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Pathologie

a. Modes d'exploration clinique de la fonction olfactive : olfactométrie.

b. Les troubles olfactifs d'après leur forme symptomatique : anosmie, hyperosmie, parosmie; olfaction colorie. Symptômes associés. Classification des anosmies.

c. Les troubles olfactifs d'après le siège de la lésion nerveuse : lésions périphériques, lésions des nerfs et des neurones de relais, lésions des neurones supérieurs corticaux.

!>(). — ANATOMOPHYSIOLOGIE.

a. Voies sensorielles, périphériques et centrales.

Le proloneui'onc sensoriel est constitué par les cellules bipolaires olfactives, analogues des cellules bipolaires de la deuxième conclu' de la rétine (p. 304), des ganglions de Corli el de Bœtscher p. ;52i , des ganglions géniculé et d'Andersh (p. 337; el des ganglions spinaux rarhidiens (p. 849). Ces protOneurones sensoriels olfactifs sont dans l'épaisseur même de la pitui taire.

La pituitaire (ou membrane de Schneider est la muqueuse qui tapisse les fosses nasales. Les fosses nasales, séparées lune

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de l'autre par la cloison (paroi interne), ont une paroi supérieure, une paroi inférieure et une paroi externe : celle-ci présente des saillies osseuses qu'on appelle cornets; ii y en a trois superposés (supérieur, moyen et inférieur), séparés par des espaces appelés méats. Dans le méat moyen sont les communications avec les sinus maxillaires et frontaux (cavités dans l'épaisseur des os maxillaire supérieur et frontal) ; dans le méat inférieur (sous le cornet inférieur), qui correspond en arrière au pavillon de la trompe d'Eustaclie, s'ouvre le canal nasal qui amène les larmes dans les fosses nasales.

La muqueuse olfactive n'est d'ailleurs « qu'un déparlement très restreint de la pituitaire ». D'après Brunn elle occuperait « une partie seulement du cornet supérieur et la région du septum (cloison) située en face de lui ». Remy ajoute la partie antérieure de la face convexe du cornet moyen.

Nés de ces cellules bipolaires, les filets olfactifs vont vers la voûte des fosses nasales, traversent les Irous de la lame criblée de l'os ethmoïde et se terminent dans les premiers neurones de relais constitués par les glomérujes et les cellules mitrales du bulbe olfactif, « petite masse nerveuse de forme ovoïde, de couleur gris jaunâtre, couchée dans la gouttière olfactive, immédiatement au-dessus de la lame criblée de l'ethmoïde ». Là se forme la bandelette olfactive, à l'extrémité de laquelle est un deuxième neurone de relais. De là partent quatre racines qui paraissent former un cbiasma analogue à celui des nerfs optiques et vont dans les neurones corticaux.

Ceux-ci paraissent être réunis surtout dans la partie tout à fait antérieure de la circonvolution de l'hippocampe : extrémité postérieure et descendante de la circonvolution du corps calleux (fig. 42, p. 307].

Ce centre représente, chez l'homme, les débris ou les parties dissociées de la circonvolution Hmbique des osmatiques (Broca, 1878). Chez les animaux à odorat très développé comme le chien, la loutre, le renard... (macros maliques de Turner) le centre sensoriel olfactif esl représenté, au seuil même de l'hémisphère, par une circonvolution continue, à la face interne de chaque hémisphère, se développant autour du corps calleux, perpendiculairement à la direction transversale dv^ libres de cette grande commissure. Chez les microsmatiques comme les singes et l'homme, de cette vaste circonvolution, « il ne reste que l'arc supérieur très aminci c'est lu circonvolution du corps

calleux ') et l'arc inférieur recourbé en crochet et renflé à son extrémité antérieure (c'est le lobule de l'hippocampe ou circonvolution unciforme) » (Collet). Chez les anosmatiques comme le dauphin, la circonvolution limhique disparait : la troisième région (orbitaire) est notamment lisse et atrophiée (désent olfactif de Broca).

b. Voies centrifuges : vasomolrices et sécrétoîres, motrices (appareil d'adaptation pour flairer et déguster).

Le grand sympathique, dit Morat, équilibre la circulation de la muqueuse olfactive, « la modère par ses constricteurs, l'exagère par ses dilatateurs ». Les nerfs sécréteurs, qui ont vraisemblablement la même topographie que les nerfs vasomoteurs, interviennent dans l'olfaction, puisque « lorsqu'il y a sécheresse anormale de la muqueuse nasale, l'odorat s'émousse et disparait ».

Normalement l'air inspiré par le nez ne vient pas au contact de la partie olfactive de la pituitaire (Paulssen, Zwaardemafcer, Franke), « les particules odorantes n'y pénètrent que par diffusion et cette diffusion est d'autant plus facile que le courant inspiratoire a la forme d'un arc qui tourne vers la région olfactive sa convexité, c'est-à-dire sa plus large surface... 11 est bien évident que, plus l'inspiration est calme, moins le sommet de la courbe correspondant au courant d'air inspiratoire se rapproche de la région olfactive ».

Dans l'acte de flairer il y a à la fois élargissement des narines, surtout dans leur partie antérieure et inspiration brève et forte pour favoriser l'ascension du courant d'air inspiré jusqu'à la région olfactive. Le nerf facial est le nerf de l'élargissement des narines et son action est indispensable à l'action des nerfs de l'inspiration; car, si le facial est inactif, « les brusques inspiralions n'ont d'autre résultat que de produire une sorte de collapsus de l'aile du nez qui se rapproche passivement de la cloison et rétrécit la narine » (Collet).

Voilà pour l'olfaction inspiratrice] il \ a aussi une olfaction expiratrice que Collet a très bien analysée et qui s'exerce notamment dans Ja dégustation (odorat gustatif de Zwaardemaker).

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