INTRODUCTION XXII
rarement dignes de foi, pour toutes sortes de raisons qu'il énumère en homme clairvoyant, omettant toutefois de citer la plus regrettable de toutes: l’absence d’une. pratique comptable rationnelle assez générale pour qu’on puisse en tirer les éléments indispensables aux travaux de la science économique.
Si les questions de libre-échange, de protection et de répartition équitable de l'impôt, pour ne citer que celles-là, sont encore si peu élucidées et si mal déterminées que personne, à la Chambre, dans les cénacles, ou dans les congrès, ne les entend de la mème facon, n’est-ce pas surtout parce que les bases statistiques sont tout à la fois insuffisantes et fausses ? Si les enquêtes économiques officielles touchant l’industrie du pays aboutissent, invariablement, à des résultats contradictoires sur tant de points, n’est-ce pas également à cause du défaut de comptes et de comptes justes ? La comptabilité, boussole directrice, phare illuminant l'obscurité économique, Critérium de lumière, — à la condition qu’on veuille y voir clair, — doit être pratiquée; et il faut qu’elle le soit sincèrement et rationnellement, si l’on entend parvenir à bien connaitre les faits de la production, de l'échange, de la consommation et de l'administration des capitaux privés et publics.
L'impôt frappe le capital, le revenu, le travail de toutes les façons ; il atteint la production, l'échange, Ia consommation, la circulation et l'administration sous toutes les formes, on lui fait rendre 4 milliards par an. L'État soutire ainsi à Ja nation le plus clair des revenus de son travail industriel, artistique, financier, agricole et commercial, travail auquel il fait Fui-mème concurrence par ses différents monopoles. Les dépenses publiques augmentant sans cesse, — grâce à la gestion antiéconomique du pays, — il faut constamment augmenter les recettes, majorer les impôts anciens, en créer de nouveaux. Cependant, pour qui considère la fin des choses, il y a une limite terminus à ce système accablant et odieux, qui rappelle la fable de la poule aux œuis d’or.
Eh bien, supposons le moment venu, — et il n’est pas éloigné de nous, — où les industriels et les agriculteurs, écrasés d'impôts, ne travailleront plus qu’en perte. Que se passera-til alors ? Pendant un certain temps encore, nos producteurs résisteront, vivant sur eux-mêmes, comme ces malades que la maladie et l'inappétence épuisent et qui s’en vont frappés d'anémie, tout en s’imaginant revenir à la santé. Ils résisteront, ne pouvant croire leur mal si grand. Ils chercheront les derniers moyens de produire à meilleur
re P- ERA V2
pe #
EE, + + at Er
; Là “is L'ANEET L n h a - LEE) # MES 38 mel
bé, af F” Ke" n DT ES PEN ET À
Ac > Le
nes 4 & SUR
: À ve ni ER su.
su | dlS 4 La ere L
L, y Hdi Pr. DR US EU Pr
1%} Loeb} L< k PC E 7 T pre rpm a+
D Rs
Ü ee . as à :
mr + e h 1, À : L sn TE = = ray en RE : | En, > rh t * .