Centre ovale. Capsule interr m optostriée. Pédoncules
Protubérance. Cervelet, Faisceau pyramidal.
s. Centres bulbaires.
.V.,.iiixde l'hypoglosse, du t'aeiul et du
spinal, des deux côtés.
'.i. Muscles de la langue, du voile du lis, des lèvres, da larynx.
s. Centres médullaires.
Cellules antérieures de la substance grise au niveau du renflement brachial à droito.
9, Muscles du membre supérieur droit.
mot écrit, par les deux yeux et les deux nerfs hémioptiques, va
au centre visuel des mots.
Entendus ou vus, ces mots vont aux centres psychiques supérieurs où est élaborée la réponse.
Le mot à dire se forme dans le centre du langage, va aux centres corticaux de l'articulation, puis, à travers la région optostriée, les pédoncules et la protubérance, aux centres bulbaires et enfin aux muscles de la langue, du voile du palais, des lèvres et du larynx. Le mot à écrire se forme dans le centre de récriture, puis va aux centres corticaux du membre supérieur droit, de là, par la région optostriée, les pédoncules, la protubérance et le bulbe, aux centres médullaires et enfin aux muscles dû membre supérieur droit.
Les divers centres corticaux du langage que j'ai dû dissocier et décrire séparément pour les mieux comprendre sont unis entre eux par des liens très intimes; de seule qu'en somme ils eonslituenl un centre1 très élendu ou une zone corticale du langage qui comprend les trois régions indiquées sur la ligure ï>i, page 803.
J'ai déjà dit l'action mutuelle, frénalrire ou régulatrice, que ces divers centres exercent les uns sur les autres. Ils mil aussi une action excitatrice les uns sur les autres : quand l'activité de l'un d'eux esl diminuée ou affaiblie, on peut la réveiller par un
des autres. C'est ainsi que l'image visuelle d'un nid peut eu
éveiller l'image auditive ou réciproquement.
Enfin, dans certains cas, les centres peuvent se suppléer mutuellement : certains centres intacts peuvent suppléer d'autres
centres altérés ou détruits.
Une aphasie peut guérir sans que la lésion disparaisse. Dans ce cas il y a suppléance, soit par la région similaire du côté opposé, soit par les parties voisines du même hémisphère. C'est la base du traitement physiologique des aphasies : on aide et on hâte la formation de ces suppléances, en entraînant et en éduquant les parties saines.