‹ Introduction aux essais de MontaigneChapitre 10 sur 48 · UNE PAGE OE LA BOÉTIE · texte numérisé non relu

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lieutesiaiits, met une séparation complète et définitive entre la robe courte et la robe longue : à celle-ci seule désormais, la parole le savoir, le gain ; à celle-là la guerre, Thonneiir, la vertu \ Le connétable de Montmorency fermait dédaigneusement la bouche au chancelier et aux hommes de robe longue ; Brantôme disait que dans les ambassades les gens d'épée valent mieux que les magistrats. Ces considérations touchèrent probablement Montaigne, mais un goût naturel, inné comme le dégoût de la chicane, le poussait, plus encore qu'aucun calcul ambitieux, vers la vocation militaire, forme propre et essentielle de la noblesse française. Les exploits des grands capitaines Tenthousias' maient, tout ce qui se rattachait au métier des armeâ^ jusqu'au détail technique le plus infime, l'intéressait d*une façon surprenante* La guerre lui semblait la plus grande^ la plus pompeuse des actions humaines; il

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