‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 131 sur 143 · Voir la Rgure 'il. page mot · texte numérisé non relu

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Pendant la déglutition des boissons « la contraction du voile du palais intercepte toute communication entre le pharynx buccal et les fosses nasales; mais, quand la décontraction a lieu, du liquide déposé le long des parois du pharynx se dégagent les particules odorantes et le mouvement expiratoire qui suit les projette vers les choanes et la région olfactive; l'arôme n'est bien et complètement perçu qu'après la déglutition ». L'appareil nerveux de cette olfaction est celui de l'expiration.

c. Taches respiratoires, champ olfactif, fatigue, compensation, finesse et temps de réaction.

« Si on fait, avec une seule narine, sur un miroir froid tenu à une distance de un centimètre environ, une expiration naturelle, la condensation de la vapeur d'eau détermine à sa surface une tache grossièrement arrondie qui, peu à peu, au moment où elle s'efface, se divise en deux taches séparées par un sillon oblique, l'une antéroexlerne, l'autre postérointerne. » La première de ces taches olfactives correspond à la partie olfactive des fosses nasales et présente « dans sa forme une grande analogie avec le champ olfactif ». Ces taches permettent d'apprécier dans une certaine mesure la perméabilité des fosses nasales.

Voici, toujours d'après Collet, un procédé pour mesurer le champ olfactif : « une feuille de papier étant tenue entre les dents, on pique ce papier par dessous en différents points, avec l'aiguille d'une seringue de Pravaz chargée de vapeurs odorantes et on pousse le piston : chaque fois que le sujet en expérience perçoit une sensation olfactive au bout d'une seconde, on note avec un crayon le point piqué : un cercle réunissant tous ces points donne la circonférence du champ olfactif ».

L'odorat se fatigue avec une extrême rapidité, beaucoup plus vile (jue les autres sens : quatre minutes pour la teinture d'iode, cinq à sept pour le camphre, etc. (Aronsohn).

Deux odeurs peuvent s'annihiler mutuellement : il n'y a alors aucune perception olfactive. « Ainsi l'air traversant un cylindre de bois de cèdre de cinq centimètres et un cylindre de caoutchouc de dix centimètres ne donne lieu à aucune odeur ». Cette compensation ou interférence est, non d'ordre chimique, mais d'ordre physiologique.

« Le sens de l'odorat est d'une finesse extrême, puisqu'il peut déceler dans un milieu des traces impondérables et vraiment

infinitésimales de substance, par exemple 1/23000 000 de milligramme de sulfhydrate d'éthyle par centimètre cube d'air [Fischer et Penzoldt); mais, d'autre part, le tetnp& de réaction est |ilus long pour l'odorat que pour les autres organes <\v* sens. Alors que les impressions acoustiques ou lumineuses demandent 1/9 de seconde, les impressions olfactives demandent une ou plusieurs secondes (Buccolà) »> (Collet).

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