‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 44 sur 143 · C. Pathologie · texte numérisé non relu

C. Pathologie

%. Troubles hypo ■■ aprosexie.

11 faut distinguer l'aprosexie vraie, trouble direct de l'attention que l'on observe notamment chez les hystériques et les psychasthéniques, de la Fausse aprosexie des distraits ou des obsédés (dont l'attention est détournée et fixée) et de ceux qui comme certains alcooliques, peuvent, mais ne veulent pas, faire attention.

Les degrés de l'aprosexie sont très nombreux, jusqu'à l'impossibilité de faire attention à n'importe quoi (beaucoup d'états mentaux, depuis l'ivresse jusqu'à l'imbécillité et l'idiotie).

Pour dépister ce trouble à ses degrés légers, Pierre Janet a montré l'intérêt que présente l'étude des temps de réaction. Il a même pu, comme je l'ai dit plus haut, faire l'étude expérimentale séparée du temps de réaction dans l'attention polygonale et dans l'attention volontaire.

(3. Troubl s para.

Un symptôme important est ici la mobilité: le sujet l'ait attention, mais mal, à contre-temps, sans suite, ni mesure... C'est un élément constitutif de troubles plus complexes : fuite des idées, manie} incohérence, confusion mentale, démence, dans lesquels il \ a en même temps troubles de l'association des idées, du jugement, etc.

L'attention peut aussi se porter illogiquement, contradictoiremeiit au droit qu'ont les divers objets de fixer celle attention.

Dans h' même groupe il faut placer ce que Ton pourrait appeler la cristallisation (au sens de Stendhal) de l'attention, qui, chez certains monoidéiques, obsédés..., se fixe exclusivement autour de l'objet de leur délire.

I. Ce champ île l'intention est souvent confondu fa tort) avec If champ i la conscience ou If champ de l'intelligence.

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