‹ Introduction physiologique à l'étude de la philosophieChapitre 78 sur 143 · Qwtriuit /Kirs i>nrru sum · texte numérisé non relu

Qwtriuit /Kirs i>nrru sum

Quanl aux faits d'aphasie sans lésion du centre de Broca, ils n'ont pas grande importance parce que, depuis longtemps, aucun des localisateurs ne limite au seul centre de Broca tous les neurones psychiques du langage. La lésion peut porter, dans des cas d'aphasie, soit sur d'autres parties de la zone corticale du langage soit sur les libres blanches sous-jacentes au centre de Broca.

Pierre Marie constate d'ailleurs lui-même une liés grande fréquence de la lésion de ce centre dans l'aphasie : 50 p. 100 de ses cas personnels. Cela me parait être encore une énorme fréquence, qui n'autorise guère l'assertion de Pierre Marie que c'est là uniquement une coïncidence fortuite sans influence sur la symptomatologie.

Je reconnais, avecDéjeiïne et tous les auteurs classiques, qu'il n'y a pas de cas tout à fait récent1, étudié avec les dernières techniques, de lésion absolument limitée au centre de Broca ayant entraîné de l'aphasie. Peut-être la démonstration de ce siège de la lésion n'est-elle pas absolument claire et définitive. Mais il ) a cependant tous les faits (reconnus très nombreux) de coïncidence de l'aphasie motrice avec la lésion du centre de Broca, faits qui ont entraîné pendant près d'un demi-siècle l'opinion de tous les neurologistes de tous les pays. Car enfin ce n'est pas sur des raisonnements théoriques et a priori qu'a été édifiée cette doctrine. Déjerine cite même (Presse médicale, 18 juillet et 17 novembre 1906) deux faits nouveaux, bien intéressants : un de lui (thèse de Bernheim), l'autre deLadame et von Monakoxv), d'aphasie par lésion bien limitée du pied de la troisième frontale gauche...

3° En tous cas, Pierre Marie ne remplace pas le centre de Broca par un autre et il n'admet dans l'aphasie motrice que la lésion de l'aphasie sensorielle cl la lésion de l'anarlhrie. Or, il y a incontestablement un élément symptomatique de plus. L'aphasique moteur n i diffère pas de l'aphasique sensoriel, uniquement par l'anarthrie. Pierre Marie a lui-môme très bien distingué, comme les classiques, les troubles dysphasiques et les troubles dysarthriques.

J'admets avec Pierre Marie que l'élément psychosensoriel es! plus fréquent qu'on ne le dit classiquement dans l'aphasie motrice; admettons même qu'il soit constant. Pierre Marie pro-

Page 1