AT MAS. ON
148 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES
l'Ancien, Les Actes (5,34) attribuent à ce personnage un conseil de modération donné au sanhédrin, mais l’épisode où il intervient contient de si graves erreurs historiques (cf. Jnir., III, p. 187 s.) qu'on ne peut en faire état’. La tradition juive fait de lui le petit-fils de Hillel et l'ancêtre de la famille qui devait plus tard fournir les ethnarques de Palestine. On cite de lui diverses décisions qui dénotent un esprit pratique et modérés. Si l'indication des Actes répond à autre chose qu’au désir de donner à Paul un maître illustre, on voit que le pharisien Saul de Tarse dut les traits fondamentaux de son caractère, son exaltation et son fanatisme, à son tempérament plus qu’à son éducation.
Ce que Paul apprit à l’école des rabbins ce furent, avant tout, deux choses, la théologie et le
droit. L'étude du droit n'avait pas encore, à
ce moment-là, chezles Juifs, le caractère exclusi-
vement théorique qu’elle eut plus tard. Elle était
entièrement orientée vers les questions pratiques dont la solution était sa raison d'être.
1. Sur Gamaliel voir DaLMAN, art. Gamaliel, R. E., VI, p. 364; Scnürer, Gesch., II, p. 3645.
2. Meyer (Urspr. u. Anf., III, p. 339) retient cette indication comme historique.
3. RENAN (Les Ap., p. 163) admet que les idées larges que professa dans la suite Paul, furent peut-être une réminiscence de l’enseignement de son premier maître.
La
Paul a dû être instruit par les rabbins de toute la dogmatique juive. L'idée de l’élection d'Israël devait lui tenir particulièrement à cœur. On