Barnabas, cousin de Jean-Marc (Col., 4,10),est nommé par
les Actes (4,36 s.; 9,27; 11,22) comme membre de la pri-.
mitive Église, il était lévite et cypriote. Le nom qu’il porte ne signifie pas, comme le disent les Actes, «fils de la consolation » ou «de la prédication ». C’est un nom théophore «fils de: Nébo » (DEISSMANN, Bibelst., p. 175 s. N. Bibelst., p. 16; Barnabas., Z. N. T. W. VII, 1906, p. 91 s.). Barnabas aurait été délégué par l’Église de Jérusalem à Antioche (11,30) où il aurait attiré Paul (11,22 s. ; 13,1, 2). Mais le fait que Bar-
nabas accompagne Paul à Jérusalem comme délégué et repré-
sentant de l’Église d’Antioche (Actes, ESS 12,25 MIS Gal., 2,1. 9) autorise à le considérer plutôt comme un des missionnaires qui fondèrent l'Église d’Antioche. Il accom-
pagna Paul dans son premier voyage mais se sépara de lui
au commencement du second, sans doute, non comme le disent les Actes, à cause d’un différend au sujet de Jean-
Marc (15, 36-41) mais par suite de l'incident d’Antioche auquel il fut mêlé (Gal. 2,13). Cette rupture n'empêche pas
Paul de parler de Barnabas dans 1 Cor., 9,6, comme d’un apô-
tre qui travaille dans le même esprit et suivant les mêmes principes que lui.