Voir chapitre xu
.'{. Voir, dans le travail file plus haut de Pieron, les expériences de Giuseppe Pagano Bur le rôle du noyau caudé (corps strié) dans l'expression des émotions.
Dans le bel ouvrage de Jules Soury on trouve plusieurs cas de paralysie isolée de la mimique avec lésion de la couche optique ou de ses libres etïérentes. Brissaud décrit, entre l'écorce et la couche optique, un faisceau psychique qui conduirait les excitations émotives à la couche optique et serait distinct du faisceau géniculé qui conduit directement l'action corticale pour la mimique volontaire. La distinction de ces deux faisceaux peut se poursuivre bien plus bas, puisque Huguenin a observé un cas de paralysie isolée de la mimique par lésion de la protubérance (sans lésion de la couche optique).
Donc, en somme, pour l'ensemble de l'appareil nerveux de l'émotion et de la mimique il y a trois ordres de centres : 1° des centres supérieurs corticaux dans lesquels la sensation est perçue, devient émotion et desquels part une double excitation efférente; 2° des centres optiques ou plutôt optostriés basilaires, où aboutissent et se coordonnent les excitations propres à l'expression de chaque émotion; 3° des centres inférieurs bulbomédullaires où aboutissent et se coordonnent les excitations pour les manifestations viscérales, circulatoires, respiratoires et digestives.
63. — ACTION RÉCIPROQUE DE i/ÉMOTION ET DE LA MIMIQUE : CEUX QUI PLEURENT PARCE QU'ILS SONT TRISTES ET CEUX QLI SONT TRISTES PARCE QU'ILS PLEURENT1.
Ces trois étages de centres peuvent, deux à deux, s'influencer mutuellement et réciproquement2.
Les centres inférieurs (bulbomédullaires) sont ordinairement influencés et mis en action par les supérieurs. Mais dans certains cas ils peuvent aussi agir sur les supérieurs : ce sont les cas, qui forment la base de la théorie de Lange et James, qu'ils ont eu tort de généraliser, mais qui existent.
La chose est bien plus nette et très intéressante quand on envisage les rapports réciproques des centres corticaux de formation de l'émotion et des centres basilaires d'expression des émotions.
Normalement c'est l'écorce qui commence et allume la couebe optique. Mais l'inverse peut se produire aussi, c'est-à-dire qu'à