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Psychothérapie supérieure ou totale

a. Définition et généralités.

b. Indications et contreindications.

c. Principes de la technique.

Il est bien entendu que je ne veux pas essayer de donner ici aux étudiants en philosophie les moyens de traiter 1rs maladies du système nerveux. Ceci reste l'affaire des médecins, qui sont déjà assez embarrassés pour s'acquitter convenablement de celle tâche.

Mais dans certains processus de cure el de guérison le fonctionnement psychique intervienl (rime manière remarquable el ce fonctionnement des neurones psychiques en thérapeutique est aussi utile à connaître pour le philosophe que ce foncdonnemenl à l'étal normal et dans le cours de la maladie non encore traitée. Voilà pourquoi j'ai mis cette tète de chapitre dans le plan lie cette Introduction physiologique.

I. Voir ma Thérapeutique des Maladies «/// Système nerveux, Encyclopédie scientifique, p. 84.

50. — DÉFINITION DE LA PSYCHOTHÉRAPIE. DIVISION EN PSYCHOTHÉRAPIE SUPÉRIEURE ET PSYCHOTHÉRAPIE INFÉRIEURE

a. Définition et généralités.

La psychothérapie (le mot est de Hack Tuke) n'est pas le traitement du psychisme ou de l'esprit, c'est le traitement par l'esprit ou par les moyens psychiques. C'est donc l'utilisation des fonctions psychiques pour le traitement des maladies.

On peut ainsi traiter par la persuasion, l'émotion, la suggestion, la distraction, l'éducation, la foi, les prédications... d'un mot, par la pensée et tout ce qui s'y rattache.

b. Objections formulées contre la psychothérapie.

Les études sur l'hypnotisme et la suggestion ont tellement élargi le territoire et accru les ressources de la psychothérapie qu'on en est arrivé à inféoder toute la psychothérapie à la thérapeutique suggestive; les deux termes sont devenus synonymes. Comme d'autre part on a bientôt découvert les inconvénients et les dangers de la suggestion dans certains cas, on a étendu à l'entière psychothérapie les ohjections que l'on faisait à l'hypnose. Et ainsi on a chargé la psychothérapie de toutes les accusations et de tous les méfaits, pendant que d'autres la portaient aux nues et en exagéraient les avantages; de divers côtés, on a demandé à cette psychothérapie les effets les plus disparates, on a voulu lui faire remplir les indications les plus contradictoires.

Les uns (Berillon, Binet) voient dans la thérapeutique psychique le moyen de fortifier la volonté des sujets, de développer leur volonté et leur spontanéité, ils en font la hase de la pédagogie et de l'éducation. Les autres disent avec Dupral que traiter un malade par ces moyens psychiques, c'est contribuer à la ruine de leur personnalité et à l'établissement du règne de l'automatisme. Et alors ces prétentions contradictoires amènent les railleries de Wundt et d'autres.

c. Distinction entre la psychothérapie supérieure et la

psychothérapie inférieure.

Pour remettre les choses au point et éviter au traitement psychique ces excès d'honneur et ces excès d'indignité, il suffit

182 LES PONCTIONS PSYCHIQUES BU THERAPEUTIQUE

d'établir, dans la psychothérapie, une division (qui correspond à la distinction des deux psychismes) en psychothérapie supérieure fi psychothérapie inférieure.

c.rs deux méthodes diffèrent en ce que l'une (la supérieure)

s'adresse au centre () ou plutôt à l'ensemble des psycbismes, tandis que l'autre (l'inférieure) s'adresse au seul psychisme inférieur, au polygone dissocie.

Les objections faites à l'une ne s'appliquent plus alors à l'autre, chacune ayant ses indications et ses contreindicalions distinctes. Ainsi, l'action sur la volonté et sur le moi supérieur est opposée dans les deux méthodes : la psychothérapie inférieure disjoint plutôt les psyrhismes tandis que la psychothérapie supérieure développe la volonté et accroît l'action et L'influence du moi supérieur. On comprend donc les appréciations contradictoires des auteurs indiqués ci-dessus : elles ne sont plus contradictoires puisqu'elles s'adressent à des procédés différents.

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