XXXVI INTRODUCTION
crédit. En d’autres térmes, son capital net. ou personnel, est son actif notrs son passif. Le capital dont il dispose est son actif, plus son passif.
Les documents commerciaux et pièces de comptabilité, tels que factures, lettres, mémoires, reçus, quittances, etc., sont des comptes purement arithmétiques. Ces comptes arithmétiques, ou extracomptables, constituent les éléments des comptes digraphiques ou intra-comptables.
Les comptes digraphiques (1) sont formés par ies écritures à parties doubles inscrites au Journal général et portées de là au Grand-Livre, qui n’est pas autre chose qu’un répertoire du Journal donnant le détail des comptes.
Le Journal se constitue : 1° des livres d’origine ou de première inscription, tels que ceux de caisse, d'effets à recevoir, de magasin, de ventes, de divers, etc., sur lesquels les mouvements d’entrée et de sortie de valeurs et opérations quelconques sont d’abord écrits sur ie mode simple (2); 2° du Livre de mise au net méthodique, ou Journal général. sur lequel toutes les opérations sont inscrites sur le mode double ou diagraphique (3).
Les livres d’origine sont addilionnés, ainsi que le Journal
général, d'où contrôle : Car le total de ce dernier doit égaler la somme des totaux des premiers.
(1) Nous avons créé ce néologisme pour ne pas employer la locution « Comptes Comptables » qui aurait l'inconvénient de ne pas indiquer la méthode employée, car des comptes comptables peuvent être établis à partie simple ou à parties doubles. ,
(2) Tout échange suppose deux parties : le donnant et le recevant, Les écritures dites sur le mode simple n'expriment qu’une partie, le donnant ou le recevant. Ainsi, quand on écrit sur le livre originaire de caisse : |
PIERRE, son versement 1,000 francs, on désigne simplement la partie donnante ou versante,
(3) Les écritures dites sur le mode double expriment les deux parties, c’est-à-dire le donnant et le recevant. Ainsi, au Journal général l’opération ci-dessus s’écrira, d’après le livre originaire de caisse :
CAISSE, 1,000 francs.
à PIERRE son versement 1,000 francs.
C’est ainsi que le Journal général, par ses écritures doubles, exprime l'intégrité des opérations d'échange, détermine les rapports des comptes entre eux et donne le moyen d'établir, au Grand-Livre, la situation du commerçant et des tiers en rapport d'affaires avec lui.