‹ Introduction comptable à la science socialeChapitre 42 sur 48 · INTRODUCTION LVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LVII

truction, qui n'a que trop cessé d'être éducatrice. Le désordre, c'est le mal; l'ordre c’est le bien, et le bien, — de même que le beau, le bon, le vrai, le juste, — n’est réellement le bien que par le secours de l’ordre. Moralistes, éducateurs, nous le répétons faites des hommes d'ordre.

Aux commerçants nous demandons de s'intéresser davantage à leur comptabilité et, conséquemment, aux comptables chargés par eux de les remplacer dans la mission d'ordre qu'ils ne peuvent remplir, faute de temps, ou pour tout autre raison.

Les commerçants ont le droit et le devoir de demander à l’ordre comptable tout ce qu'il peut donner. Mais pour obtenir les auxilaires instruits dont ils ont besoin, il faut qu'ils aident les comptables à se constituer en corporation fermée aux incapables comme aux déclassés, qui font de la comptabilité par pis aller. Nous leur demandons aussi de s'intéresser à l’enseignement commercial, (où il reste tant à améliorer encore) : soit par des subventions, ou des dons, ou des dotations de cours, ou par des créations d'écoles, comme l'ont fait les freres Jules et Jacques Siegfried, qui ont trouvé, jusqu'ici, Si peu d'imitateurs en France, alors qu'en Amérique les bienfaiteurs des écoles sont si nombreux et si généreux (1). Nos. commerçants seraient-ils donc moins clairvoyants que ceux des États-Unis ? et n'est-il pas de toute évidence qu’en répandant la science du Commerce chez leurs nationaux les commerçants américains ont semé pour récolter ?

À nos comptables nous demandons l'amour de leur profession, la volonté d’en perfectionner la pratique, celle de se solidariser au progrès comptable, gut est leur raison d'être ; celle de S’unir davantage qu’ils le font, de se grouper, et de créer dans leurs rangs une hiérarchie comptable qui fera leur force. Les femmes se sont emparées, dans ces dernières années, d'un grand nombre de petits emplois de teneurs de livres et de caissiers, de tribuns et de correspondanciers. On les prend par économie d'abord ‘économie conteslable), et parce qu’elles sont munies de diplômes de sténographie et de dactylographie. Pourquoi les comptables ne se mettraient-ils pas, eux aussi, à la sténographie et à la machine à écrire. IF faut

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(1} Voir l'Enseignement commercial et les E o!es de commerce, chapitre 1x pages 573 à 796 relatives à l’enseignement commercial aux Etats-Unis.

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