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missionnaires indépendants comme Tite: qui, dans des circonstances spéciales, acceptaient de
l’apôtre une mission particulière. D’autres avaient
un rôle nettement subordonné comme Timo-
Thess., 1,1. II Cor., 1,19). D’après Actes, 15,22 s., il serait venu à Antioche comme délégué de l’Église de J érusalem, mais cette indication ne paraît pas pouvoir être retenue (cf. Zntr., III, p. 253). Il est nommé comme auteur ou rédacteur de la première épître de Pierre (5,12). Quelques critiques (ZIMMER,
Die Identität von Titus, Silas und Silvanus, Z. f. kirchl. Wiss.
uw: k. Leb., 1881, p. 169-174; Woher kommt der Name Silas ? Jahrb. Ï. pr. Th., 1881, p. 721-723 ; WEIZSAECKER, AD: 2 p. 247) ont cru qu’il fallait distinguer entre le jérusalémite Silas et le paulinien Silvanus qui aurait appartenu à l’Église d’Antioche. Cette théorie se heurte au fait que les Actes nomment Silas le compagnon de Paul et que la première
épître de Pierre donne Silvanus pour le nom du collaborateur
* de Pierre. Cf. JüzicHer, Zur Lebensgeschichte des Titus Sil-
vanus, Jahrb. f. pr. Th., 1882, p. 538-552. VAN VLOTEN €Z. f. wiss. Th., 1867, p. 223 ; 1871, 43) a proposé l’identification de Silas à Luc. Toutes ces hypothèses sont arbitraires. Cf. P.-W. SCHMIEDEL, art. Silas, Silvanus, E. B., IV, c.4514 5. - 1. Tite qui était païen d’origine ( Gal., 2, 1-3) ne semble avoir:
été qu’un collaborateur occasionnel de Paul. Il remplit à
Corinthe une mission très délicate sur laquelle nous reviertdrons. Il faut remarquer que, tandis que Paul envoie Timothée (I Cor., 4,17), ou le frère (IT €or., 12, 18), il prie Tite
d'aller (II Cor., 8,6; 12,18), ce qui prouve qu’il ne le consi-
dère pas comme un de ses Subordonnés. Ultérieurement Tite paraît avoir été en Dalmatie (II Tim., 4,10). L’identifica-
tion de Tite avec Silas proposée par ZIMMER (Die Identität von |
Titus Silas und Silvanus, Z. f. kirchl. Wiss. u. kirchl. Leben, 1881, p. 169-174) a été avec raison repoussée par JÜLICHER (Zur Lebensgeschichte des Titus Silvanus, Jahrb. f. prot. Theol., 1882; p.. 538-552). |,
thée, l’homme de confiance de Paul: D'autres,
encore comme Aquilas et sa femme Priscille?.
n'étaient pas des missionnaires mais des amis de l’apôtre qui l’aidaient dans son œuvre de tout leur pouvoir. Parmi ces hommes les uns, comme Timothée, semblent avoir accompagné
Paul pendant presque toute sa carrière, d’au-.
tres, tels Barnabas, Silas ét Jean Marc* ne lui furent que momentanément associés. Quelques-uns (Silas, Jean-Marc) semblent avoir été tantôt les collaborateurs de Paul, tantôt ceux de Pièrre:
ar — LA FÉES PAULINIENNE.
Onne peut, pour se faire une idée de la prédication missionnaire de Paul, se servir des discours du livre des Actes qui doivent tous être considérés comme l’œuvre du rédacteur. Les épîtres fournissent quelques indications pré-
- 1. Sur Timothée, voir le chapitre sur les épîtres pastorales. 2. Sur Aquilas et Priscille voir Actes, 18, 2. 18.26. I Cor., 1619 Ron. 165 Min. 419°