission,1 p.58 n. 1; PRAT, II, p. 44 ; Jou. Weiss, Urchr., p. 131. ZAHN (R. E. Se 69 ; Gal., p.615.) croit que les termes employés dans Gal, 1,15 (6 onde) et dans Rom. 1,1 (AH PE Ese s) seraient des allusions au pharisaïsme de Paul.
4128 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES
entendent que les parents de Paul appartenaïent au parti pharisien, ce qui serait confirmé par la déclaration de Gal., 1,14 où Paul affirme qu'ayant sa conversion, il était Emhuris Tüv raramüvy pou rapaéosuy Zahn (N. k. Z., XV, 1904, p. 32) trouve dans ce fait une confirmation de son opinion que les parents de Paul devaient avoir quitté la Palestine depuis peu, puisque la vie selon les principes rigoureux du pharisaïsme ne semble guère avoir été possible dans la Diasporat. Mais dans Actes, 23,6 le terme de « fils » pourrait avoir un sens large comme il en a un dans Mt. 9,15; 13,38. 1 Thess., 5,5. II Thess., 2,3; etc.,et être l’équivalent de disciple. On sait
d’ailleurs que le titre de « père » était couramment donné aux rabbins. Cela ressort du titre même du traité célèbre, les Pirkè Aboth (enseignements des Pères) (LIETZMANN, Gal., p. ne