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LES CENTRES CORTICAUX SENSITIVOMOTEURS

a. La région périr otondique. Distribution des centres sur Vëcorce.

Tous les centres scnsitivomoteurs de l'écorce sont réunis dans les circonvolutions qui entourent le sillon dcRolando.

1 Cf Or

Zcf\ -cf

sfi-

YZcf

I 3c? J lct Zct Sti

Fig. 20. — Scissures, sillons et circonvolutions de la face externe de l'hémisphère cérébral.

Or, opercule rolaudique; le/", lre circonvolution frontale; 2c/, 2* circonvolution frontale ; 3c/1, 3° circonvolution frontale ; «/«, sillon frontal supérieur; s/», sillon frontal inférieur; TAcf, tête de la 3e circonvolution frontale; P3f/', pied de la 8e circonvo.lution frontale; sS. scissure de Sylvins; \ct, 1"' circonvolution temporale; 2ef, ." circonvolution temporale; 3ct, 3e circonvolution temporale ; S/s, sillon temporal supérieur; S/i, sillon temporal inférieur; lco, 1»« circonvolution occipitale; 2eo, 2' circonvolution occipitale; 3co, 3'' circonvolution occipitale; so», sillon occipital supérieur; sot, sillon occipital inférieur; Pc, lobule du pli courbe; Si, sillon interpariétal; eps, circonvolution pariétale supérieure; çpï, circonvolution pariétale intérieure; su, scissure de Rolando; epa, circonvolution pariétale ascendante; c/'a, circonvolution frontale ascendante.

Sur la figure 29 on voit le sillon de Rolando, limité en avant

par la circonvolution frontale ascendante el en arrière par la

FONCTION SENSITIVOMOTRIGE GENERALE

circonvolution pariétale ascendante. A la partie interne de l'hémisphère (fig. 30) le sillon de Rolando se termine par le lobule paracentral. Voilà les régions qu'occupent les centres sensitivomoteurs : la frontale ascendante, la pariétale ascen-

cQc

s. cm

2 et a

ïcto

Fig. 30. — Scissures, sillons et circonvolutions de la face interne île l'hémisphère cérébral.

\cto, lrc circonvolution temporo-occipitalo ; ïcto, 2° circonvolution temporo-occipitale; stoi, sillon temporo-occipital interne; stoe, sillon temporo-occipital externe ; se, scissure ealcarine; c. ctinéus; spi, scissure perpendiculaire interne; Lq. lobule quadrilatère ou précunéus ; pa. pariétale ascendante ; sR, scissure de Rolando (terminaison); Lp, lobule paracentral ; fa, frontale ascendante; Ce. corps calleux; sp, sillon paracentral; cCc, circonvolution du corps calleux; son, scissure calloso-marginale; fi, partie interne de la lrc circonvolution frontale (frontale interne).

dante et le lobule paracentral; à la partie inférieure du sillon de Rolando est l'opercule rolandique (fig. 29) qui termine en bas cette région sensitivomotrice, comme le lobule paracentral (fig. 30) la termine en haut.

D'une manière générale (comme je l'ai énoncé plus haut, p. 247) les centres du membre inférieur sont réunis dans la partie supérieure de cette région (lobule paracentral et quart supérieur des frontale et pariétale ascendantes), les centres du membre supérieur sont dans la partie moyenne (deux quarts moyens des frontale et pariétale ascendantes) et les centres de

la race, de la langue et du larynx dans la partie tout à fail inférieure opercule rolandique et quart inférieur des frontale et pariétale ascendantes).

En se basant sur l'expérimentation chez les animaux supérieurs cl sur la clinique humaine, on a localisé beaucoup plus. La figure 34 expose ces localisations, d'après Déjerine.

Fig. 31. — Localisations sensitivomotrices sur l'écorce (d'après Déjerine).

b. Distribution périphérique de ces centres.

a. Distribution artkulonwtrice '.

On a cru d'abord qu'il y avait dans Técorce cérébrale divers centres pour les divers nerfs périphériques, c'est-à-dire que dans la région sensitivomotrice corticale on séparerai! un centre pour le nerf crural, un centre pour le nerf sciatique, un centre pour le nerf médian... Il n'en est rien. L'unité motrice périphérique correspondant à l'unité centrale corticale n'est ni le Derf ni le muscle; c'est V articulation. Il y a un centre pour les mouvements du coude, un autre pour les mouvements du poignet, alors que les mouvements dépendent de branches de nerfs divers.

Ceci pouvait déjà être prévu par l'observation physiologique. Normalement, il nous est impossible de contracter volontairement le groupe musculaire qui correspond à un nerf périphérique. Il est au contraire farde, par ordre cortical, de llérhir

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