‹ Introduction théorique et pratique à la science de l'ingénieurChapitre 310 sur 381 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

gueurs qui leur soient proportionnelles, 11 en résulte que l'oü peut soumettre les forces au calcul comme toutes les autres quantités.

Le point (f application d’une force est le point d’un corps sur lequel elle agit directement pour modifier l’état de ce corps.

Le sens d’une force est celui dans lequel elle tend à faire avancer son point d’application.

Les droites représentant les Intensités des forces se mesurent dans le sens des forces, ii partir des points d’application. Les points d’application se désignent ordinairement par les lettres A, B, C, D. .. , et les force's par celles F, P, Q, R, S... que l’on place aux extrémités opposées aux points d’application.

Ainsi dans la figure 822 les forces sont P et Q ; le point A est leur Fig. 322. point d’application commun ; leurs directions

" sont AP et AQ, et leurs intensités relatives sont AP et AQ. Si l’on a adopté une certaine longueur X . pour représenter l’unité de forcé, et que AP

/'A p et AQ aient été prises proportionnelles & cette unité, ces longueurs représentent les valeurs réelles dos forces.

1203. Une force capable de remplacer un système de forces agissant sur un corps, sans changer l’état de ce corps, se nomme la résultante de toutes ces forces. Ces dernières sont appelées les composantes de la force unique capable de les remplacer.

1204. La mécanique est la science des forces et de leurs effets. Ainsi elle a pour but : 1° de trouver quelles doivent être les relations des forces qui sollicitent un corps ou un système de corps, pour que ce corps ou ce système prenne dans l'espace un mouvement déterminé, 2“ réciproquement, étant donné un corps ou un système de corps sollicité par des forces données, de trouver le mouvement que ce corps ou système prendra dans V espace.

120i>. Ce problème général comprend comme cas particulier celui où les forces ne changent rien à l’état du corps ou du système, cas daus lequel on dit que les forces se font équilibre.

1200. Delà vient la division de la mécanique en statique, qu’on définit la science de l’équilibre des forces, et en dynamique ou science du mouvement.

Lorsqu’il s’agit de fluides, la statique prend le nom d'hydroslatique, qui traite de l'équilibre des fluides, et la dynamique, celui d'hydrodynamique, qui est relative à leur mouvement.

1207. Toutes les questions de statique pouvant être résolues comme conséquences des questions analogues de la dynamique, en supposant le mouvement égal à zéro, c’est sous ce point de vue que nous les examinerons; mais disons tout d’abord qu’en statique on ne compare les forces que d’après des grandeurs supposées, sans avoir égard aux effets qu’elles produisent sur les corps, taudis qu’en dynamique on les étudie

SEPTIÈME PARTIE. — MÉCANIQUE

d’après leurs grandeurs réelles, c’est-à-dire d’après les mouvements qu’elles impriment aux corps.

121)0. On peut étudier les mouvements des corps en ayant égard seulement à leur direction et à leur durée, et en faisant abstraction de la matière dont les corps sont formés et des forces qui produisent ou modifient les mouvements. Cette étude forme une partie de la mécanique à laquelle on donne le nom de cinématique. L’examen que nous allons faire tout d'abord de quelques mouvements est de son domaine.

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