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pirant produisit deux hommes sin guliers : Apollonius et Julien. Le lecteur de Philostrate est ébloui
la dernière splendeur du magisme passe sans effet, sans autre sillage que celui de la curios ité : et s’il est des martyrs dans l'erreur, l’empereur dont Ammien Marcellin nous peint les derniers moments, mourut pour l’hellénisme, sans prolonger son agonie, Car Jésus-Christ est en vérité l’avénement de la lumuère : 1l réalise les promesses de l'initiation, il résout les problèmes de la conscience ; il donne, enfin pie son exemple et par sa parole, la formule vitale de l’humanité. Le Verbe s'est fait chair, et devant cette doctrine vivante, les doctrines mourantes produisent des efforts prodigieux : et la plus morte de toutes, la juive, PRRRE QE ant lés souvenirs de la captivité et empruntant aux Perses, constitue un système qu'elle attribuera à son ancêtre Abraham, Il y a dix-sept siècles que la Kabbale sert de base à l'Occulte, comme la Thorah constitue
lé piédestal de l'Evangile. Même le Talmud eût été annexé aux livres sacrés des chrétiens, sans son caractère incohérent de décisions casuistiques, car la loi a soixante et dix faces ! Plusieurs savants ont été stupélaits de trouver chez les rabbins des formules évangéliques telles que celle-ci : « Celui Me ne sé SOUCIé Das sou [frances d’autrui ne vai rt pas mieux qu un meurftrier », ét la fameuse réponse d’Hillel à celui qui voulait éntendre toute la loi pendant qu'il se tiendrait sur un seul pied : « Ne faites pas à autrui cè que vous ne voudriez pas qu ‘on vous fit.
Il n'y a pas de gé Hallon spontanée, ni en métaphysique, ni en physique. Les idées, avant d’être formulées, se révèlent par une aube qui le partiellement beaucoup d’esprits. On dit couramment qu’une 1dée est dans l’air, et on dit vrai.
La pensée qui va être proférée mottre dés signes précurseurs comme l'évènement, et la percepion de ces signes constitue un
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art magique. L'homme supérieur, avant de devenir un centre d'expansion, commence par être un point de «concentration, un aimant virtuel qui atüre à lu les rayons de l’inteliectualité ambiante.
On n’a pas reconnu, sous les traits du séducteur condamné par le sanhédrin, l’attendu des nations ; mais personne, parmi ceux qui pensaient alors, ne se dissimulait la fatalité d’un grand changement. Le monde attendait une parole, et cette attente était l'effet anticipé de cette parole même.
Eliphas Lévy, Saint-Yves, Guaïta et Papus ont continué la tradition de Reuchlin sur la foi d’Olivet, et l’hébreu passe pour la langue sacerdotale de l'Egypte, Moïse pour très supérieur à ses maîtres du Nil, et le Sépher Iezirath pour l’œuvre d'Abraham. Ces assertions sont lourdes à soulever, d'autant plus que l’œuvre occulte a emprunté à la Kabbale sa terminologie, son algèbre métaphysique. Je dirai seulement que le commentaire vaut
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plus que le texte, et j'inviterai le lecteur à comparer au Zohar le Poïmandrès et ce qu’on pourrait appeler l’œuvre Alexandrine. Athè-
nes décadente et Byzance indécise, pendant qu: tre siècles, l'esprit humain eut Alexandrie pour métropole. Autour d’Ammonius Saccas et de Plotin, le Platon de cet autre Socrate, 1l y eut un groupement admirable. Il faut lire les Ennéades, cet Organon des néo-platoniciens, pour juger de cet effort qui veut unir le dogme à l'expérience, la tradition à la dialectique et l’ascétisme religieux à autos magique. Ils préparèrent les esprits à recevoir la Bonne Nouvelle, amenèrent les Juifs à se créer une métaphysique. Jamais, des pensées si vénérables par leur source, si précieuses par leur nature, si nombreuses par la multiplication du à oéhenie nt, ne se réunirent Four mieux s’unifier sous l’influx de leur puissance réciproque. Suivant la belle expression de Louis Ménard À Alexandrie, l’huma-
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nité avait mis au concours les grandes questions philosophiques et morales ; le prix proposé était le gouvernement des consciences ! »
Le gnosticisme a deux faces:
par l'une 1l revendique l’Apocalypse de Saint-Jean ; par Valentin et Marcos 1l recommence la tradition noire de la mauvaise magie, qui se dogmatisa avec Manès, fils spirituel d’Arius.
Partout où la femme peut s'élever à la prêtrise, 1 y a sorcellerie, c'est-à-dire déviation passionnelle des principes. Il faut qu'elle abdique comme la vierge chrétienne pour incarner le divin. Les Saintes Clotiide et Geneviève représentent la ee telle que l'Evangile la conçoit. A l'époque même où la loi sal [ue fulmine contre les sOTr- Ciers, Co le Débonnaire lance un édit contre les sylphes. Snbe tilion ou réalit 6, les faits de ce temps sont pleins de mystères. La Sainte Vehme exista en Westphalie dès Charlemagne, et, historiquement, l'existence dés Francs Juges
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n'est pas niable. Les statuts ont été publiés d’après une rédaction de 1404.
Deux évènements accrurent l'importance du courant occ ulte : la puissance des Sarrazins en Espagne, et ensuite les croisades . Combien de barons, qui s'étaient embarqués à l’état d’ hommes d'armes ne révant que prouésses d'épée, revinrent avec des idées nouvelles analogues aux enseignements du Vieux de la Montagne ! Un jour peut-être on s’apercevra que Godefroy de Bouillon était un héros gnostique et que le royaume latin de Jérusalem devait réalis r l'idé: il des troubadours. Ces poè “à qu’on se figure exclusivement passionnés d'amour platonique, étaient des mystiques, des illuminés; et les cours ou puys d'amour, des réunions où l’on conspirait contre l’Eglise. Au reste, 1l fallait bien que le crime de Magie eût qi 1elque réalité pour servir de condamnation péremptoire en toute cause. Nous avons la règle du Temple approu-
vée par Saint-Bernard, mais aucun document ne décèle leur doctrine secrète. Cependant le plus curieux génie présidait aux destinées de cet ordre redoutable.
La banque fut une invention templière : Clément V, en cédant à Philippe-le-Bel, détruisit la sécurité de l'Eglise ; car le Temple était obligé de soutenir la Papauté envers et contre tous. Ün retrouvera les successeurs de Jacques de Molay sous les traits du Dante et méême, hélas, sous ceux de Robespierre, accomplissant la ruine des mêmes institutions dont ils s'étaient au début constitués les défenseurs.
Si le procès de Sainte-Jeanne d'Arc montre que l'accusation de Magie servait à perdre les innocents, la terrible histoire de Galles de Raiz manifeste que la magie noire ne se passait pas en hallucinalions et en démence. Les deux cents squelettes d'enfants trouvés à Machecoul et à Chantocé protestent contre ceux qui voudraient inno-
center les sorciers. Le maréchal de
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Bretagne cherchait la pierre philosophale et, aberration passion nelle ou suggestion de sinistres imposteurs, — 1l la cherchait dans les entrailles fumantes d'enfants égorgés. Il importe peu que le dessein emprunte son espérance à des imaginations, si ces imaginations se concrétisent en infanticides, en homicides, Le sort est une tentative d’'empoisonnement : l'intention savoue de donner la maladie, la souffrance et la mort : est-il au monde une plus lâche agres- Sion que celle qui s’accomplit à distance et invisiblement ? La sorcellerie est littéralement une rehgion du mal. On ne croit pas au diable, sans croire en Dieu : on n'accomplit pas de rites dénaturés Sans Confiance à la vertu du rite. Or, le sorcier le plus fou ne demandera pas au divin Crucifié de bénir ses œuvres de haine et de vice. Personne n'invoquera les saints pour obtenir leur aide dans le mal. La Magie noire représente donc la religion du crime, Satan,
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antagoniste de Dieu, doit favoriser ce que Dieu réprouve : luxure, avarice, ambition, Si ces goëtes ne ades ou sceptiques, ce sont du moins des malades fort dangereux et dont la so-
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er déval O0] )pant l'ésoi érist re à la Divine Comédie. L es corporations de métiers en Italie avaient une initiation, et un détail le prouve pinceau d’Ancelico ou de Signore 112, d "Orc ag a
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ou de Memmi, Jésus ressuscité et Jésus trônant dans le Jugement dernier a toujours l’étendard du Temple, blanc à la croix noire, de bout en bout !
Les chroniques de l’Estoile racontent que les prêtres ligueurs perçaient de coups d’épingles les images en cire d'Henri III. Catherine de Médicis pratiquait la Magie et on peut dire que l’Occulte joué un rôle d'Etat dans les destinées de la France. La superstition d’un monarque suffit à entraîner de
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LES FAITS OCCULTES 83 multiples conséquences, moins prodigieuses cependant que le mystére du bois chenu, sanctuaire des discrètes ou dames damées et du grand Fau (hêtre). Si on voulait peindre l’occulte divin et l’occulte diabolique au xv° siècle, 1l faudrait s'approcher de ces deux büûchers, l'un à l'embouchure de la Loire, l'autre à son confluent avec la Seine et faire revivre les cendres mises en terre sainte de Gilles de Rais et celles jetées au vent de Jeanne d'Arc. Cette surhumaine fille, plus ange que femme, réalise un tel idéal de beauté, d’héroïsme et d’ilumination, qu’elle suffirait à faire de la France la nation bénie entre les modernes, si elle n’était pas déjà par le génie la Dame et Maîtresse de ne ère. Les actes juridiques contre la Magie se composent de Se difficilement critiquables.
En 1630, six hommes marchent ensemble sur la poitrine de Magdelaine la Palud, sans qu’elle ressente aucune souffrance : cette pro-
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digieuse hystérique accuse son confesseur Gaudefri, et ce dernier est brülé vif.
Urbain Grandier fut torturé et brûlé vif par ordre de Richelieu pour avoir ensorcelé des religieuses ursulines à Loudun. Or, le curé de Saint-Pierre-du-Marché n'était pas sorcier. À Louviers, dix ans après, les phénomènes de Loudun se reproduisirent. Ces religieuses accusèrent deux prêtres, l’un mort, l’autre vivant : on déterra le mort et on le lia au vivant et ils brûlèrent ensemble. Si le père Girard, de Toulon, au siècle suivant, ne succomba pas aux accusations de Catherine Cadière, ce fut grâce à la puissance de sa compagnie : 1l était jésuite.
Lorsque la Maréchale d’Ancre répond au président Courtin qui lui demande comment elle a ensorcelé Marie de Médicis : « mon sortilège a esté le pouvoir que les âmes fortes auront éternellement sur les âmes faibles », elle n’explique pas les amulettes et instruments de ma-
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gie trouvés chez elle. Richelieu consultait Jean Morin, l’auteur de la fameuse Astrologia Gallica. Mme de Montespan fit dire la messe noire à l'intention de garder le cœur de Louis XIV : et les bibliophiles savent que le xvin° siècle a vu paraître le plus grand nombre de livres sur la pierre philosophale. Le Régent favorisa des expériences de transmutation. Quant à la Révolution, c’est un sabbat colossal et au grand jour, le déchatnement de l'instinct, mené et orchestré par des sociétés secrètes.
Un sujet mériterait l'effort d’une bonne critique, la franc-maçonnerie. Si on s’aräête à la légende d'Hiram, cette association secrète a pris naissance au retour de la Croisade ; mais les monuments carolingiens du midi de la France, qui portent la date certaine du x° siècle, ne permettent pas cette OpInion. La maconnerie a dû commencer par des guildes de métiers et particulièrement de bâtisseurs.
L'art ogival a constitué le secret
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des maçons- architectes de la fin du xir° au xv°. Cette id d'artistesartisans, dont Rabelais fut grand maitre, a-t-elle quelque rapport avec le Rosencreuz 18 ? 1
de 13 { opuscule, paru en 1613, dit que le:
frères 1illuminés se propo de quatre fins : la transmutation des métaux, la prolongation de la vie, l’ubiquité, et la découverte des se cachées par la divination numérique. Des affirmations étrande. et outrecuidantes sont données.
Quand et comment l'atelier devintil loge, et de quelle facon la maçonnerie passa-t-elle en Angleter- À la fin du xv° siècle, on ne nnipuat plus de cathédrales, les châteaux de la Loire, manifestation d'un nouvel art, annulaient les anciens secrets de maîtrise. On peut avancer hardiment que les maçons devinrent les frondeurs de l'Eglise, du jour où elle ne leur procura plus de travail.
Au xvri°, la maçonnerie parut renouvelée en Angleterre, en y apportant le style classique italien.
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La première loge d'écossisme en France date de 1730, avec le duc d'Antin pour grand maître, auquel succéda un maître de danse, L'apparition du comte de Saint- Germain et du divin Cagliostro a des raisons profondes ; ils ne vinrent pas d'eux-mêmes, en simples imposteurs ; c’élaient les mandataires de puissantes associations, acharnées à renverser l’ancien Réœime. On s’obstine à considérer la Révolution comme un mouvement snontané de l'âme populaire, et dans cette cohue de crimes et de boue, parmi le fourmillement des piques et les hoquets du Ça 1ra, Taine lui-même, en son immortel
ouvrage, n'a pas vu, Jusque dans
l'ombre où 1ls se tenaient, les sinistres ordonnateurs de 93. L'interrogatoire de Cazotte devant le tribunal révolutionnaire, si on le rapproche de sa fameuse prophétie rapportée par La Harpe, révèle que le grand cataclvsme fut préparé et conduit par la maçonnerie an-
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Chaque assertion de ce genre demanderait une monographie probante, et cependant il faut indiquer les principaux points historiques où l'Occulte se montre scintillant comme une lueur de follet, dans la nuit des temps écoulés. La supers- {ilion ne cesse pas son cours même pendant la tourmente sociale ; Robespierre rend visite à la voyante Catherine Théot comme Napoléon fera venir Mlle Lenormand. L’empereur Alexandre de Russie, après avoir eu dix-huit mois à sa cour \Nme Bouche, subit l'influence de Mme de Krudener. Louis XVIII ne fut-11] pas étonné par les révélations du paysan beauceron Thomas de Gallardon ?
Enfin, l'assassinat de l'Archevéque de Paris par un prêtre n’a-til pas été suggéré, comme les attentats de Clément et de Ravaillac, par la pratique de la sorcellerie et la lecture de l’Enchiridion ?
L'opinion au dix-neuvième siècle a Marché vivement dans la voie de l'incrédulité, puisque le vingtième
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s'ouvre, en France, par une manifestation d'Etat contre les monastères el par la vieille revendication jacobine du monopole de l’enselgnement. Il n’y a d’hérésies qu'aux époques de foi et l'indifférence amène le calme. Mais si le phénomène dit surnaturel se raréfie, la science, qui l'explique, prend une importance considérable. Le baron du Potet a fait beaucoup pour lordre de faits qui porte le nom de Mesmer ; non seulement 1l possédait de prodigieuses facultés d’exécution, mais il a inventé un miroir magique d’une simplicité remarquable. C’est un cercle de papier soigneusement noirci au charbon de bois dont on sait la propriété d'absorption fluidique ; les chats, surchargés d'électricité les Jours d'orage, se roulent sur le charbon.
Or, il est facile de fluidifier le cercle charbonneux et d’y faire voir à un sensitif d’incroyables choses.
Cagliostro employait l’eau pour éblouir et rendre lucide. Or, le magnétisme est indiscutablement la
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clé de l'Occulte, et si un des grands adeptes renaissait, en apprenant la publicité de certaines expériences, 1] lèverait les bras au ciel, en criant que l’abomination de la désolation va régner en Occident. Après enquête, il s'apercevrait que Jamais à aucune époque, le magnétisme, malgré son entrée sous Île nom d'hynotisme sur le plan de la science officielle, malgré les livres qui en traitent et ceux qui en iont et ceux qui en parlent, ne fut aussi bien caché : et cela est providentiel.
Mesmer mérite l'admiration ; 1l retrouva le véritable magnétisme qui n’est que la vieille théorie égyplienne du Sa.
Le Sa correspond à l’Ambroisie hellénique qui entretient la vie des Immortels, aux fruits de la Freia scandinave. Dans les bas-rehiels de Thèbes, le Dieu fait une transfusion du Sa à son fidèle : ce dernier est accroupi contre les jambes de la statue et lui tourne le dos; la main du colosse lui fait des passes
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sur l’occiput, On illustrerait ” mManuels de Deleuze, de Du Potet avec des représentations ee, Le 5a descend, fluide de bénédicion, rayon de vie divine, à la renecntre de l’émanation humaine et leur union opère l'harmonie. Comment l’écyptologue ne voit-il pas le
geste du magnétiseur quand c’est Isis ou Thot qui le fait? On ne constate que ce que l’on cherche el l’archéologue classifie les images, les décrit, les date mais ne les 1nterprète pas. Le temple de Thotmès III, non loin de la statue de Memnon, déroule un cours véritable d'action astrale, le Pharaon opère la vivification des souffles et la distribue aux quatre points cardinaux : Thot et Anubis pratiquent la revivification du mort, et l’image des Dieux vivifie le corps du roi. À Gournah encore, sous forme d’eau ou de fluide, une expansion de vie descend du ciel sur le Pharaon ou monte de la terre et va réjouir le Ciel. On dirait que le Dieu se substante de prières et
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d'offrandes comme ce monde vit de grâces et de bénédictions : double échelle de Jacob où la précation s'élance, par où l'obtention descend.
L'occultisme actuel prétend qu'une première période historique, appelée cycle de Ram, étendit le sceptre de l'Inde sur l’Asie et l’Afrique, et que cet Empire du bélier fit l'unité dans le monde oriental.
Cette théorie de Fabre d'Olivet a été professée par le marquis de Saint-Yves : elle ne concorde pas avec l’état actuel de l’archéologie,
non plus que les assertions sur
l'antiquité de la Kabbale.
Historiquement, l'Egypte et la Chaldée possèdent les dates les plus anciennes et non par des textes toujours discutables, mais par des pierres, monuments et statues.
Eugène Burnouf rattache la doctrine du Yoga au Sankhya, et l’école de d'Olivet place Krishna près de trois mille ans avant Jésus, c’està-dire treize cents ans avant l’hymne le plus vieux du Rig-Véda : il
est donc très difficile de concilier la critique et la tradition sur une civilisation qui ne nous donne qu'une date prouvée, 265 av. J. C., par l’édit du roi Acoka sur la tolérance religieuse. On croit à l'existence de trois Zoroastre : pour la Chine l'obscurité ne cesserait que par la comparaison des trigrammes et des | cunéiformes touraniens : mais l'Oc- 4 cident a brûlé la bibliothèque sa- | crée de Pékin. Les origines sont W ici matières mêlées et difficiles : si le lecteur demande à con- | naître les textes d’occultisme, il n'y | a pas à hésiter pour la réponse : | ce sont les livres sacrés de chaque race. Ils sont la base de l’ésotérisme : car le pythagorisme vient d’'Eoypte, le judaïsme de Kaldée, et nl l’essénisme de la Perse.
Il a existé de grands courants re- b hgieux qui n’ont pas laissé de traces scripturaires, comme le Drut disme et la religion d’Odin. Lorsque le mystique d’une religion s’individualise, c’est-à-dire cesse de prier pour penser, il devient occul-
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tiste : il abandonne le rite pour l'invéstigation. C’est en Grèce que le mystère pour la première fois sortit du sanctuaire et s’adressa à la raison humaine : la grande centralisation des mythes et des théogonies, qui s’opéra à Alexandrie, porte le nom d’ hellé nisme et compren la naissance simultanée du Pt cisme arya ét de la FREE .
tique. Les hérésiés des premiers siècles offrent encore des Sarre hellénisantes : mais dès la conversion de Constantin, les différents courants de l'occultisme se fondent en une doctrine bizarrement synthétique où domine la terminol ogie hébraïque. Jusque la, le op te se présentait à des maîtres qui lui fai.
1l était | , à Eleusis comme à Memphis. Au Moyen-Age le myste doit s'initier lui-même ou hien son initiateur n’est pas vraiment son supérieur. Souvent c’est un hohémien, un Hibe de mains, un batteur de cartes à demi-médium, et qui séduit sans avoir rien à enséi-
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œner. Le désespoir d'amour, la récolte perdue, une offense à venger, voilà le motif de la vocation occulte : en un mot la passion presque toujours apparaît, détestable paranymphe, dans le mariage mystique de l’homme et du mystère.
Quel est le personnage suréminent qui a échappé à l'accusation de Magie ? Il y a des pamphlets rabbiniques qui pensent €convaincre Jésus-Christ de magie, et Simon l'antagonisie de Pierre est un magicien.
Quelle est la secte, sans extases et sans miracles ?
Marcus a ses extatiques et Montan ses somnambules frénétiques pendant la guerre des Camisards, il y eut dans les Cévennes des écoles de convulsionnaires et de prophètes, comme 1l y en a encore au Maroc. Enfin, Albert le Grand, le maître de Saint-Thomas, porte l’auréole douteuse de l’hermétiste, comme le pape Sylvestre IT. En revanche, l'Occulte revendique un bienheureux qui a son office au bréviaire : Raymond Lulle,
La Magie et la religion sans cesse se pénètrent dans l’âme de lillettré comme dans le cerveau du théologien, car ce sont les deux faces de l'inconnu : la blanche qui apaise et rassure, la noire qui attire et effraye. On appelle pantacles des figures algébriques et doctrinales, de véritables blasons idéogrammatiques, mais au risque de scandaliser les purs magistes, Je dirai n'avoir jamais vu plus merveilleux pantacle que le regard du Saint-Jean. L’œil sourit, chargé de promesses, et inquiète par sa profondeur ; cet œil nous voit jusqu'au fond et nous ne percevons que l’éclat de la lumière qui le frappe: cet œ1l chante comme la voix des sirènes et comme elle, 1l dégage du danger.
Les génies sont des intuitifs qui expriment les lois surnaturelles avec des images : ils appliquent dans leur création une logique transcendentale qu'ils ne mettent pas dans leur vie : car ils sont des démons, des médiums de l'esprit,
et précomsent les rapports de la vie supérieure et de la nôtre. Leur perception s'appelle une inspiration ; ils atürent l’influx de l'au-delà sans que l'obscuration soit possible, ayant ce critérium infaillible de la beauté qui les avertirait des mauvais courants. La sphère mystique offre des phénomènes prodigieux.
Qui n'a été surpris des tentations du Saint ? Par son extrême tension vers la pureté, 11 attaque, il irrite les impuretés de l’astral, et comme l'astral fourmille d'efforts vers la vie, il s’y fait un combat sans fin entre les cellules pures et impures.
Les Chinois, qui sont métaphysiciens les plus pratiques, ont dédié leur admiration à une théorie de la voie du milieu : elle met l’homme en garde contre les dangers de dépasser sa sphère. Sauf des mystiques comme Swendenborg, les grands esprits eurent des idées et non des visions.
Ni Dante, ni Shakespeare, ni (Gœthe ne faisaient d’évocations, et tous trois savaient l’Occulte : ils se
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