FE = PA
Le travail produit par une force quelconque est donc égal au produit du poids du point matériel sollicité (1321) par la hauteur correspondant à la vitesse du mobile, c’est-à-dire qu’il est égal à celui produit par le poids P tombant de la hauteur h, ou qu’il faudrait produire pour élever le poids P à la hauteur h.
1330. Ainsi le travail produit par une force quelconque peut toujours être ramené à un poids élevé à une certaine hauteur.
Aussi a-t-on adopté pour unité de travail , le travail dû au poids de un kilogramme élevé à un mètre de hauteur, et on l’a appelé hilogramm'etre, que l'on représente par l1110* "1 , oulk ■“•, ou plus simplement lk“.
1331. Si le travail nécessaire pour élever un kilogramme à la hauteur de 1“ est 1‘", pour élever un poids quelconque P à la hauteur de un mètre, le travail nécessaire sera P4"; puisque pour élever P1 à un mètre de hauteur il faut P1"*, pour l’élever à la hauteur h il faudra P/i‘“.
D’où il résulte (1348) que la force F étant exprimée en kilogrammes et l’espace parcouru E en mètres, le travail est
T = FEk“.
Dans le cas où la force F serait représentée en unités de 1000 kilogrammes, le produit FE représenterait le travail en unités de 1OO0‘“, que l’on appelle grandes unités dynamiques.
1332. Le produit FE‘“ représente un travail indépendant du temps pendant lequel il a été produit; mais l’on conçoit que pour comparer les puissances dynamiques des forces ou des moteurs quelconques, il faut comparer les travaux produits dans un temps donné; ainsi les forces F et F' produisant respectivement FEl“ et F'£'l“ en une seconde, il en résulte que les puissances dynamiques des deux forces sont entre elles dans le rapport de FE à F'E'.
1333. Afin de pouvoir énoncer la puissance dynamique d’une force , ou comparer les effets dynamiques des différentes forces , sans avoir égard au temps, on a adopté une unité de travail dépendant du temps. Cette unité, que l’on appelle cheval-vapeur, équivaut à 75k“ par seconde;
M01VBMBKT RELATIF.
d'où il résulte que si , pour une seconde, F'E'= 75‘-, la puissance dynamique de la force F' sera de un cheval-vapeur, et , pour le même temps, FE FE
le rapport ==; = indiquera la puissance dynamique de la force F en r £• /D
chevaux-vapeur.
Cette unité est d’un usage continuel pour évaluer la puissance des machines. Ainsi quand on dit qu’une machine est de la puissance dynamique de 10 chevaux, par exemple, ou improprement de la force de 10 chevaux, cela signifie que le travail dynamique produit par la machine en une seconde équivaut à 75 x 10 = 750 kilogramraètres.
Le cheval vivant produit moins de 75l“ par seconde ; ainsi un cheval de force moyenne, attelé à une voiture et allant au pas, produit une traction de 70 kilogrammes avec une vitesse de 0m,90 par seconde; ce qui
fait une puissance dynamique de 63k" par seconde ou ^ de chevalvapeur.
De plus, comme un cheval vivant ne peut travailler que 8 heures sur 2fi, il en résulte que dans un travail continu un cheval-vapeur remplace plus de trois chevaux.
MOUVEMEHT RELATIF.
13154. Le mouvement d’un point considéré par rapport à un autre point quelconque de l’espace, en repos ou en mouvement, est le mouvement relatif du premier par rapport au second (1288).
On n’a guère à étudier dans la pratique que le mouvement d’un point par rapport à son point de départ.
Si le point de départ est fixe, le mouvement relatif devient mouvement absolu; si au contraire le point de départ est en mouvement, on obtient le mouvement relatif tel que nous allons l’étudier.
lô»o. Remarque. Comme, en mécanique, il serait pratiquement impossible de fixer la position à laquelle se trouve un point de l’espace à un instant considéré , en ayant égard aux mouvements de rotation autour de l’axe de terre et de translation autour du soleil, on considérera comme étant en repos tout point qui ne participe qu’à ces mouvements. Du reste , ces mouvements pouvant être considérés comme étant les mêmes pour tous les points que l’on considère simultanément dans la pratique, on peut les négliger dans l’étude qui nous occupe; mais l’on voit que ce qui vient d’être appelé mouvement absolu n’est en réalité qu’un mouvement relatif, de même que le repos n’est qu’un repos relatif.
1336. Relations entre les vitesses relative et absolué d'un point mobile et la vitesse du point de départ.
SEPTIÈME PARTIE. — MtCAMQl'K.
Fig. 335.