‹ Introduction au prophète SophonieChapitre 13 sur 26 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

Yahveh. ‘ Ceux du Reste d'Israël ne commettront pas d'iniquité, il ne diront pas de mensonge et il ne se trouvera pas dans leur bouche une langue trompeuse ; car ils paitront et ils se coucheront et il n'y aura personne pour les faire trembler.

D. Date

La suscription de notre livre place l'activité prophétique de Sophonie au temps de Josias (637-608). La mention du titre : roi de Juda appliqué au souverain MmMontre que cette indication n'est pas du prophète luimême: un contemporain aurait dit simplement : au témps du roi Josias (cf. Es. 6, 1) (1). Il n'y a du reste aucune raison de suspecter l'historicité de ce renseignement. Smend (2) pense que la tradition juive déposée dans les suscriptions est très précieuse et la plupart du temps digne de foi (3).

Notre prophète menace l'Assyrie (2, 1314) : par conséquent, cet empire existait encore à l'époque où il écrivait. Nous sommes donc avant 606. D'un autre côté, le culte de l'armée des cieux élait généralement . célébré de son temps (1, 5) : ceci nous reporte au temps du syncrétisme introduit par Manassé (693). 693 est donc le {erminus & quo. :

Il est plus aisé encore de fixer avec précision le terminus ad quem. Sophonie a certainement écrit avant la réforme de Josias (621). En effet, la mention du culte des baals, de l’adoration des astres sur les toits, de limitation du paganisme jusque dans l'entourage du roi (1, 4-9) montre que Josias, en raison de son àge et

(1) Ad. Los HLH.

(2) Anmerkungen zu Jes. 24-27. ZATW, 1884, p. 224. (3) Voir du reste ci-dessus ch. I.

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des circonstances politiques, n'avait pas osé, en dépit de ses bonnes dispositions envers le groupe des prophètes, abolir les cultes rendus aux dieux de son suzerain, le roi d'Assur, ni secouer la tutelle des princes du sang, partisans du syncrétisme religieux (1). Et puis, comme le fait remarquer L. Gautier (p. 634), si notre livre était postérieur à la réforme, il y aurait dans sa terminologie des influences sensibles de la langue deutéronomiste.

Presque tous les critiques adoptent cette opinion. Cependant, à la suite de Théod. de Mopsueste, de D. Kimhi et d'Abrabanel, quelques exégètes (Eichhorn, Maurer, Hävernick, Hitzig, Keil, Delitzseh (2), Kleinert, Beck, Leimbach, Montet (3), Lippl etc...) pensent que Sophonie est postérieur à la réforme de 621. Schulz (p. 6) le place même tout à la fin du règne de Josias. Ges critiques voient dans Soph. 1, 16 un écho de Deut. 98, 52; cf. Soph. 1,13 et Deut. 28, 39 (4): Soph. 1, 17 et Deut. 28, 28-29 ; Soph. 3,5 et Deut. 32, 4. Mais les pas: sages invoqués sont {trop généraux pour qu'on puisse sérieusement s'appuyer sur eux. Jls allèguent ensuite que l'expression : reste de Baal (1, 4) n'est possible qu'après 621. En réalité, reste signifie ici derniers vestiges (5). Cependant 2 Chr. 34, 3 parle d'une réforme accomplie par Josias la douzième année de son règne : le reste pourrait désigner ce qui a survécu à cette première tentative. Mais cette réforme n'offre pas de

(4) Ad. Lops HLH.

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